Deux films ont retenu mon attention, proposant deux périodes de la vie de Sade, l'un pendant la terreur, l'autre sous Napoléon. Dans les deux cas le Marquis y apparait comme l'indésirable que rien ne peut contenir ni réduire, continuant d'exprimer son insoumission par le biais du théâtre.
" Sade " de Benoit Jacquot
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1794. C'est la Terreur et le Marquis de Sade est emprisonné à Picpus. Le pouvoir puritain de Robespierre, qui instaure le culte de l'Etre suprême, ne peut voir qu'un ennemi dans ce seigneur devenu agitateur, libertin et athée, "homme très immoral", "indigne de la société" et auteur de la scandaleuse Justine. Sade a cinquante ans. Il a connu tant de Bastille et de Saint-Lazare que la clinique de Picpus où on l'enferme lui apparaît comme un paradis terrestre : "une société choisie, d'aimables femmes"... Picpus est une fausse maison de santé où les aristocrates et les affairistes qui le peuvent encore, sauvent leur tête en vidant leurs poches.
A qui Sade, désargenté, doit-il cette faveur ? A sa maîtresse, Marie-Constance Quesnet - il l'appelle Sensible - qui préserve la vie de son terrible amant en offrant ses charmes au conventionnel Fournier, proche de Robespierre. Dans les couloirs et les jardins de Picpus, où survivent, comme hors du monde réel, des grâces d'Ancien Régime, Sade trouve toute une société, tout un monde dont il va faire les acteurs de son théâtre. Sade metteur en scène, grand ordonnateur, revient en piste. Avec cette santé subversive, ces poussées de provocation rusée et cet humour qui ne l'ont pas quitté. Mais peut-être l'âge et une certaine fatigue l'ont-ils humanisé.
Et cette très jeune fille, Emilie de Lancris, cette proie rêvée, comment l'éduquer, en "instituteur immoral", sans tout à fait la détruire ? Cependant, la guillotine se rapproche et bientôt Sensible ne pourra plus rien pour Sade.
" Quills " de Philip Kaufman
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Au début des années 1800, l'asile de Charenton compte parmi ses hôtes un "monstre" couvert d'opprobre : Donatien Alphonse François de Sade. Après avoir purgé de longues peines de prison et avoir échappé de justesse aux guillotines de la Terreur, le père de Justine a eu l'infortune de déplaire à Napoléon, qui l'a fait enfermer là, au milieu des déments, dans l'espoir de réduire au silence l'incorrigible athée, le fornicateur dissolu, l'aristocrate anarchiste et libertin, l'écrivain le plus haï de France, dont les romans, avidement lus en cachette, déchaînement toutes les passions.
Emmuré mais invaincu, Sade continue de bâtir des châteaux imaginaires, d'inventer de nouvelles "horreurs" baroques, ludiques et provocantes, de se donner des raisons supplémentaires de vomir le pouvoir, Dieu, sa famille et son ex-femme. Avec la complicité moqueuse de l'accorte lingère Madeleine Leclerc, le Marquis s'adonne fébrilement à l'écriture, entouré de livres et de figurines érotiques qui lui rappellent son passé.
Il se livre aussi dans sa cellule à des joutes théologiques serrées avec le directeur de l'établissement, l'Abbé Coulmier, qu'il rêve de dévoyer et d'initier aux plaisirs de la chair. Le jeune et bel Abbé, dont Madeleine est éprise, a instauré à Charenton un traitement plus humain des malades mentaux, misant sur les vertus thérapeutiques du théâtre. Fasciné depuis toujours par la scène, le Marquis dirige fréquemment les spectacles de l'hôpital, dont le déroulement, imprévisible, prend parfois des allures de "happening" avant la lettre.
