
MAGMA
Magma est un groupe fondé en 1969 par le batteur Christian Vander (fils de Maurice Vander) et le bassiste Laurent Thibault, deux ans après la mort de John Coltrane.
Traumatisé à vie par ce dernier qu’il considère comme guide musical et spirituel indépassable, Vander va rapidement acquérir un ascendant sur le groupe et entreprendre de créer une musique protéiforme dépassant le simple cadre du jazz, y mêlant les influences que sont la musique classique, la musique contemporaine, le psychédélisme, ou encore l’art rock.
Magma est ainsi fondé sur la base d’un projet ambitieux et inédit.
Mû par une foi inébranlable, le groupe devient vite une pépinière de talents, accueillant de nombreux fleurons de la scène française.
Parmi eux, Didier Lockwood, Claude Engel, Jannick Top ou encore Bernard Paganotti.
L’œuvre, au fil des années, va revêtir un côté fragmentaire, labyrinthique, où les concepts et mouvements sont éparpillés sur divers supports à travers le temps : albums studio, lives, inédits, bootlegs, raretés, ou même bande originale de film (la sublime musique de Tristan et Iseult, qui deviendra l’album Wurdah Itah).
Ces éléments épars, évoluant constamment à travers leurs différentes versions et réinterprétations, ne voient souvent pas leur parution correspondre chronologiquement avec leur composition, ce qui rend la reconstitution du puzzle des cycles, comme celui de la célèbre Theusz Hamtaak, d’autant plus délicate, et va même jusqu’à placer l’auditeur attentif dans une position d’archéologue.
Cette manière de ne donner à découvrir un univers a priori énorme qu’à travers ses détails contribue à lui donner une aura de gigantisme qui peut facilement effrayer le néophyte, mais lui insuffle un indéniable souffle d’éternité et de légende.
L’univers thématique de Magma est principalement fondé sur le concept futuriste et allégorique de Kobaia, récit symbolique qui fonctionne sur le mode du mythe.
Le groupe pousse ainsi plus loin l’idée de concept-album, figure de style courante à l’époque, pour la transformer en celle d’œuvre-concept se développant dans le temps long, en parallèle avec la vie des musiciens se succédant au sein du groupe et les différentes teintes musicales et philosophiques qu’ils y apportent.

Chronique de Jean-Francois PAPIN datant de 1978
En 1969, ère sacrée du Peace and Love est né Uniweria Zekt Magma Composedra Arguezdra, plus connu sous le nom de Magma.
Voici 9 ans que ce groupe étonne, tantôt hué, tantôt acclamé, voici 9 ans de musique sans une minute d'indifférence.
Cause : la puissance et 'l'intransigeance de la « Musique Magma ».
Magma c'estt d'abord une volonté: Vander. Le refus de toute concession, et toujours l'effort pour atteindre à créer « sa » propre musique.
Une histoire qui commence dans le jazz, quand Vander découvre Coltrane, et qui continue vers les horizons de la Zeuhl Wortz.
Magma c'est une machine qui ne semble jamais pouvoir s'arrêter. Pourquoi-?
Parce qu'elle repose sur un élément qui n'est pas près de tarir : la haine de notre monde ainsi organisé et le refus de toute retraite dans un paradis artificiel.
D'où une musique violente, presque toujours comprise comme agressive, car c'est la quiétude du spectacteur qu'elle remet en cause : la béatitude est bannie.
Un rythme qui nous force à regarder vers l'avant, est suivi d'un autre encore plus pressant.
Magma retrouve rarement la quiétude et la plénitude ; cela arrive seulement après un disque entier d'effort et de volonté (ainsi après le final de Mekanik Destruktiw Kommandoh).
Ce schéma cadre d'ailleurs fort bien avec l'esprit Magma esprit que l'on a trop souvent cherché à dissocier de la musique. Et pourtant...

Pourtant, la « philosophie » de Magma est cohérente, bien plus que de nombreuses idées nées au fil des nouvelles vagues de la scène rock.
Le propos est simple et peut être illustré par les deux premières pages de la légende de Magma.
Tout d'abord Theusz Hamtaahk. « soit le temps de la haine » Le premier mouvement (Wurdah Glao) est basé sur l'existencee d'une entité qui regarde hors du bien et du mal le mouvement de l'univers.
La présence de cette entité est pressentie par une seule note, ronflement grave et profond, comme éternel.
C'est l'intro à la base de Mekanik Zain. Cette note représente une note idéale que Vander désire retrouver depuis le début de Magma.
Le second mouvement (Wurdah Itah) a été enregistré sous le nom de Tristan et Iseult.
C'est la vision de la marche d'un peuple contre son tyran, dans un paysage de neige où chaque pas est un effort, le fruit de la volonté.
Le troisième mouvement coordonne et explique enfin l'ensemble de Theusz Hamtaak :
le peuple marche sur le palais de son tyran, puis l'aperçoit.
La haine du peuple redouble jusqu'à ce qu'il comprenne que le tyran n'est en fait qu'un guide.
Et un à un, ils n'ont plus le désir que du repentir, de l'effacement, pour arrêter de souiller l'univers.
Ils acceptent leur destruction, et laisse alors couler une larme de remords, une seule, mais si claire et pûre que c'est le signe de leur rédemption :
tel est Mekanik Destruktiw Kommandoh.

L'histoire contient en elle seule tous les éléments de la pensée Magma: l'univers est une entité, crée à son début par une énergie vivante, et encore présente.
Les hommes (et notre terre) ont souillé l'univers, et leur seule présence constitue maintenant un affront à l'harmonie universelle.
Aussi après une prise de conscience (c'est la vision de l'ange dans Mekanik), il ne reste qu'un moyen de réparer le mal : c'est de disparaître.
Et cette disparition, ce don de soi à l'univers n'est pas une fin, mais une rédemption, le début d'une vie nouvelle... où à nouveau les espoirs sont permis.

