Publicité

Les premiers biographes de Nietzsche

Les premiers biographes de Nietzsche
Publicité

Un des premiers auteurs à s'interesser à la philosophie de Nietzsche fut l'écrivain et critique littéraire danois Georg Brandes (Copenhague, 1842 - Copenhague, 1927).

 

 

Il donna en 1888 des conférences sur la philosophie de Friedrich Nietzsche qui contribuèrent à le faire connaître.


Il adhèra au "radicalisme aristocratique" et reçu cette "Première lettre de Nietzsche à Brandes", le 2 Décembre 1887 :

 


" L'expression "radicalisme aristocratique" que vous utilisez est très bonne. C'est, si vous le permettez, la plus intelligente que j ai lue jusqu'à présent à mon sujet."
F.Nietzsche

 

 

Il s'ensuivit une correspondance qui fut à l'origine des conférences qui constituent le premier aperçu critique de la philosophie de Nietzsche.

 



"Les lecteurs avertis n'étudieront généralement pas Nietzsche avec l'intention d'adopter ses idées, et encore moins d'en faire la promotion ; il est même peu important pour eux qu'un nombre plus ou moins grand de phrases puisse être considéré comme à rejeter. Ils éprouvent la satisfaction d'avoir rencontré une personnalité originale, puissante. (...) Nous ne le nions pas, mais nous ne pouvons pas séparer l'artiste du penseur et nous nous délectons des deux, et spécialement lorsque l'artiste rumine et que le penseur rêve. Nous ne sommes assurément pas des enfants qui cherchent des conseils mais des sceptiques qui cherchent des hommes, et nous nous réjouissons lorsque nous en avons trouvé un - la chose la plus rare qui soit."
Georg Brandes

 

 

Publicité

La dernière lettre de Nietzsche à Brandes, Billet dit "de la folie" date du 4 janvier 1889:


" À l'ami Georg
Après m'avoir découvert, ce n'était pas un exploit de me trouver. la difficulté est maintenant de me perdre..."
Le Crucifié

 

Les premiers biographes de Nietzsche

Un autre écrivain contemporain de Nietzsche aborda l'oeuvre du philosophe de son vivant: Ola Hansson (originaire de Scanie, une province suédoise).

 

Il fut le premier avec Georg Brandes à révéler Nietzsche en allemagne et en Scandinavie.


Il est l'auteur d'un essai qui date de 1890, dans lequel il esquisse la vie et l’œuvre du penseur allemand de manière plus hagiographique que critique mais qui témoigne de la poésie qui ressort à la lecture de ce philosophe-artiste qu'était le penseur de l'éternel retour:

 

  
"Il n'est rien que l'oeuvre de Nietzsche rappelle tant lac la mer, la vaste mer.
La mer, cette perspective illimitée, symbole de l'infini ; ce qui pour l'oeil et la pensée n'a pas de frontière.
La mer, c'est le changement perpétuel, l'immortel Protée qui à chaque instant change d'apparence et qui ne s'est encore jamais abandonné à la raison.
La mer, c'est l'impénétrable, l'attirance mystique ; Daphné, que l'homme depuis l'éternité a poursuivie, et qui à plusieurs reprises s'est laissée piéger pour duper l'amant qui se croyait heureux, et pour utiliser son pouvoir magique sur d'autres.
La mer, c'est la majesté dans sa beauté grandiose les soirs de clair de lune, les jours de tempête et les matins rougeoyants, le plus grand de tous les prédateurs de la terre, un prédateur digne d'un conte fantastique, qui rugit de sa gueule écumante avec un écho qui roule autour du monde, un serpent énorme qui se faufile entre les continents, scintillant au soleil de sa peau humide et luisante.
La mer, la grande solitaire, l'ermite dans le silence du désert, aux monologues longs comme des siècles.
La mer, c'est ce qu'il y a depuis la nuit des temps, l'embryon originel de tout être, l'utérus fécond de la mère Nature.
La mer, cet animal sauvage et vorace qui dévore la vie autant qu'il lui donne naissance, distraitement, indifféremment, insouciamment ; le long de ses flots ondoyants s'enchevêtrent la vie et la mort, la beauté et les sécrétions.
La mer, le plus orgueilleux de tous les seigneurs, pour qui tout n'est qu'insignifiance, et qui joue avec les hommes comme l'enfant géant du conte fantastique.
La mer, finalement, c'est la santé éternelle, le meilleur sel et le meilleur levain de toutes les générations, le bain de jouvence de l'humanité.
La mer est tout cela.
C'est pourquoi il n'est rien que l'oeuvre de Nietzsche rappelle tant que la mer, la vaste mer."

 Ola Hansson

 

Publicité

 

Les premiers biographes de Nietzsche

Nietzsche pensait ne pouvoir être lu et compris qu'à l'aube du troisième millénaire.
 

Ces deux auteurs semblent faire exception à la régle.

 

"Ce que nous faisons n'est jamais compris, mais toujours seulement loué ou blâmé."
Nietzsche, Le Gai Savoir.

 

Les premiers biographes de Nietzsche
Les premiers biographes de Nietzsche
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
TOI N'IMPORTE QUIToi l'assoiffétoi l'obsédétoi n'importe quidans quel brouillardte perds-tuoù pourrons-nouste retrouverte reconnaîtreLes gens d'icine parlent plus de toinous ne pouvons même pluscompter sur toiet pourtanttu étais un jour de plusparmi nousTu es partiton visage sous le braset c'est comme si tu avais emportéle ciel avec toi (poème de Luc Perrrier)... ou la mer ! :)Je trouve n'importe quoi pour vous saluer, m'sieu. Un poème au hasard qui sonne bien à mon petit coeur. De la part de n'importe de qui.
Répondre