Mais l'arrivée à Charenton de l'austère Dr. Royer-Collard rompt brutalement la relative quiétude de la vie de Sade. Décidé à remettre de l'ordre dans l'établissement, vexé d'avoir été ridiculisé par le Marquis et ses acteurs, et furieux de voir sa jeune épouse Simone, l'abandonner, Royer-Collard devient l'ennemi juré de Sade. La répression s'abat alors sur Charenton, levant un vent de folie qui emportera successivement Madeleine Coulmier et le Marquis de Sade…
"Marquis" de Henri Xhonneux
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C'est avec Henri Xhonneux que Topor entreprend une adaptation de la vie du marquis de Sade en 1988, et présenté au public l'année suivante, au moment de la célébration du bicentenaire de la Révolution Française. L'œuvre, uniquement interprétée par des acteurs en masques représentant des animaux " Marquis " déconcerta et la critique... et les spectateurs. Le temps aidant, Marquis est aujourd'hui devenu un film culte.
"Marat / Sade" de Peter Brook
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Au cœur du théâtre de la cruauté. Il s’agit là d’une pièce mise en scène par Peter Brook avec la Royal Shakespeare Company, d’abord pour les planches, puis, pour l’écran. Du théâtre dans le théâtre puisque cette pièce de Peter Weiss revient sur les dernières années de Sade lorsque, pensionnaire de l’asile de Charenton, le divin marquis écrivait et mettait en scène des pièces jouées par les autres aliénés. Une approche du théâtre comme cure qui acquit rapidement un public ; Charenton devenant une sorte de nef des fous hype où la bonne société venait frissonner aux représentations de la déraison. La pièce de Weiss imagine une de ces représentations, prétexte au brûlot politique et philosophique : La persécution et l’assassinat de Jean-Paul Marat joués par les internés de l’asile de Charenton sous la direction du Marquis de Sade. Bienvenue dans l’asile à la mode de ce début 19e. Ça bave, ça hurle, ça remue, attachez vos camisoles, c’est parti. Marat est un paranoïaque, Charlotte Corday une dépressive, et Duperret, le député girondin, un obsédé sexuel ; le tout exalté par le Marquis. Voici la Révolution Française racontée par des fous. Une révolution à la fois réclamée et contestée puisque jouée par les aliénés de la société et vue par Sade, prisonnier de tous les régimes, pour qui la société est aliénation. C’est baignée, encerclée par cette aliénation que se joue la confrontation entre Marat et Sade, l’affrontement de deux courants de la cruauté : la terreur politique de Marat pour instaurer un ordre social nouveau, et la violence asociale et individuelle de Sade. Une dichotomie qui pose également la question de la représentation et pousse l’idée de catharsis dans ses derniers retranchements. Un film paroxystique de bout en bout dont on ne sait dire s’il aboutit au happening total ou au chaos révolutionnaire, terreau d’une cruauté dévergondée. Une expérience absolument nécessaire pour pénétrer le théâtre de la cruauté, tel qu’Antonin Artaud l’envisageait, « l’exercice d’un acte dangereux et terrible où d’ailleurs aussi bien l’idée de théâtre et de spectacle s’élimine que celle de toute science, de toute religion et de tout art », « un creuset de décantation, un brasier destructeur ».
Hurlements en faveur de Sade (Guy Debord)
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Hurlements en faveur de Sade est le premier film (1952) de Guy Debord. Il dure 64 mn. Il est composé de séquences d'écran blanc, durant lesquelles sont énoncées par quelques voix off des phrases provenant du Code civil ou de romans d'autres auteurs, dont la signification n'est immédiate que pour elles-mêmes, alternant avec des séquences à écran noir silencieuses. La durée totale des périodes blanches n’excède pas une vingtaine de minute qui sont réparties par courts fragments dans 40 minutes de silence. La dernière séquence, qui est noire, est longue de 24 minutes. La première apparition de l’écran blanc est accompagnée d’une improvisation lettriste de Gil J. Wolman, en solo. Le film ne comporte aucun accompagnement ou bruitage, les deux premières répliques constituant seules le générique.