L'histoire de Theusz Hamtaak est d'autant moins gratuite qu'elle colle profondément, avec la méthode de composition de Vander.
Au lieu d'élaborer un thème, sur lequel des groupes bien connus rajouteraient des tonnes d'arpèges, des accords de claviers pesants à souhait histoire qu'on saisisse bien la mélodie - sans compter les solos toujoours torrides de guitare)... Vander procède à l'inverse. Le thème, il le dépouille jusqu'à ce qu'il ne reste plus que ce que la mélodie a d'essentiel:
« Chaque note doit peser 20 tonnes ».
Les arrangements sans signification sont pourchassés (autant que les complaisances morales).
C'est la première étape musicale : l'épuration. Une fois les thèmes dégagés de la « vulgarité », alors seulement Vander construit l'ensemble de la musique autour des thèmes, chacun des arrangements prévus devant apporter quelque chose à la construction finale.
C'est ce qui explique pourquoi lorsque l'on entend Magma on a plutôt l'impression d'assister à la construction d'une architecture qu'à l'entassement d'un bric à brac.
En tout cas, l'originalité de la méthode est à retentir, ne serait-ce que parce que presque tous les groupes font à l'inverse la politique de la décharge publique.

La saga de Kobaia est encore plus explicite. Elle correspond au premier album du groupe (qui était un double).
L'histoire commence aujourd'hui dans un monde au bord de la décomposition.
Les membres de l'Uniweria Zekt Mouvement Kobaien annoncent alors de lieu en lieu l'existence d'une planète Kobaia, qu'ils invitent à rejoindre pour recommancer la vie à zéro.
Une partie de la population terrestre s'envole avec eux vers Kobaia.
Après un moment de nostalgie, les arrivants sont sidérés par la beauté de Kobaia, où la nature se révèle à eux.
Ils construisent alors une ville dont ils se débarrasseront lorirsqu'ils seront vraiment purifiés.
Les Kobaiens retournent alors sur la terre, proposer à nouveau le voyage vers Kobaia.
Ne recevant que haine et refus, ils révèlent qu'ils détiennent l'arme Kobaia est heureuse et tranquille...

Là encore, d'autres éléments de la pensée de Magma se révèlent : l'accès à un état supérieur passe par l'abandon de tout ce que l'on a connu précédemment (le départ de la terre).
En échange de cette abandon, I'univers ouvre son spectacle à tous ceux qui auparavant étaient aveugles (le ballet des monstre sur Kobaia).
Enfin, l'accord avec la nature est un bloc : ou avancer, ou refuser de quitter la médiocrité de la terre et mourir... car il n'y a pas de pardon.
C'est ce refus du pardon qui a valu à Magma sa réputation qui traîne encore de groupe fasciste.
Vander a au début de Magma, sortit des spectateurs égrillards à coup de chaises lesquels n'avaient pas pigé que si on aime pas Magma, c'est obligatoire, Magma ne vous aime pas.
C'est simple, encore suffit-il de le comprendre.
Evidemment quand on est habitué à ce que tout le monde fasse risette à tout le monde...
Le problème, c'est que la musique de Magma est puissante.
Et ça dans chacune de ses composantes.

Le jeu de Vander bien sûr (on ne va pas parler de la technique ce n'est vraiment plus la peine), ses rythmes multipliés gardent toujours une lourdeur fantastique, une capacité à asseoir la musique.
Tantôt superposition sans relâche de rythmes (Tristan et Iséult), tantôt sobre à l'extrême (Kontarkohsz), le jeu de Vander est nécessaire à la musique.
Il n'est pas question de reproduire exactement le rythme de la basse ; ce sont deux ou trois rythmes à la fois qui se décomposent et se déploient... à la manière, dans un film, d'une roue qui tourne puis semble ralentir et inverser son mouvement par rapport à la marche de la carriole... pour l'inverser encore.
Et sur ces rythmes, la basse ramène le mouvement à la terre, par un ronflement régulier et cependant très rythmique.
Chaque note semble se décomposer en une multitude de sons différents, avant d'atteindre la note qui est nécessaire.
Mais la rythmique ne s'arrête pas à ces 2 instruments.
La musique entière de Magma est rythmique, un peu à la facon de Carl Orff dans la classique.
Ainsi les claviers les choeurs la voix de Blasquiz sont autant de rythmes qui naissent, et s'éloignent du rythme premier de la batterie.
La musique n'est plus qu'unn déploiement constant, où tous les instruments bougent ce qui s'explique d'ailleurs beaucoup par les origines de Vander : le jazz.
Jusqu'à Mekanik, Magma emploie des vents (saxes, trompettes, flûtes, clarinettes) qui ont évolué du jazzy du premier album, aux plaintes sourdes transformées par unn glissendo en cri dans Mekanik.
D'une force et d'une présence extraordinaire, les cuivres ont été abandonné depuis 1974, ce qui a permis de donner aux claviers un rôle prépondérant (mélodiques dans Kontarkohsz, plus rythmiques dans la face A de Udu Wudu). Dommage dans un sens, car l'étendue du registre des sons Magma s'en est trouvé rétrécie... et la musique y a perdu une partie de sa chaleur.

