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Evelyn Glennie

Evelyn Glennie
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Evelyn Glennie

 

On peut être sourd et musicien, la musique passe par le corps aussi, c'est la leçon que nous donne Evelyn Glennie.


Définitivement sourde depuis l'âge de 12 ans, cette percussionniste virtuose a gagné les prix les plus prestigieux et joué dans les plus grandes capitales, sans pourtant jamais écouter de musique.

Sa surdité date de longtemps, mais sa musique depuis plus longtemps encore.

Née en Ecosse, Evelyn a 8 ans lorsqu'elle commence le piano.

Dès cet âge, son ouïe commence à lui faire défaut, elle comprend alors que son regard doit également lui servir d'oreille.

Elle refuse de porter les appareils acoustiques qui pourraient améliorer son ouïe.

Elle n'entend plus, mais elle voit.

C'est le mouvement des objets qui lui permet d'imaginer le son.

Le regard et l'imagination compensent son handicap.

Mais être sourd ne signifie pas ne rien entendre:


« Beaucoup de gens imaginent que les sourds vivent dans un silence total, mais ce n'est absolument pas le cas. On entend de façon confuse. Comme une mer de sons dont on ne distingue pas les vagues les unes des autres. Lorsque je joue en solo, avec un orchestre, il ne m'apparaît que comme une grosse masse sonore. »

 

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Evelyn Glennie joue des instruments dont elle n'a jamais entendu le son auparavant.

« C'est, dit-elle, ce qui me donne une grande liberté artistique. Je n'ai aucune idée préconçue sur un instrument quand je commence à en jouer. Je le traite comme un enfant, avec un total esprit d'ouverture... »


Elle a su faire un atout de la singularité de sa perception des sons:


« Faire de la musique est plus important que le son, tant que je joue, je n'éprouve pas la nostalgie de ne plus pouvoir en écouter. Je vous ai expliqué que je ne peux entendre que ce que je vois. Or, quel plaisir aurais-je à la vue d'une enceinte noire stéréo ? Quand un disque passe, je n'ai aucun indice visuel mais seulement une perception confuse, vague, qui ne me procure aucun agrément. En revanche, c'est tout le contraire quand je lis des partitions. Comme d'autres musiciens écoutent de grands classiques et en subissent les influences, moi, je les lis. Je déchiffre les partitions, détermine les harmonies, ainsi que tous ces petits jeux si amusants et spécifiques à Mozart... Je lis Mozart, donc je l'entends. »

 


Pour elle, pas question de chercher à recouvrer l'ouïe:


« Je ne m'imagine pas autrement. Entendre à nouveau bouleverserait tout mon rapport à la musique. Surtout à ce stade de ma carrière. Ce serait totalement traumatisant pour moi de me défaire de tout ce que j'ai appris. Ce serait comme être amputée d'un membre. Est-ce que vous aimeriez, vous, qu'on vous ôte l'ouïe ? Quand on possède quelque chose, on imagine que c'est terrible de le perdre. Mais quand on l'a perdu dès l'enfance, on s'adapte très vite. Et puis, je n'ai pas l'inconvénient d'entendre toutes ces musiques d'aéroport ou de supermarché ! Dans notre société, on est sans cesse exposé au bruit. Il est bon, parfois, d'être dans la position de celui qui choisit seulement ce qu'il veut entendre ! »

 

Evelyn Glennie
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Fred Frith & Evelyn Glennie

 







 

 


How to listen to music with your whole body 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


A bon entendeur, salut !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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F
Merci, c'est très rassurant de trouver un article et une présentation pareils.
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T
Salut !...Très bel article, très belle artiste, très bonne musique.Merci de faire de bon choix musicaux. :)
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