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La chute (2)

La chute (2)
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La Chute d'Albert Camus

 


Version théâtrale

par la compagnie du théâtre s'Amourailles.



 
Présenté sur Dailymotion par Hugo Horiot:



 

L'adaptation théatrale est de Catherine CAMUS et François CHAUMETTE
 
La mise en scène est signée Christophe Chaumette.
 
Interprêtation : Robert Angebaud.
 
Sur cet extrait, Robert ANGEBAUD interprète à merveille le personnage de Jean-Baptiste Clamence dans sa profession de "juge-pénitent" qu'il exerce à Amsterdam au "Mexico-City", un bar où il attend le voyageur perdu dans la brume du Zuyderzee pour lui asséner sa curieuse "confession" jusqu'au moment où nous tous comprenons que c'est en réalité un miroir que Clamence nous tend:
 
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"Je m'accuse, en long et en large... je fabrique un portrait qui est celui de tous et de personne... Quand le portrait est terminé, comme ce soir, je le montre, plein de désolation « Voilà, hélas ! ce que je suis. » Le réquisitoire est achevé.
Mais, du même coup, le portrait que je tends à mes contemporains devient un miroir."
 

 

Grâce à ce miroir, Clamence a enfin trouvé le moyen de se soustraire au jugement des hommes:
 
"Dès lors, puisque nous sommes tous juges, nous sommes tous coupables les uns devant les autres, tous christs à notre vilaine manière, un à un crucifiés, et toujours sans savoir. Nous le serions du moins, si moi, Clamence, n'avais trouvé l'issue, la seule solution, la vérité enfin...
Non, je m'arrête, cher ami, ne craignez rien ! Je vais d'ailleurs vous quitter, nous voici à ma porte. Dans la solitude, la fatigue aidant, que voulez-vous, on se prend volontiers pour un prophète. Après tout, c'est bien là ce que je suis, réfugié dans un désert de pierres, de brumes et d'eaux pourries, prophète vide pour temps médiocres, Elie sans messie, bourré de fièvre et d'alcool, le dos collé à cette porte moisie, le doigt levé vers un ciel bas, couvrant d'imprécations des hommes sans loi qui ne peuvent supporter aucun jugement. Car ils ne peuvent le supporter, très cher, et c'est toute la question. Celui qui adhère à une loi ne craint pas le jugement qui le replace dans un ordre auquel il croit. Mais le plus haut des tourments humains est d'être jugé sans loi. Nous sommes pourtant dans ce tourment. Privés de leur frein naturel, les juges, déchaînés au hasard, mettent les bouchées doubles. Alors, n'est-ce pas, il faut bien essayer d'aller plus vite qu'eux ? Et c'est le grand branle-bas. Les prophètes et les guérisseurs se multiplient, ils se dépêchent pour arriver avec une bonne loi, ou une organisation impeccable, avant que la terre ne soit déserte. Heureusement, je suis arrivé, moi ! Je suis la fin et le commencement, j'annonce la loi. Bref, je suis juge-pénitent."
 

 


 
 

 

 

 

  


  

Liens vers la video de Hugo Horiot sur Dailymotion:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à toute l’équipe artistique du Théâtre s'Amourailles pour cette belle initiative qui je l'espère aboutira à la création d'un Dvd.


 
 


 

 

 
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T
Si Nietzsche est "le plus célèbre assassin de dieu", nous le sommes dans une "certaine mesure", tous autant que nous sommes, qu'on le sache ou pas, qu'on y consente ou pas.Exister c'est assassiner dieu par soi, en soi : "Chaque homme commence l'histoire,et la finit"L'homme : cet assassin assassiné. suicide pédagogique Amen
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T
"Il est grand temps de cesser d'accuser paresseusement "le milieu" de nous avoir dévorés. Admettons qu'il soit exact qu'il dévore en nous bien des choses, il ne dévore pas tout, et souvent un filou rusé et comprenant les choses se sert adroitement de cette influence du milieu pour couvrir et justifier non point seulement sa faiblesse, mais souvent aussi une authentique vilenie, surtout s'il sait joliment parler ou écrire."Je rêvais te publier cet extrait de Dostoïevski en vacance à la maison des morts. C'est dit, c'est fait, parfait !
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T
Dans la tête du "parachutiste" régnait le chaos, il professait une morale grottesque et ridicule, au-dessus de la lutte des classes. - Quand s'exerce la violence, expliquait Ikonnikov, le malheur règne et le sang coule. J'ai assisté aux grandes souffrances de la paysannerie et pourtant le but de la collectivisation était le bien. Je ne crois pas au bien,  je crois à la bonté. - A vous suivre, nous devrions être horrifiés quand, au nom du bien, on prendra haut et court Hitler et Himmler. Moi, je ne le serai pas, répondit Mostovskoï. - Interrogez Hitler, dit Ikonnikov, et il vous expliquera que les camps, eux aussi, ont le bien pour but. Mostovskoï avait l'impression que durant ses discussions avec Ikonnikov, ses raisonnements logiques avaient la même efficacité que des coups de couteau que l'on porterait vainement à une méduse. - Le monde n'a pas dépassé la vérité qu'a formulée un chrétien de Syrie vivant au VIe siècle : " Condamne le péché et pardonne au pécheur ", répéta Ikonnikov. _________________ <br /> Ils ne sont pas coupables. Des forces de plomb, obscures, les poussaient, des millions de tonnes pesaient sur eux. Il n'y a pas d'innocents parmi les vivants. Tous sont coupables, toi le prévenu, toi le procureur, et moi qui pense au prévenu, au procureur et au juge. Mais pourquoi avons-nous si mal et si honte de notre abjection ? Vassili Grossman Tout passe...
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L
ben vi .... ecce homo, très cher
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