Chaleur ? oui, ce n'est pas de la musique d'intellectuels ! la preuve, c'est que sans comprendre le Kobaien (encore un mystère) si l'on est secoué, c'est aux tripes. Mekanik est brûlant : c'est la plainte d'un peuple (presque de la terre), qui filtre a travers chaque mesure.
C'est une présence dans la pièce où vous le faite jouer.
En épurant sa musique, Vander veut agripper ses spectateurs au ventre.
La musique de Magma taillade et au même moment reste aérienne par ses choeurs, clés de voutes ou ponts aériens de l'architecture Magma.
La musique de Magma est urgente.
Votre attention est tout de suite captée, pour n'être relâchée (une fois modifiée) qu'à la fin du disque.
Cette impression d'accaparement est encore pire en concert.
Une première partie très dure destinée à chasser de la salle les vibrations négatives (traduction : à vous mettre dans le bain, prêt à écouter la suite) un break de quelques minutes, puis Vander (qu'on a alors vraiment envie d'appeler Christian) vient seul, à sa batterie.
Ses solos sont au-delà de la technique, c'est de l'exorcisme.
Très ambivalent d'ailleurs : « A chaque coup je frappe sur une cymbale, je tue un spectateur. »
D'un autre côté, on a l'impression que Christian renie à chaque coup, une de ses faiblesses, les rejette, se les rappelle, et s'en libère en frappant inexorablement, et en hurlant dans son micro.
Si la musique de Magma est un miroir pour chaque spectateur, les spectateurs sont aussi un miroir pour chaque musicien.
Alors, un à un ils reviennent sur scène pour la seconde partie du concert, consacrée aux longues pièces de Magma et invariablement à au moins un extrait de Mekanik... qui n'a pas perdu en puissance bien que toujours en évolution suivant la composition du groupe de l'instant.
Peu de mots sont prononcés par le groupe, en dehors de longs vocaux en Kobaien.
Pourquoi le Kobaien d'ailleurs ? La légende veut qu'il y a 48 ans, Vander et le futur Magma jouaient de la musique douce (!) dans un casino ; les futurs Kobaiens tiennent le coup, jusqu'à e qu'un soir dans un accès de folie furieuse, ils entament sur des jazz plutôt killers.
Et Christian se met à hurler jusqu'à ce qu'un mot le libère enfin : Kobaia.
De là naît le Kobaien, langage retrouvé que Christian n'entend que dans ses rêves, et met de longs mois à comprendre.
A un tel point que les textes de Mekanik ne sont pas toujours entièrement déchiffrés.
Ce qui est un peu normal puisque le Kobaien est empli de concepts étrangers à notre esprit, un peu comme si vous allez dire « Télévision » à un indien d'amazonie (si vous allez lui dire liberté-égalité-fraternité ça aura d'ailleurs à peu près autant de succès).
Tout ça pour dire que le Kobaien a l'avantage d'être un langage qui ne peut-être compris que par le coeur.
Ce qui se retrouve dans un des principes musicaux de Magma : on ne crée pas la musique, on la retrouve ! Tout est là, à portée de la main, il suffit de ne pas s'enfuir aux premières notes...
Et les dernières n'étant pas tombées, nous allons recevoir bientôt une nouvelle Attack venant tout droit de Magma.
Jean-Francois PAPIN

Discographie Studio

1970 : Kobaïa
Kobaïa (simplement intitulé Magma à l'origine) est le premier album du groupe Magma. On entend pour la première fois sur cet album le kobaïen, une langue construite inventée par Christian Vander. Cet album raconte l'histoire d'un équipage humain qui s'enfuit vers Kobaïa pour échapper au désastre qui arrive sur Terre.
Le groupe s'est enfermé pendant trois mois dans une maison de la vallée de Chevreuse mise à disposition par Karl Knutt, pianiste classique d'un certain renom, et a répété toute la journée avec travail personnel le matin et travail collectif l'après-midi. Lee Hallyday leur fait signer un contrat chez Philips le 1er avril 1970. Les répétitions continuent à la M.J.C. de Vincennes et au Navigator à Paris.
Le disque est enregistré au studio Europa Sonor à Paris en avril 1970 par Roger Roche et Claude Martelot. Il paraît pour la première fois sous la forme d'un double-album vinyle sur le label Philips (référence 6395001/002, label bleu) et sera réédité plusieurs fois, en vinyle d'abord (Philips, 6621032, label noir puis Mercury), ensuite en CD sur Seventh Records (REX IV-V).
Malgré une pochette réalisée par Marie-Josèphe Petit qui ne passe pas inaperçue, l'impact du disque lors de sa parution est assez limité. Une chronique de Philippe Paringaux paraît dans le n° 41 de Rock & Folk en Juin 1970, insistant sur le côté dérangeant de la musique2. Une autre chronique, signée Emmanuel Gray, est publiée dans Jazz Hot n° 264 en septembre 1970. Celle-ci met l'accent sur la cohésion et le professionnalisme du groupe, ainsi que sur l'originalité de sa musique.

1971 : 1001° Centigrades
1001° centigrades est le second album studio du groupe français Magma, sorti en 1971. La formation du groupe change quelque peu à l’occasion de ce nouvel opus : Claude Engel part mais n’est pas remplacé ; Alain Charlery et Richard Raux sont remplacés par Louis Toesca (trompette) et Yochk'o Seffer (saxophone, clarinette).
1001° centigrades est le deuxième opus de la saga kobaïenne : les paroles sont chantées en kobaïen et l’album raconte l’histoire du retour sur terre du peuple kobaïen pour sauver la planète.
1001° centigrades bénéficie d'un accueil très favorable par la presse : chronique enthousiaste d'Yves Adrien dans Rock & Folk no 54 en juillet 19711. Jazz Hot dans son no 278 de décembre 1971 va dans le même sens2.
L'album est disque du mois de juillet 1971 du magazine Best no 363. L'académie Charles-Cros lui décerne son grand prix en 1971.
Paru à l'origine en vinyle sur Philips Records (réf. 6397031), le disque sera réédité en CD en 1989 par Seventh Records (réf. REX VI).

