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Les Présocratiques (1)

Les Présocratiques (1)
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Où et Quand est née la pensée ? Qui a le premier osé spéculer sur les questions fondamentales de l'homme et du monde ?


La réponse se trouve chez les présocratiques du milieu du VIIe siècle av. J.-C. jusqu'au IVe siècle av. J.-C.
C'est à leur niveau que l'on assiste à une profonde mutation de la pensée, qui, de l'état archaïque, va passer à l'état spéculatif à l'origine de la philosophie.

 

Tous les philosophes qu'il est convenu d'appeler les présocratiques sont à la fois des poètes et des prophètes, qu'il s'agisse d'Anaximandre, de Parménide, d'Héraclite ou d'Empédocle, ils parlent comme des inspirés qui vaticinent.
 

Il en va de leurs chants comme des oracles de la Pythie, c'est un Dieu qui les inspire ; rien n'est plus significatif que ce fragment d'Héraclite:
« Pour ceux qui ont entendu non pas moi mais le Logos, il est sage de tomber d'accord tous ensemble pour confesser que tout est Un. »

 

Le Logos est ce selon quoi toutes les choses arrivent et bien qu'il soit la chose commune par excellence, les hommes s'en détournent et s'en écartent.
 

Les réflexions des Présocratiques, qui relèvent en grande partie de ce qu'on appela ensuite « la philosophie de la nature » présentent des concepts et une exigence de rationalité (en grec : logos) qui tranchent avec ce qui constituait la culture commune en Grèce, c'est-à-dire les légendes et les fables (muthos) de la mythologie, comme celles qu'on trouve chez Homère et Hésiode.

Parcourons cette histoire des origines de la philosophie

 

Les Présocratiques (1)
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624-549 av. J.-C.

 

 

Il est considéré comme le fondateur de l'école ionienne de philosophie.

Il fut le premier à se détacher de l'interprétation religieuse et mythologique du monde et des phénomènes naturels, qui prévalait à l'époque, en déclarant que la principale source de création du monde était la matière et plus précisément, l'eau.

 

D'une manière générale, Thalès de Milet considérait que la matière, dont sont constitués les êtres, est sujette à des métamorphoses, lesquelles sont provoquées par les dieux, à savoir, par ces créatures puissantes qui se trouvent dans chaque molécule de la matière.
 

Il estimait en outre que l'eau constitue l'élément principal de la nature.
 

Il semble qu'il ait eu de sérieuses connaissances en mathématiques, en astronomie et en mécanique.
 

Nous lui devons divers théorèmes, tels que celui des segments rectilignes entrecoupés par des lignes droites parallèles, ou encore le théorème selon lequel les angles de la base d'un triangle isocèle sont égaux et enfin celui démontrant que l'angle qui s'inscrit dans un demi-cercle est un angle droit etc.
 

Thalès était en outre un astronome réputé.
Selon Eudyme, dans son livre intitulé «Histoire de l'astronomie», Thalès fut le premier à parler des éclipses et à instaurer les solstices.

 

Hérodote mentionne aussi que Thalès avait prévu l'éclipse de soleil, qui eut lieu en 585 av. J.-C., alors qu'une lutte acharnée opposait Crésus, roi de Lydie, à Cyrus, roi de Perse.
 

En dépit de toutes ses découvertes il pensait lui aussi que la terre était plate et qu'elle était constituée par un grand disque qui flotte au dessus de l'océan.
 

Thalès possédait également des connaissances en mécanique.
Hérodote raconte qu'afin de permettre à l'armée de Cyrus de traverser le fleuve Aly, Thalès déplaça le lit du fleuve de manière à ce que les troupes de Crésus se retrouvent de l'autre côté.
Thalès est le premier scientifique (au sens propre du terme) qui fut célèbre dans le monde entier.


 

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Les Grecs anciens considéraient que c'était lui qui avait introduit la géométrie dans le monde de la mer Égée.
 