Ce film poursuivant le travail de Gil J. Wolman (l'Anticoncept) qui l'a précédé de quelques mois dans le processus de destruction des conventions, ici, cinématographiques, jugé excessif par certains lettristes, a été le point de départ de la séparation de Guy Debord d'avec cette branche modérée du lettrisme.
(source wikipedia)
SALO' ou les 120 journées de Sodome - Pier Paolo Pasolini.
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SADE - PASOLINI
PAR ROLAND BARTHES
Salô ne plaît pas aux fascistes. D'un autre côté, Sade étant devenu pour certains d'entre nous une sorte de patrimoine précieux, grands cris : « Sade n'a rien à voir avec le fascisme ! Enfin, le reste, ni fasciste, ni sadien, a pour doctrine immuable et commode de trouver Sade « ennuyeux ».
Le film de Pasolini ne peut donc recueillir l'adhésion de personne. Cependant, de toute évidence, ça touche quelque part. Où ?
Ce qui touche, ce qui a de l'effet dans Salô, c'est la lettre. Pasolini a filmé ses scènes à la lettre, comme elles avaient été décrites (je ne dis pas : « écrites » ) par Sade ; ces scènes ont donc la beauté triste, glacée, exacte, de grandes planches encyclopédiques. Faire manger de l'excrément ? Enucléer un oeil ? Mettre des aiguilles dans un mets ? Vous voyez tout : l'assiette, l'étron, le barbouillage, le paquet d'aiguilles (acheté à l'Upim de Salà), le grain de la polenta ; comme on dit, rien ne vous est épargné (devise même de la lettre). A ce point de rigueur, ce n'est finalement pas le monde peint par Pasolini qui est dénudé, c'est notre regard : notre regard mis à nu, tel est l'effet de la lettre.
Dans le film de Pasolini (ceci, je crois, lui appartenait en propre) il n'y a aucun symbolisme : d'un côté une grossière analogie (le fascisme, le sadisme), de l'autre la lettre, minutieuse, insistante, étalée, léchée comme une peinture de primitif ; l'allégorie et la lettre, mais jamais le symbole, la métaphore, l'interprétation (même langage, mais gracieux, dans Théorème).
Cependant, la lettre a un effet curieux, inattendu. On pourrait croire que la lettre, ça sert bien la vérité, la réalité. Pas du tout : la lettre déforme les objets de conscience sur lesquels nous sommes tenus de prendre position. En restant fidèle à la lettre des scènes sadiennes, Pasolini en vient donc à déformer l'objet-Sade et l'objet-fascisme : c'est donc à bon droit que les sadiens et les politiques s'indignent ou réprouvent.
Les sadiens (les lecteurs enchantés du texte de Sade) ne reconnaîtront jamais Sade dans le film de Pasolini. La raison en est générale : Sade n'est d'aucune façon figurable. De même qu'il n'y a aucun portrait de Sade (sauf fictif), de même aucune image n'est possible de l'univers sadien : celui-ci, par une décision impérieuse de l'écrivain-Sade, est tout entier remis au seul pouvoir de l'écriture. Et s'il en est ainsi, c'est sans doute qu'il y a un accord privilégié entre l'écriture et le fantasme : tous les deux sont troués ; le fantasme n'est pas le rêve, il ne suit pas le lié, même biscornu, d'une histoire ; et l'écriture n'est pas la peinture, elle ne suit pas le plein de l'objet : le fantasme ne peut que s'écrire, non se décrire. C'est pourquoi Sade ne passera jamais au cinéma, et, d'un point de vue sadien (du point de vue du texte sadien) Pasolini ne pouvait que se tromper - ce qu'il a fait avec entêtement (suivre la lettre, c'est s'entêter).