1973 : Mekanïk Destruktïw Kommandöh
Mekanïk Destruktïẁ Kommandöh est le 3e album studio du groupe français Magma, sorti en 1973. Il s'agit sans doute de la composition la plus connue du groupe. Au répertoire du groupe de 1971 à 1979, MDK est également repris lors de la reformation de Magma à partir de décembre 1996 puis joué dans le cadre de la trilogie Theusz Hamtaahk dont il est le troisième mouvement.
Comme la majorité des albums du groupe, Mekanïk Destruktïẁ Kommandöh est une histoire chantée en kobaïen, un langage inventé. Cette histoire nous explique la vision de Christian Vander sur le futur chaotique de la Terre. L'histoire du prophète Kobaïen Nebehr Güdahtt, nous donne un avertissement en ce qui concerne l'humanité. En bref, si le peuple de la Terre veut être sauvé, il doit faire l'effort nécessaire pour acquérir la sagesse, afin d'être accepté pour partir se réfugier sur la planète Kobaïa. En effet, les humains s'entretuent, ils fabriquent de la misère, des guerres et de la pollution. Les gouvernements de la Terre ont conditionné les hommes depuis la nuit des temps. Les dirigeants écrasent leur propre peuple et les révoltes assassinent. En fait, les Terriens détruisent tout ce qu'ils ne connaissent pas. Les plus sages d'entre eux seront sauvés par les Kobaïens. Les Kobaïens viendront un matin chercher cette minorité de Terriens avec une énorme soucoupe volante nommée : Weidorje (roue céleste), en ce qui concerne les autres, c'est la destruction de l'humanité qui les attend. "Terrien, si je t'ai convoqué c'est parce que tu le mérites, ma divine, et ô combien cérébrale conscience m'oblige à le faire. Tes actes perfides et grossiers m'ont fortement déplu, les sanctions qui te seront infligées dépasseront les limites de l'entendement humain et inhumain, car tu as, dans ton incommensurable orgueil, et ton insondable ignorance, impunément osé me défier, me provoquer et déclencher dans toute son immensité, ma colère effroyablement destructrice entraînant inexorablement ton châtiment race maudite !"
Mekanïk Destruktïw Kommandöh fut joué pour la première fois en public deux ans avant son enregistrement studio. Ce fut lors d'un concert au Théâtre 140 de Bruxelles en 1971, dont il existe un enregistrement2, sous le tire de Mekanïk Kommandöh et avait une durée de dix-sept minutes et dix-neuf secondes. On y retrouve les thèmes qui forment le squelette du morceau, mais l'esthétique n'était pas du tout la même. En effet, les premières interprétations de ce morceau avaient des airs de bossa nova et les paroles n'étaient pas encore parfaitement élaborées. D'abord joué avec la formation originale de Magma, le morceau, qui était le plus souvent joué en final, était augmenté d'un chœur de trois voix féminines pour arriver à sa version définitive qui est celle de l'album. Le premier enregistrement studio de Mekanïk Kommandöh date de 1972 et figure sur un recueil publié par Magma sur CD en 1998 sous le titre de Simples . Ce recueil de morceaux de Magma contient également Hamtaak, Tendeï Kobah, Klaus Kombalad et Mekanik Machine. Une autre version a été publiée officiellement sur deux albums de compilation du label Thélème créé par Laurent Thibault (Puissance 13 + 2 en 1972 et Music Is My Honey en 1973). Il s'agit d'un enregistrement de six minutes intitulé Mekanik Kommando interprété en live en 19713.
Sorti en 1973, Mekanïk Destruktïw Kommandöh est avant tout l'album qui fit obtenir à Magma une véritable notoriété internationale, même s'il n'est pas le plus représentatif de la musique du groupe. Dès 1973 le groupe est invité à jouer aux États-Unis et notamment au prestigieux festival de Newport. Magma se produit alors dans toute l'Europe et le morceau est accueilli avec enthousiasme par le public. Le morceau devient vite emblématique du groupe et est joué à la quasi-totalité des concerts de 1973 à 1980. Il est aussi le morceau qui a connu le plus de versions diverses (par exemple celle augmentée des chœurs de l'orchestre de la Storchaus en 1973 que l'on peut retrouver sur l'album Mekanïk Kommandöh4) et qui figure sur un grand nombre d'enregistrements jusqu'en 2005. Il est également l'album le plus réédité du groupe. Il connut deux enregistrements vidéo officiels au Trianon en 2000 et au Triton en 2005. La notoriété de ce morceau a parfois été malheureuse pour l'œuvre de Magma. En effet, sa popularité a longtemps éclipsé les autres compositions du groupe. D'où la volonté de Christian Vander de passer à autre chose, ne voulant pas voir le répertoire de Magma réduit à la seule connaissance de M.D.K, subissant alors le sort d'autres compositeurs comme Maurice Ravel avec son Boléro ou Carl Orff avec Carmina Burana.
Selon l'édition française du magazine Rolling Stone, cet album est le 33e meilleur album de rock français5.
Paru à l'origine en vinyle sur le label Philips Records (réf. 6499729), l'album a été réédité plusieurs fois, notamment en CD par Seventh Records (réf. REX VII).
Le berlinois Alexander Hacke a fondé en 1980 un groupe du nom de Mekanïk Destruktïw Kommandöh inspiré par cet album, avant de rejoindre le groupe industriel Einstürzende Neubauten.

