Marie-Claude Pietragalla
Marie-Claude Pietragalla entre, à l'âge de 9 ans, à l'École de Danse de l'Opéra en 1973. En 1979, elle est engagée, à 16 ans, dans le Corps de Ballet de l'Opéra National de Paris. Franchissant une étape chaque année, elle est nommée "quadrille" en 1980, "coryphée" en 1981, et "sujet" en 1982. En 1984, elle remporte avec Wilfried Romoli, le premier prix du Concours International de Paris.
Elle danse déjà de nombreux rôles de soliste : Auréole (Paul Taylor), Slow, Heavy and Blue (Carolyn Carlson), Les Mirages (Serge Lifar), Bhakti III, Le Sacre du Printemps, Boléro (Maurice Béjart), Divertimento n°15 (George Balanchine), The Leaves are fading, Dark Elegies (Antony Tudor), Napoli (Auguste Bournonville), Casse-Noisette (Rudolf Noureev), Les quatre derniers Lieder (Rudi van Dantzig).
Elle est nommée "première danseuse" en 1988. Passant de In the middle, somewhat elevated (William Forsythe) au Martyre de Saint-Sébastien (Robert Wilson), de L'Après-midi d'un Faune (Vaslav Nijinski) à In the Night et Glass Pieces (Jerome Robbins), du Fils Prodigue et Capriccio (George Balanchine) au Pas de Quatre (Perrot / Dollin) ou encore La Pavane du Maure (José Limon), elle est "Esmeralda" dans Notre Dame de Paris, "la jeune fille" du Jeune homme et la Mort qu'elle a tout particulièrement aimé danser avec Nicolas Le Riche, et enfin la "Carmen" de Roland Petit.
En 1989, elle reçoit le prix de l'A.R.O.P. (Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Paris). A l'issue de sa prise de rôle de "Kitri" dans Don Quichotte, le 22 décembre 1990, elle est nommée "Étoile".