Du point de vue politique, Pasolini s'est trompé aussi. Le fascisme est un danger trop grave et trop insidieux pour qu'on le traite par simple analogie, les maîtres fascistes venant « tout simplement » prendre la place des libertins. Le fascisme est un objet contraignant : il nous oblige à le penser exactement, analytiquement, politiquement ; la seule chose que l'art puisse en faire, s'il y touche, c'est de le rendre crédible, de démontrer comment il vient, non de montrer à quoi il ressemble ; bref, je ne vois pas d'autre moyen que de le traiter à la Brecht. Ou encore : c'est une responsabilité de le présenter, ce fascisme, comme une perversion ; qui ne dira avec soulagement, devant les libertins de Salô : « Moi, je ne suis pas comme eux, je ne suis pas fasciste, puisque je n'aime pas la merde !
En somme, Pasolini a fait deux fois ce qu'il ne fallait pas faire. Du point de vue de la valeur, son film perd sur les deux tableaux : car tout ce qui irréalise le fascisme est mauvais ; et tout ce qui réalise Sade est mauvais.
Et pourtant, si tout de même... ? Si tout de même, au plan des affects, il y avait du Sade dans le fascisme (chose banale), et, bien plus, s'il y avait du fascisme dans Sade ? Du fascisme ne veut pas dire : le fascisme. Il y a le « système-fascisme » et il y a la « substance-fascisme ». Autant le système requiert une analyse exacte, une discrimination raisonnée, qui doit interdire de traiter en fascisme n'importe quelle oppression, autant la substance peut circuler partout ; car elle n'est au fond que l'un des modes dont la « raison » politique vient colorer la pulsion de mort, qu'on ne peut jamais voir, au dire de Freud, si elle n'est teintée de quelque fantasmagorie.
C'est cette substance que Salô réveille, à partir d'une analogie politique, qui n'a ici qu'un effet de signature.
Raté comme figuration (ou de Sade ou du système fasciste), le film de Pasolini vaut comme reconnaissance obscure, en chacun de nous mal maîtrisée, mais à coup sûr gênante : elle gêne tout le monde, car, en raison de la naïveté propre à Pasolini, elle empêche quiconque de se dédouaner. C'est pourquoi je me demande si, au terme d'une longue chaîne d'erreurs, le Salô de Pasolini n'est pas en fin de compte un objet proprement sadien ; absolument irrécupérable : personne en effet, semblet-il, ne peut le récupérer.
(Paru dans « Le Monde » le 15 juin 1976)
Le Divin Marquis de Sade de Cy Endfield (1969)
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Le Divin Marquis de Sade est un film américano-allemand réalisé par Cy Endfield, sorti en 1969.
Avec : Keir Dullea, Senta Berger, Lilli Palmer, Anna Massey, Sonja Ziemann, Christiane Krüger, Uta Levka, Barbara Stanek, Susanne von Almassy, Friedrich Schoenfelder, Herbert Weissbach, Heinz Spitzner, Tilly Lauenstein, Ortrud Gross, John Huston
Scénario : Richard Matheson
Au XVIIIe siècle, la vie tumultueuse et inspirée du marquis de Sade (1740-1814) de son mariage à son internement à l’asile, entrecoupé par ses orgies, ses relations de répulsion-fascination avec sa belle-mère et son épouse, son amour illégitime pour sa belle-sœur, ses séjours réguliers en prison. Slogan publicitaire de l’affiche américaine : « Il faisait du mal un art, du vice une vertu… et de la douleur un plaisir ! »
Justine de Sade de Jess Franco (1969)
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Avec: Klaus Kinski, Romina Power, Maria Rohm, Rosemary Dexter, Carmen de Lirio
A la mort de leurs parents, Justine et Juliette se voient livrées à elles-mêmes. Sans argent, Juliette décide bien vite de vendre son corps tandis que Justine découvre avec peine la sauvagerie du monde extérieur. Un long chemin de perversion l'attend alors...
Jess Franco nous a toujours habitué à mettre en scène des histoires pseudo-érotiques à deux sous où règne une perversion plutôt minime. Avec des œuvres aussi variées qu’Ilsa, ultimes perversions, Les avaleuses, Sadomania ou Une vierge chez les morts-vivants, le réalisateur espagnol a exploré le domaine de fond en comble.
