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Carolyn Carlson

Carolyn Carlson
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Marie-Claude Pietragalla
danse Carolyn Carlson,
sur une musique de René Aubry

 

Don't look back

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C'est à l'Olympia, salle reine du music-hall et des variétés, salle célèbre des one man show, que Marie-Claude Pietragalla a choisi de présenter seule sur scène et pour la première fois à Paris, Don't look back.


Une occasion pour ce fameux solo de saluer en lettres de néon rouge, son arrivée à Paris et l'ouverture à la danse d'une salle mythique.

 

"Ma vraie découverte du contemporain passe par ma rencontre avec Carolyn Carlson : le travail se confond ici avec l'histoire d'une amitié. Nous nous connaissons bien depuis Don't look back, mais en 1979, alors que j'étais dans le Corps de Ballet, j'étais déjà fascinée par cette étoile et chorégraphe invitée. J'avais seize ans et je la découvrais dans Slow Heavy and Blue. Avec Dominique Petit, Catherine Marcadet et quelques autres, nous suivions ses cours en apprenant une langue nouvelle : sous une sinuosité serpentine capable de transformer son corps en abstraction pure, elle restait totalement femme et introduisait dans la danse une théâtralité, un goût des métamorphoses, des formes et des mouvements inconnus jusqu'à elle. Très vite, nous avons décidé de nous retrouver dans une création. Carolyn imaginait alors un solo dans lequel une femme pourrait voir défiler le film de sa vie, l'expression de ses angoisses, ses phantasmes, ses joies, ses peines... Après avoir dansé Don't look back, j'ai senti que pour la première fois, j'étais vraiment en accord avec quelqu'un qui ne me ressemblait pas profondément : j'avais tant désiré un rôle où je serais multiple, où joueraient la partie masculine et la partie féminine qui sont en chacun de nous. Nous avons travaillé ensemble deux mois, j'avais renoncé à plusieurs projets à l'Opéra pour me consacrer à celui de Carolyn. Enfin est né ce riche solo inspiré par un texte de Pessõa sur l'ambiguïté sexuelle : on a parlé de schizophrénie, j'étais surtout heureuse de danser un solo en perpétuelle évolution, jusqu'à en donner le vertige, heureuse de cette ivresse de liberté qui donne l'illusion d'une pure improvisation, un solo où l'imagination du public déciderait de sa fin. Carolyn, reprenant la leçon de Cunningham, m'a appris que la danse était aussi une façon d'utiliser l'espace, de jouer de la qualité des silences, des temps de suspension et d'arrêt, et comment le mouvement le plus simple peut être le plus chargé d'émotion, et le prix de la plus légère nuance. C'est d'elle aussi que je tiens cette attention minutieuse portée au partenaire, pas seulement en fonction de l'action dansée, mais comme source d'équilibre ou de déséquilibre, de tensions, de continuités, de ruptures. Carolyn a vraiment tourné une page dans ma carrière."

 

Marie-Claude Pietragalla (1999)

 

 source

 

 Carolyn Carlson
 
 
 
 
 

Carolyn Carlson est une danseuse et chorégraphe américaine née le 7 mars 1943 à Oakland en Californie, de parents d'origine finlandaise.
Après des études de danse classique à l'université de l'Utah et au San Francisco Ballet, Carolyn Carlson est danseuse pendent sept ans du Alwin Nikolais Dance Theatre (jusqu'à 1971) et collabore dès 1974 avec le Ballet de l'Opéra de Paris en tant que chorégraphe-étoile ainsi que dans la fonction de responsable du Groupe de Recherches Théâtrales de l'Opéra de Paris (GRTOP). Elle continuera sa remarquable carrière avec les plus grands noms de la danse dans les lieux les plus prestigieux, dont La Fenice de Venise.
 
De 1991 à 1992 elle réside en Finlande où elle crée notamment le ballet Maa (Terre en Finlandais) sur une musique de Kaija Saariaho. Elle dirige ensuite le Ballet Cullberg de Stockholm pendant deux ans durant la période 1992-1994.
 
En 1999, la compagnie Carolyn Carlson s’installe à la Cartoucherie de Vincennes. La chorégraphe y crée un centre de cours de haut niveau de danse contemporaine pour les professionnels, dirigés par des chorégraphes les plus renommés de la scène mondiale. Elle est nommée également directrice artistique de la section danse de la biennale de Venise. En 2000, elle reprend Signes (œuvre créée en 1997 pour Marie-Claude Pietragalla et Kader Belarbi) à l’Opéra-Bastille. Elle est aujourd'hui directrice artistique du Centre chorégraphique national de Roubaix.
 
L'intérêt de Carolyn Carlson pour l'improvisation l'amène naturellement à travailler avec des musiciens de Jazz, et en particulier une longue collaboration avec John Surman, mais on peut aussi citer Joachim Kühn, ou Michel Portal. La musique contemporaine est aussi très présente dans l'œuvre de Carolyn Carlson, avec des collaborations avec des compositeurs majeurs comme Pierre Henry, Kaija Saariaho, Gavin Bryars ou Philip Glass.
 
Outre un répertoire riche de plus de 70 chorégraphies, Carolyn Carlson est également l'auteur de poèmes et de dessins.
 
 
 
 
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T
Hypnotisante...et la musique !!!
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M
Musique de René Aubry, ravi que tu aimes Tamara, c'est un des plus beaux spectacles auquel j'ai assisté !!!
F
Merci pour ce chouette extrait et cette histoire, qui donne vraiment envie.<br /> A bientôt
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M
ravi que ça te plaise et à bientôt
S
j'adore cette oeuvre, Pietra que j'ai vu plus d'une fois sur scène, ( les premières fois  quand elle n'était encore que sujet, et jusqu'à sakkountala) et Carlson que je vois régulièrement depuis 1975 et que j'ai toujours adoré!<br /> elle est végétarienne, tiens!<br /> en cette période où tout le monde s'empiffre de malheureux volaillons emasculés ou de dindes atteintes d'hypertrophie du foie...<br /> ça fait du bien de le rappeler!<br />  
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M
J'ai eu la chance de voir ce spectacle à Chateauvallon, et au premier rang. "Inoubliable"<br /> le lien vers ton blog ne marche pas, shana.
M
Un grand bonjour en passant (une fois n'est pas coutume je suis encore débordée); Une grande dame cette Carolyn ...il y a bien longtemps que je ne m'interesse plus à la danse mais elle...c'est autre chose...Bises Minos 
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M
à bientôt Manue, merci de ton passage !