Il fut très estimé par ses contemporains en raison de sa sagesse.
 

Sur sa tombe (à Milet), on pouvait distinguer un épigramme rédigé en vers, qui commençait par ces mots:


« cette tombe est sans doute petite, mais sa gloire atteint les cieux ».

 

Encore tout imprégné de la cosmologie traditionnelle, Thalès a le mérite de partir, pour expliquer l'univers, de l'eau, primordiale et primitive, qui par un processus physique, engendre la terre, l'air, le feu, ces deux derniers n'étant que des exhalaisons de l'eau, dont la terre, de son côté, est le dépôt résiduel.
 

Ainsi, plus préoccupé de découvrir l'origine des choses que d'en discerner les diverses manifestations, il n'en pose pas moins un principe d'explication de la nature.
 

A ses yeux, les météores, comme l'univers entier, semblent admettre l'eau pour origine unique. Le monde des choses est au milieu de l'eau et s'en nourrit. Les astres flottent sur les eaux d'en haut.

Sa préoccupation de remplacer l'explication mythique par une explication physique, sa manière de raisonner en arithmétique et en géométrie
font de lui un des précurseurs de la science grecque.

 

Voici quelques-unes de ses sentences:

 

« Il y a trois choses, avait-il coutume de dire, dont je remercie la fortune : de m'avoir fait membre de l'espèce humaine, plutôt que bête; homme plutôt que femme; Grec et non barbare ».

 

« Qu'y a-t-il de plus ancien? - La divinité, car elle n'a pas eu de commencement. - De plus beau ? - Le monde, car c'est l'oeuvre de la divinité. - De plus grand? - L'espace, car il contient tout. De plus rapide? - La pensée, car elle s'élance partout. -De plus fort? - La nécessité, car elle soumet tout. - De plus sage? -Le temps, car il découvre tout. - De plus commun? - L'espérance, car elle reste même à ceux qui n'ont plus rien. - De plus utile? - La vertu, car elle fait bien user de tout. - De plus nuisible? - Le vice, car il corrompt tout. - De plus facile? - Ce qui est selon la nature, car on se lasse même du plaisir ».

 

« Ce qui est sûr c'est ce qui est arrivé, personne ne sait ce qui arrivera. »

 

Les Présocratiques (1)

 

 

648-569 av. J.-C.

 

II fut l'exemple même de la prudence et fut un personnage politique qui se distingua par sa retenue, sa discrétion et par son honnêteté politique.
 

Ses compétences politiques significatives sont prouvées par les nombreuses législations, dont il fut l'auteur.

 

Pittacos avait probablement des origines aristocratiques puisque sa mère faisait partie de l'aristocratie de l'île et son père était un bourgeois ou un aristocrate originaire de Thrace.
Toutefois d'autres témoignages viennent contredire cette théorie. Ils indiquent en effet que Pittacos était d'origine modeste, provenant du camp politique adverse.

 

Il eut une enfance malheureuse et pauvre, mais intelligent et énergique comme il l'était, il parvint à surmonter toutes les difficultés qui étaient dues à ses origines modestes.

 

 

Il s'instruisit et voyagea beaucoup. Grâce à sa retenue, sa discrétion, son honnêteté politique, sa sagesse et sa bravoure au cours des différentes guerres, il joua un rôle majeur dans l'histoire de sa patrie. Il se mêla à la politique et gouverna avec circonspection à Mytilène durant plus de 10 ans.


Il semble qu'il ait gouverné dans un esprit de justice. Il veillait à l'apaisement des passions politiques, il témoignait sa sympathie envers tous les courants politiques, il décréta l'amnistie générale et fut le premier à donner l'exemple de la tolérance, en accordant la liberté à l'assassin de son fils, déclarant que « le pardon vaut mieux que le repentir ».
Il institua de nouvelles lois contribuant au développement du commerce et à l'émancipation du peuple. On rapporte que l'une de ses lois préférées était celle consistant à infliger une peine double à l'auteur de toute infraction commise en état d'ivresse.

