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La Charrette et le Fouet

La Charrette et le Fouet
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Lucerne le 13 mai 1882

Nietzsche, Paul Rée et Lou préparent leur projet de communauté de travail.
 

Pour célébrer et immortaliser le triangle « amoureux », Nietzsche exige une photo à trois, le jour même, et ils se rendent chez Jules Bonnet, un des photographes les plus réputés de Suisse.

 

L'homme dispose dans son studio d'une charrette pour les nombreuses photos champêtres qu'il doit souvent réaliser. Il y attelle alors des chiens ou des ânes. « Nous serons les ânes », pense

 

Nietzsche en demandant à Lou de se jucher sur la charrette et de devenir la maîtresse de l'équipage. Mais il manque encore un signe visible de l'autorité de la jeune femme sur leurs coeurs, et il fabrique à la hâte, avec un bâton et une ficelle, un fouet qu'il agrémente, printemps oblige, d'une branche de lilas.

 

Sur la photo, Nietzsche va détourner son regard du photographe et lorgner intensément vers un avenir imaginaire.

 

Rée aura un sourire tranquille, tandis que Lou, fouet levé, va octroyer un regard mutin et complice à l'objectif.

 

 

 

 

Clic-clac, en une seconde, la photo qui va devenir célèbre est fixée à jamais dans la camera obscura.
Lou et Rée en auront honte, Malwida en sera choquée, Nietzsche, qui ne l'oubliera pas, aura cette phrase, dans Zarathoustra, lorsque la solitude sera redevenue sa maîtresse :

 

« Vous allez voir les femmes ? N'oubliez pas le fouet ! »

 

(texte de Yves Simon)

 

La Charrette et le Fouet
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Une autre photo moins connue mettant en scène un autre trio, toujours avec Lou .

 

Prise à Pontresina vers 1885, elle représente " Lou salome en train d'embobiner ses admirateurs, Max Heinemann et Paul Rée "

 

 

 

 

 

La Charrette et le Fouet

 

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