1974 : Ẁurdah Ïtah (bande originale du film Tristan et Iseult)
Ẁurdah Ïtah est un album paru en 1974 sous le nom du compositeur français Christian Vander mais s'inscrivant pleinement dans le répertoire du groupe de rock progressif Magma. Il est donc généralement considéré comme le quatrième album du groupe.
Le disque est paru initialement chez Barclay sous le titre Tristan et Iseult attribué à Christian Vander (réf.80.528) et a été réédité en CD par Seventh Records en 1989 (réf. REX IX). Il est censé représenter la musique originale du film d'Yvan Lagrange, mais en réalité la bande-son du film utilise des prises différentes de l'album. Christian Vander, n'étant pas satisfait de la version du film (utilisée sans son autorisation), réenregistre Ẁurdah Ïtah en trois après-midi au Studio de Milan (Paris) en avril 1974 avec une formation réduite à seulement quatre musiciens1.
Il s'agit en vérité du second mouvement de la trilogie symphonique Theusz Hamtaahk. Le morceau a connu de nombreuses modifications pour atteindre sa version finale, notamment avec son exécution au Trianon en 2000 (voir Theusz Hamtaahk : Trilogie). On peut en entendre une version acoustique sur l'album Les Voix de Magma enregistré en 1992, ainsi qu'un extrait sur Live in Tokyo de 2009. Mais la version la plus aboutie (48 min 58) est sans doute celle qui figure sur la vidéo Mythes et Légendes : Epok II enregistrée en 2005.

1974 : Köhntarkösz
Köhntarkösz est le cinquième album réalisé par le groupe français de musique Zeuhl Magma en 1974.
Le titre principal est séparé en deux parties d'une quinzaine de minutes chacun. C'est un morceau de Christian Vander particulièrement sombre, pesant, évoluant lentement, très différent de Mekanïk Destruktïw Kommandöh. Ce titre a été très souvent joué en concert jusque dans les années 2000. Il a été précédemment enregistré "brut de fonte" par la B.B.C. le 14 mars 1974, avec une seconde partie différente que l'on retrouvera sur K.A (Köhntarkösz Anteria). On peut aussi l'entendre sur Live / Hhaï, le double-album de 1975. Il est alors rebaptisé Köhntark.
Le disque est complété par deux courts morceaux : Ork Alarm signé Jannick Top et Coltrane Sündia (traduction : Coltrane Repose en paix), une élégie pour John Coltrane.

1976 : Üdü Wüdü
Üdü Ẁüdü est le sixième album studio du groupe français Magma. Paru initialement en vinyle en 1976 sur le label RCA Records (réf. FPL 17332) et réédité plusieurs fois, notamment en CD par Seventh Records (réf. REX XII), cet album est essentiellement l'œuvre d'un duo : Christian Vander et Jannick Top. Une des versions de pochettes de l'album représente d'ailleurs le logo de Vandertop. La majorité des compositions sont de Christian Vander et Jannick Top mais l'on y trouve également une composition de Bernard Paganotti: Weidorje.
On peut remarquer qu'Üdü Ẁüdu, s'il préserve son unité musicale, est un album assez hétéroclite. Il comporte des morceaux avec des thèmes variés et divers. Il apparaît comme un album d'une grande richesse. Le premier morceau, qui donne le titre à l'album, est un chœur enjoué avec un chant très clair alors que Zombies ou De Futura sont des morceaux instrumentaux où les chants sont surtout composés d'onomatopées bestiales avec des rythmes très lourds. Weidorje est un morceau annonciateur du groupe qui portera ce nom et connaîtra une carrière éphémère à la fin des années 1970, il est une esquisse de l'esthétique musicale de Bernard Paganotti. Troller Tanz est un morceau répétitif et participe à l'atmosphère pesante de l'album. Cependant il comporte un contraste important : sa fin est une ouverture au piano qui est une citation de la Valse n°15 de Johannes Brahms. Soleil d'Ork est un autre opus des Ork1 de Jannick Top, on y entend son univers musical développé en solo avant et après Magma.
Cet album est tant une référence pour le public de Magma que pour le groupe lui-même. Deux morceaux3 en effet sont des parties isolées d'un plus grand morceau, Ëmëhntëhtt-Rê, qui ne fut enregistré qu'en 2009. Le morceau De Futura est la clef de voûte de l'album, devenu un morceau emblématique du répertoire de Magma et souvent joué en concert dans les années 2000, il en est l'aboutissement ; fruit d'un travail de composition de trois ans par Jannick Top. Le morceau a eu un impact important dans les milieux de la musique expérimentale et industrielle et fut repris par exemple par le groupe D-Zakord. Son titre original est De Futura Hiroshima.

1978 : Attahk
Attahk est le septième album du groupe de rock progressif français Magma. Il est paru en vinyle en 1978 sur le label Eurodisc (réf. 913 213) et a été réédité plusieurs fois, notamment en CD par Seventh Records (réf.REX XIII).
Enregistré et mixé de septembre à novembre 1977 au château d'Hérouville par Laurent Thibault, Attahk se veut le début d'un nouveau cycle pour Magma. Ce septième album, composé de sept morceaux, clôt une première période de sept ans en tentant d'attirer un public plus large. Les titres sont plus courts que d'habitude et l'ensemble est sans doute plus abordable pour un non-initié à l'univers kobaïen.
La pochette a été dessinée par Hans Ruedi Giger, déjà responsable de la pochette de Brain Salad Surgery de Emerson, Lake and Palmer.

1984 : Merci
Merci est le huitième album du groupe Magma. Il est paru en 1984 en vinyle sur le Label du Bon Indépendant (réf. 2403371) et a été réédité en CD par Seventh Records (réf. REX III).