 

Lorsqu'il estima avoir achevé son programme politique, il abandonna de son propre gré le pouvoir et vécut les dix dernières années de sa vie en tant que simple citoyen.
 

Il se distingua très tôt par sa sagesse politique et son sens moral très prononcé. On raconte qu'un jour Crésus envoya en guise de cadeau une importante somme d'argent à Pittacos. Ce dernier lui rendit immédiatement l'argent en arguant du fait qu'il disposait toujours de deux fois plus d'argent que ce dont il avait besoin.
 

Diogène Laërte ainsi qu'un grand nombre d'écrivains anciens parvinrent à sauvegarder de nombreux écrits dont il serait l'auteur. Pittacos rédigea en outre près de six cents vers élégiaques, ainsi qu'un texte comprenant les lois destinées aux citoyens.
 

Sa poésie avait un caractère consultatif et constituait parallèlement un rapport de son action politique.
 

Pittacos vécut plus de soixante-dix ans. Sur sa tombe on grava l'inscription suivante:
 

« C'est avec les larmes qui lui conviennent, que l'île sacrée de Lesbos pleure Pittacos qui donna la vie et est maintenant mort ».
 



Les Présocratiques (1)

 

 

640-558 av. J.-C.


 

Poète, législateur et philosophe, il fut l'un des sept sages de la Grèce antique. Il était issu d'une famille d'aristocrates et reçut une bonne éducation.
Dès sa jeunesse, il se distingua dans le domaine du commerce puis devint poète, législateur, conseillé politique et philosophe.
À bord de son propre bateau, il voyagea dans des contrées lointaines afin de s'enrichir et de se cultiver.
Il savait cependant relativiser la valeur des biens matériels.
Il considérait en effet que
« ceux qui possèdent une montagne d'or et d'argent, des champs de blé fertiles, des chevaux et des ânes, sont aussi heureux que ceux qui n'ont rien d'autre que leur santé - un estomac solide, des côtes et des jambes robustes - et lorsque l'heure est venue, une belle femme. Leur bonheur est ainsi parfait ».
Ce sage ne dédaignait en aucun cas les joies de la vie:

« Les oeuvres de Dionysos et des Muses, source de joie pour les hommes, voilà ce qui me plaît aujourd'hui ! ».


En 594 av. J.-C., les Athéniens en firent leur maître en l’élisant "Archonte". Ils lui donnèrent des pouvoirs illimités et le chargèrent de réviser leur législation sociale car les terres étaient entre les mains de quelques nantis,
les classes sociales les plus pauvres augmentaient, la cité était en effervescence et cela accélérait son déclin.

 

Solon entreprit donc cette rude tâche et la mena à bien.
 

Il décréta des lois et mit en place des mesures sociales qui constituèrent une étape historique pour la ville d'Athènes.
 

Il parvint ainsi à créer les conditions préalables à sa gloire ultérieure. Parmi les mesures qu'il adopta, on distingue:
 

- l'abolition des dettes par le biais d'une loi, la « Seisaxtheia » qui annulait l'emprunt avec hypothèque des terres ou de la personne même de l'emprunteur. Il libéra ceux que l'endettement avait réduits à l'esclavage.
 

- la répartition des citoyens en trois classes (serviteurs, laboureurs, écuyers), selon leur fortune et non selon leurs origines, comme c'était jusque là de coutume.
 

- l'interdiction d'exporter en dehors de l'Attique des céréales, (qui n'étaient pas suffisantes), mais il autorisa en revanche l'export d'huile, qui était abondante.
 

- des mesures économiques qui devaient permettre de combler les différences entre l'aristocratie et les classes sociales défavorisées.
 

- l'institution d'une loi permettant à ceux qui n'avaient pas de descendants, de disposer de leur fortune comme ils le souhaitaient.
 

