
Germaine Richier, née le 16 septembre 1902 à Grans (Bouches-du-Rhône) et morte le 31 juillet 1959 à Montpellier (Hérault), est une sculptrice française.
Elle fait ses études à l’Ecole des beaux-arts de Montpellier (1922-1925) dans l’atelier de Guigues, ancien praticien de Rodin. Germaine Richier vient à Paris en 1925 et devient l’élève d’Antoine Bourdelle jusqu’en 1929, année où elle épousera le sculpteur Otto Banninger. Elle travaille en toute indépendance dans son propre atelier, partant « à la conquête de son métier
total », comprenant déjà la conviction formulée par Rodin et Bourdelle : « La sculpture est l’art de l’intérieur ».

1953, Tauromachie
Sa première exposition personnelle sera organisée en 1934 (Galerie Max Kaganovitch, Paris).
Les premières oeuvres de Germaine Richier obéissent aux règles de la statuaire classique et réaliste. Pendant la guerre, elle vit en Suisse, puis en Provence. A partir de 1940, l’artiste traduit dans son travail son malaise devant la guerre et sa vision tragique d’une société en décomposition. Germaine Richier façonne alors des hommes et des animaux effrayants et pétrifiés, des créatures fantastiques d’une époque que l’on ne peut définir, mais qui n’est autre que l’époque contemporaine au sculpteur.

1956, Tauromachie
Dès l’immédiat après-guerre, Germaine Richier expose dans des galeries, des biennales ou des salons, expositions collectives, expositions personnelles, en France ou à l’étranger (Suisse, Angleterre, Pays-Bas, Italie, Chili, etc.). En 1950, son « Christ crucifié », métaphore de toutes les tourmentes, fait scandale lors de son accrochage dans le choeur de l’église du plateau d’Assy (Haute-Savoie, France).

Elle obtient le premier prix de Sculpture à la Biennale de Sao Paulo en 1951. Dans les années 50, Germaine Richier reprend ses êtres hybrides et joue avec la couleur et la matière. Elle réalise des bronzes et des plâtres polychromes. En parallèle à son activité de sculpteur, Germaine Richier grave, participe à diverses expositions de groupe réservées à ce média, y obtient des prix . En 1958, elle est aux côtés de Laurens, Lipchitz et Zadkine, pour l’exposition « Quatre Sculpteurs » au Palais de la Méditerranée (Nice).
Artiste à la puissance de travail étonnante, artiste d’atelier, Germaine Richier est morte en 1959 à Montpellier. En 2000, une sculpture de Germaine Richier est installée dans le parc de Sculptures du jardin des Tuileries à Paris.

Citations :
« La vie n’appartient pas toujours aux choses sereines ».
« Selon moi, ce qui caractérise une sculpture, c'est la manière dont on renonce à la forme solide et pleine. Les trous, les perforations éclairent la matière qui devient organique et ouverte, ils sont partout présents, et c'est par là que la lumière passe. Une forme ne peut exister sans une absence d'expression. Et l'on ne peut nier l'expression humaine comme faisant partie du drame de notre époque. »
« Toutes mes sculptures, même les plus imaginées, partent toujours de quelque chose de vrai, d'une vérité organique. »