2004 : K.A
K.A. (Köhntarkösz Anteria) est un album réalisé par le groupe français Magma en 2004. Il est paru sur le label Seventh Records. Les musiques et chants ont été composés par le percussionniste Christian Vander en 1972-1973 et enregistrés bien plus tard en studio entre février 2003 et octobre 2004, soit une sortie après 20 ans de silence studio du groupe - à l'exception d'un CD deux titres en 1998 (''Floë Ëssi''/ ''Ëktah''). . K.A est chanté intégralement en kobaïen à l'exception d'une phrase. L'album s'inscrit dans une trilogie (K.A. (Köhntarkösz Anteria) (2004), Köhntarkösz (1974) et Ëmëhntëhtt-Rê (2009)). Il raconte "la jeunesse tourmentée de Köhntarkösz en quête de sa destinée" et alors que "la providence guide déjà ses pas" (notes de la pochette).

2009 : Ëmëhntëhtt-Rê
Ëmëhntëhtt-Rê est le dixième album du groupe Magma, paru en novembre 2009 sur le label Seventh Records (réf. A 35). Cet album a été initié en 1975 et forme la troisième partie d'une trilogie dont la première partie est Köhntarkösz Anteria (K.A) et la partie centrale Köhntarkösz. Certains des thèmes de Ëmëhntëhtt-Rê sont l'aboutissement de morceaux précédents (Zombies, RindAë et Hhaï) désormais assemblés comme un tout.
Le CD est accompagné d'un DVD montrant les différentes phases de l’élaboration de l’album.

2012 : Félicité Thösz
Félicité Thösz est le onzième album du groupe Magma, paru en juin 2012 sur le label Seventh Records.
Félicité Thösz est un morceau composé en 2001/2002 par le batteur/compositeur Christian Vander, mais seulement joué par le groupe à partir de 2009. Il contient des paroles en français (ce qui n’est pas courant dans la discographie du groupe) en plus de paroles chantées en kobaïen, langue inventée par Christian Vander.
À l'origine, « Les hommes sont venus », deuxième morceau de l’album, est un titre interprété en 1992/1993 par « Les Voix » de Magma et en 1995 pour les 25 ans du groupe. Le morceau s’appelait alors « Tous ensemble ».

2014 : Rïah Sahïltaahk
Rïah Sahïltaahk est le douzième album du groupe Magma, paru en septembre 2014 sur le label Seventh Records.
Figurant sur l’album 1001° Centigrades en 1971, ce morceau fut ré-enregistré en 2013/2014, le compositeur Christian Vander ne s’estimant pas satisfait de l’arrangement écrit par le groupe à l'époque.

2015 : Šlag Tanz
Šlag Tanz est le treizième album studio du groupe Magma, paru en janvier 2015 sur le label Seventh Records.
Discographie Live

1975 : Live / Hhaï (appelé aussi Köhntark, live à La Taverne de l'Olympia, Paris)
Live / Hhaï (aussi intitulé Magma Live, Live Köhntark et Hhaï Live) est le cinquième album et premier album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré à Paris entre le 1er et le 5 juin 1975 à la Taverne de l'Olympia1 et il est pour la première fois commercialisé cette même année.
Le disque est initialement paru sous format double-album vinyle, simplement intitulé Magma Live (Utopia CYL2-1245). Le mixage a été fait au Château d'Hérouville. L'album a été réédité plusieurs fois : en 1978 sur Tomato Records, 1989 et 2009 sur Seventh Records (réf. REX X-XI)1, 2001 sur Victor et 1996 et 2001 sur Charly Records2. Les deux faces du premier disque correspondent au titre Köhntarkösz. La troisième face débute avec une version de Kobaïa (intitulée Kobah), suivie de deux titres inédits : Lïhns (un morceau étrange et envoûtant enregistré en réalité en studio, et que l'on peut retrouver également sur le DVD Mythes et Légendes, Epok III) et surtout Hhaï qui sera joué à de très nombreux concerts avant de figurer sur l'album studio Ëmëhntëhtt-Rê en 2009. La quatrième face contient un extrait de Mekanïk Destruktïw Kommandöh intitulé Mëkanïk Zaïn.
Sur la version CD (remixée au studio Uniweria Zekt par Christian Vander et Francis Linon) ont été ajoutés Ëmëhntëhtt-Rê (Announcement) et un autre extrait de Mekanïk.
Le souffle de Magma n'a jamais été aussi puissant. Bien qu'il soit difficile d'extraire de cette formation prestigieuse une quelconque individualité, on peut néanmoins difficilement rester insensible à la performance d'un Didier Lockwood, dont le violon contribue pour une large part à la profonde originalité de ce double album.

1977 : Inédits
Inédits est un album du groupe français de rock progressif Magma. Il est paru en vinyle en 1977 sur Tapioca et a été réédité en CD par Seventh Records (réf. REX XIX). Il a été enregistré en répétition et en concert avec les moyens du bord par Klaus Blasquiz, "Loulou" Louis Sarkissian et Giorgio Gomelsky. L'album présente des titres régulièrement joués sur scène, mais jamais gravés en studio, par les différentes formations de Magma qui se sont succédé de Juin 1972 à Janvier 1975.

1981 : Retrospektïw III
Retrospektïw III est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré à l'Olympia de Paris entre le 9 et le 11 juin 1980.
Le disque est initialement paru sous la forme d'un album vinyle sur le label RCA (référence PL 37481). Curieusement, il est sorti avant Retrospektï? I-II. Il a été réédité en CD par Seventh Records (référence REX XV)1. Il contient trois morceaux, Retrovision, longue pièce revisitant plusieurs thèmes emblématiques du groupe et en inventant d'autres , Hhaï dans une version plus longue que celle de Live / Hhaï et enfin, dans un registre nettement plus apaisé, "La" Dawotsin où la voix de Christian Vander est exploitée d'une manière plus sophistiquée qu'auparavant.