Aussi, ce n’est pas vraiment une surprise de retrouver Franco aux manettes d’une adaptation d’un roman du Marquis de Sade : « Justine ou les malheurs de la vertu ». Pour cette première adaptation (d’autres suivront, comme Eugénie ou Eugénie, histoire d’une perversion), le cinéaste s’entoura de l’une de ses égéries, en la personne de Maria Rohm, et de Klaus Kinski, star reconnue dans le monde du cinéma de genre.
Tout ce petit monde encore aidé par le tout grand Jack Palance pouvait donc donner lieu à une agréable adaptation bien dérangeante comme il faut. Hélas, c’est bien mal connaître Franco : le bonhomme, habitué à jouer avec la censure, édulcore toujours un peu (trop) ses œuvres afin que celles-ci soient tout de même distribuées.
Pourtant, tout commence plutôt bien avec la vision du Marquis de Sade en train d’écrire, en prison, les aventures de Justine, jeune fille perdue dans un monde fait de perversion. Le marquis, interprété à merveille par Klaus Kinski, donne véritablement une impression de folie au début du film.
Cette entame prometteuse est encore soutenue par une bande originale torturée juste ce qu’il faut pour faire ressortir toute la puissance d’un décor gothique plutôt bien réussi. Les visions de femmes nues et attachées avec du sang coulant sur leur poitrine a quelque chose d’excessivement dérangeant qui promet vraiment beaucoup.
Hélas, dès les séquences suivantes, on ne peut que déchanter : la présentation de ce décor d’époque et de la prude Justine tourne au grandguignolesque à cause d’une mise en scène calamiteuse et d’acteurs amateurs particulièrement mauvais.
Un humour de très mauvais goût vient encore saupoudrer l’abject ensemble, à tel point qu’on a l’impression de se retrouver face à un Fernandel totalement raté. A la différence qu’ici, Franco nous assomme par des dialogues d’une lourdeur incroyable qui plombent totalement le propos.
Même les aventures perverses de Juliette (Maria Rohm) en pâtissent et le peu que Franco veut bien nous montrer du physique attrayant de l’actrice est directement gâché par les défauts scéniques de l’ensemble.
Le fond musical se transforme alors en une sorte de bande originale de L’aile ou la cuisse, appuyée par la démarche farfelue des protagonistes. Il faut dire que les pauvres acteurs n’ont pas dû bénéficier de beaucoup de conseils tant ils paraissent perdus au milieu des costumes et décors d’époque.
Ces derniers sont quant à eux passables et l’on reconnaît bien la patte de Franco qui prend souvent plus garde à la forme qu’au fond, mais ce n’est hélas pas encore assez que pour trouver un seul aspect vraiment positif à ce Justine de Sade…
De montages incompréhensibles en séquences d’une longueur infernale en passant par une mise en scène de plus en plus chaotique, on sent que Franco va tout droit dans le mur jusqu’à un final où… effectivement, il se chope le mur !
Bref, Justine de Sade est un des films les plus limités de la filmographie de Franco, ce qui n’est pas peu dire ! En essayant de livrer une œuvre rafraîchissante, le réalisateur espagnol s’est lamentablement planté… Ce film rejoint les daubes du même genre : à la poubelle ! Le pauvre Marquis doit se retourner dans sa tombe...
Source
Eugenie de Sade de Jess Franco (1974)
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Avec: André Montchall, Greta Schmid, Paul Muller, Soledad Miranda (susan Korday), Alice Arno, Jess Franco, Karl Heinz Mannchen, Manuel Merino. Marius Lesoeur.
Synopsis : La belle Eugénie entretient une relation incestueuse avec son beau-père, un célèbre écrivain spécialisé dans l'érotisme. Celui-ci initie la jeune fille aux plaisirs de la chair et du meurtre.
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