1981 : Retrospektïw I-II
Retrospektïw I-II est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré à l'Olympia de Paris entre le 9 et le 11 juin 1980.
Le disque est initialement paru sous la forme d'un double-album vinyle sur le label RCA (référence PL 37497) et il a été réédité en CD par Seventh Records (référence REX XVI - XVII)1.
Le premier disque (Zünd I) propose une version de Mekanïk Destruktïw Kommandöh contenant deux moments d'improvisation avec les chorus de Bernard Paganotti et Didier Lockwood. Klaus Blasquiz, qui ne figure pas sur l'album Retrospektï? III, assure cette fois les vocaux. Le second disque (Zünd II) présente enfin Theusz Hamtaahk, le premier mouvement de la trilogie du même nom, dont on connaissait déjà le second mouvement, ?urdah Ïtah, ainsi que le troisième, Mekanïk Destruktïw Kommandöh. Ce morceau, joué sur scène dès 1974, n'a jamais été enregistré en studio.
Les disques sont inversés dans la version CD.

1992 : Les Voix de Magma (AKT I)
Les Voix de Magma (aussi appelé « Les Voix » Concert 1992 Douarnenez ou AKT I) est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré le 2 août 1992 lors du Festival "Jazz en Baie" à Douarnenez et est paru à l'automne de la même année sur le label Seventh Records (réf. AKT I).
Un album à part
Comme son nom le laisse supposer, ce n'est pas le Magma habituel dont il s'agit ici, mais d'une formation plus proche de celle d'Offering, comprenant neuf voix, une contrebasse et des claviers. Les thèmes issus de l'univers kobaïen interprétés en version acoustique prennent ici une dimension nouvelle. L'absence d'électricité ne nuit en rien à un répertoire qui a su garder toute sa splendeur1.
Paru sur le label Seventh Records, il inaugure la série AKT qui veut présenter des instants rares, enregistrés au bon moment, parfois avec les "moyens du bord".

1994 : Théâtre du Taur, Concert 1975 (AKT IV)
Théâtre du Taur, Concert 1975 est un album live du groupe de rock progressif français Magma. Bien qu'enregistré en 1975, il n'est paru qu'en 1995 sur le label Seventh Records (réf. AKT IV).
Ce concert a été enregistré le 24 septembre 1975 au Théâtre du Taur de Toulouse, soit trois mois après Live / Hhaï. La formation est presque la même, à l'exception du remplacement de Jean-Pol Asseline par Patrick Gauthier aux claviers.

1995 : Concert Bobino 1981 (AKT V)
Concert Bobino 1981 est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré le 16 mai 1981 mais n'est paru qu'en 1995 sur le label Seventh Records sous la forme d'un CD double (réf. AKT V) ou d'un DVD (réf. AKT VI).
En mai 1981, Magma entame une nouvelle phase de son évolution musicale en investissant Bobino pour une durée de trois semaines. Le répertoire de ces concerts se situe dans la continuité de celui de la tournée précédente, avec des morceaux anciens, mais également des nouveaux titres. La coloration rythm 'n' blues de la musique s'est encore accentuée avec l'apport des frères Guillard aux cuivres, et les titres, plutôt courts, commencent à laisser davantage de place à l'improvisation. Klaus Blasquiz ayant quitté le groupe, Christian Vander, épaulé à la batterie par Doudou Weiss, prend désormais en mains une partie des vocaux aux côtés de Stella Vander, Lisa Deluxe et Guy Khalifa.

1996 : Concert 1971, Bruxelles : Théâtre 140 (AKT VIII)
Concert 1971, Bruxelles : Théâtre 140 est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré au Théâtre 140 de Bruxelles le 12 novembre 1971 mais il n'est paru qu'en 1996 sur le label Seventh Records (réf. AKT VIII).
Ce concert a été interprété par la même formation que celle de 1001° centigrades et c'est le seul document de l'époque. On y trouve des titres issus des deux premiers albums et deux morceaux inédits, Sowiloï (Soï Soï) et surtout Mëkanïk Kömmandöh dont c'est la première vraie version, si on exclut celle de Puissance 13 + 2 enregistrée trois mois avant.

1996 : Concert 1976, Opéra de Reims (AKT IX)
Concert 1976, Opéra de Reims est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré le 2 mars 1976 à Reims et est paru en 1996 sur le label Seventh Records (réf. AKT IX).
Ce triple CD appartient à la série AKT qui contient des enregistrements parfois "bruts de fonte" de moments particulièrement forts de l'histoire du groupe. La formation est alors presque la même que celle de Live / Hhaï (enregistré en juin 1975), hormis Jean-Pol Asseline remplacé par Patrick Gauthier. Seuls cinq morceaux sont au menu, mais leurs durées donnent une bonne idée de ce qu'est un concert de Magma.
Le premier disque (Zünd 1) commence par une version non encore aboutie de De Futura dont la version studio sera enregistrée quelques mois plus tard pour l'album Üdü ?üdü. À noter que ce n'est pas son auteur, Jannick Top, qui tient ici la basse, mais Bernard Paganotti. Suit le premier solo de batterie publié de Christian Vander au sein de Magma , performance où Vander utilise aussi le chant.
Le second disque contient Köhntarkösz et surtout Theusz Hamtaahk dans une version assez différente de celle que l'on a pu entendre pour la première fois sur Retrospektï? I-II en 1981.
Le troisième disque contient une nouvelle version de MDK, dont le final est coupé car non-existant sur la bande.

1999 : BBC 1974 (AKT XIII)
BBC 1974 est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré le 14 mars 1974 à Londres dans les studios de la BBC. Il est paru en 1999 sur le label Seventh Records (réf. AKT XIII).

2001 : Theusz Hamtaahk : Trilogie
Theusz Hamtaahk : Trilogie est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré le 13 et le 14 mai 2000 au Trianon à Paris. Il est paru en 2001 sur le label Seventh Records.
Theusz Hamtaahk a été enregistré lors de deux concerts au Trianon de Paris, les 13 et 14 mai 2000, afin de célébrer le trentième anniversaire du groupe. Il est paru, sur le label Seventh Records, sous la forme d'un coffret de trois CD avec un livret de 16 pages contenant toutes les paroles en kobaïen (CD A29), mais aussi en vidéo (VHS V3 ou DVD VD2).
Cet album permet de découvrir l'intégralité de la trilogie Theusz Hamtaahk. En effet, si le troisième mouvement, Mekanïk Destruktïw Kommandöh, est bien connu et existe en de nombreuses versions, le premier mouvement, Theusz Hamtaahk, n'apparaissait que sur Retrospektï? I-II paru en 1981 et sur BBC 1974 paru en 1999 et le deuxième mouvement, ?urdah Ïtah, n'existait que dans la version plutôt dépouillée parue comme musique du film Tristan et Iseult en 1974 (album ?urdah Ïtah).

2008 : Bourges 1979 (AKT XV)
Bourges 1979 est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré le 17 avril 1979 à Bourges par Francis Linon. Il est paru en 2008 sur le label Seventh Records (AKT XV).

2009 : Live in Tokyo
Live in Tokyo est un album live du groupe français de rock progressif Magma. Il a été enregistré en 2005 à Tokyo par Francis Linon. Il est paru, uniquement au Japon, en mai 2009.
Enregistré lors d'une tournée au Japon en 2005, ce double CD présente deux aspects du groupe : le premier disque (Zünd 1) propose une version de K.A proche de l'originale interprétée par une formation quasi-identique à celle de l'album studio K.A paru en 2004 alors que le second disque présente, sous le nom de Les Voix de Magma, une version abrégée de la fameuse trilogie Theusz Hamtaahk, interprétée par une formation plus réduite, presque entièrement vocale.

2014 : Zühn Wöhl Ünsaï - Live in Bremen [archive] (enregistré en 1974)
Autres enregistrements

1972 : The Unnamables (sous le nom d' Univeria Zekt)
The Unnamables est l'unique album d'Univeria Zekt. Il est paru en 1972.
The Unnamables est en fait un album de Magma déguisé, destiné à rendre l'univers si particulier du groupe plus accessible à l'auditeur. Enregistré au studio du château d'Hérouville par pratiquement la même formation que sur 1001° Centigrades, l'album répète le style des deux premiers albums de Magma, tout en abandonnant le concept Zeuhl. Trois morceaux sont signés par Teddy Lasry et un par François "Faton" Cahen, relativement proches d'un certain jazz-rock de l'époque. Les autres titres sont de Christian Vander et ressemblent plus au Magma connu. Deux des morceaux de Vander ont été repris sur la bande originale du film 24 Heures Seulement et sont disponibles sur Archiw I dans le coffret Studio Zünd: 40 Ans d'Evolution. The Unnamables est paru à l'origine sur Thélème, le label de Laurent Thibault. Il a été réédité en 1986 par Cryonic et en 1993 par Musea.

1985 : Mythes et Légendes (compilation)

1989 : Mekanïk Kommandöh (AKT X, enregistrement live en studio, datant de 1973)
Mekanïk Kommandöh est un album studio du groupe de rock progressif français Magma. Bien qu'enregistré en 1973, il n'est paru qu'en 1989 sur le label Seventh Records (réf. AKT X).
Ce disque, à ne pas confondre avec Mekanïk Destruktïw Kommandöh, présente une version antérieure et assez différente du classique MDK de Magma. Depuis sa première courte version, gravée durant l'été 1971 sur la compilation Puissance 13 + 2, jusqu'à la version présentée au printemps 1973 sur l'album du même nom, le morceau a connu un long mûrissement. Dernière étape avant la version définitive, la version proposée ici, enregistrée en Janvier 1973, est le reflet du concert donné par Magma lors du festival Sigma de Bordeaux deux mois auparavant. Son intérêt réside dans la présence des chœurs de l'orchestre de la Storchhaus, crée pour l'occasion, venus renforcer Stella et Klaus, ainsi que dans la facture essentiellement acoustique de son interprétation1. Cet orchestre était essentiellement constitué de chœurs, une dizaine selon Christian Vander. Le nom de l'orchestre, choisit par Vander, provient d'une nouvelle de l'écrivain belge Jean Ray : Storchhaus ou La Maison des cigognes (1960)2. À l'époque, le label de Magma, A&M, refusa de publier cette version.

1995 : Baba Yaga la Sorcière, quand les enfants chantent Magma (AKT VII)

1997 : Kompila (compilation)

1998 : Simples (Réédition des 45 tours)

1998 : Floë Ëssi / Ëktah (EP deux titres)

2008 : Archiw I & II (Plages d'archive, 10e CD du coffret Anniversaire "Studio Zund" regroupant l'intégrale des albums studio)
1984 marque, avec la sortie de Merci, le début d’une longue hibernation pour le groupe qui permettra à Vander de se consacrer à d’autres facettes de sa créativité musicale, notamment à travers son projet Offering.
Toutefois, Magma se reforme dans la deuxième moitié des années 90 et recommence à tourner, ralliant à sa cause une nouvelle génération du public.
Cette renaissance aboutira à la sortie des deux albums complétant la trilogie initiée en 1974 par le magistral album Köhntarkösz : sa « préquelle » K.A en 2004, puis sa suite Ëmëhntëhtt-Rê en 2009, œuvres dont les trames furent composées par Vander dans les années 70 et dont les fragments furent éparpillés sur divers enregistrements au fil du temps.
Magma continue aujourd’hui à tracer inlassablement sa route, animé d’une passion semblant inépuisable.