- une loi prévoyant la suppression des droits politiques pour tous ceux qui ne s'intéressaient pas à la vie publique.
 

- l'amnistie pour tous les Athéniens exilés.
 

- une loi permettant à chaque citoyen de déposer une plainte contre toute personne ayant porté atteinte à l'honneur, à la vie et au patrimoine d'une tierce personne.

 

- une loi à l'Intention des citoyens Indifférents: loi fort étrange qui note d'infamie tout citoyen qui, dans une sédition, ne se déclare pour aucun parti. Apparemment il ne voulait pas que les particuliers fussent indifférents et insensibles aux calamités publiques, et que, contents d'avoir mis en sûreté leurs personnes et leurs biens, ils se fissent un mérite de n'avoir pris aucune part aux maux de la patrie.

Il voulait que dès le commencement de la sédition, ils s'attachassent à la cause la plus juste; et qu'au lieu d'attendre de quel côté la victoire se déclarerait, ils secourussent les gens honnêtes, et partageassent avec eux le danger.
(Plutarque, Solon 20)

 

 

 

Les mesures citées ci-dessus ne représentent bien entendu qu'une partie des législations adoptées par Solon.

 


 

Il ne se distingua pas seulement par ses qualités de législateur, mais aussi par ses talents de poète élégiaque.
 

Dans ses poèmes, il appelait ses compatriotes à effectuer des actes de bravoure, tout en soulignant son patriotisme.
 

Sous sa gouvernance Athènes fit une avancée spectaculaire vers la démocratie et l’égalité sociale.  


 

Les Présocratiques (1)

 

 

VIè siècle av. J.-C.

 

 

Né à Priène (Asie Mineure), ville ionienne située au nord de Milet et qui entretenait des liens étroits avec Thèbes.
 

La ville était réputée pour son architecture urbaine exemplaire. Elle abritait le sanctuaire principal des Ioniens, le célèbre Panionion.
Bias était l'un des sept sages. Il se distinguait par sa sagesse, par l'exactitude de son jugement et par ses talents de rhéteur.

 

Il défendait les droits des plus faibles face à la justice, sans accepter la moindre rémunération.
Lorsqu'il était obligé de condamner quelqu'un à mort, il pleurait.

 

La légende veut que lorsque le roi de Lydie, Alyapes, assiégea Priène, Bias lâcha dans le camp d'Alyapes deux mules bien nourries.
 

Ce dernier, lorsqu'il aperçut les bêtes, fut étonné par leur bonne condition.
 

Il pensa alors que pour nourrir de tels animaux, les habitants devaient vivre dans de bonnes conditions.
 

Pour s'en assurer il envoya même dans la ville un messager. Bus s'empressa alors de former des tas de sable qu'il recouvrit de grains de blé puis il les montra au messager.
 

Lorsque Alyapes en fut informé, il conclut alors la paix avec les habitants de Priène.                   

 

 

Voici quelques maximes de Bias.

 

 

« Malheureux celui qui souhaite l'impossible. »

« Fais de la sagesse ton arme, de la jeunesse à la vieillesse, car c'est ton bien le plus sûr d'entre tous. »


« Prends par la persuasion et non par la force. »

 

 

 

 


 

Les Présocratiques (1)

 

 

VIè siècle av. J.-C.

 

 

Cléobule était un tyran de Corinthe et l'un des sept sages de la Grèce Antique. Il vécut au Vle siècle av. J.-C.
 

On ne connaît cependant pas sa date de naissance exacte ou la date de sa mort.
 

Certains prétendent que les racines de sa naissance remontent à Héraclès.
 

Il se caractérisait par sa force et sa beauté. Il avait beaucoup voyagé et possédait une grande connaissance de la philosophie égyptienne.
 

Il écrivait des vers, des devinettes et des énigmes.
II eut une fille, Cléobuline, qui était poétesse de vers à six pieds.

 

Cléobule restaura le sanctuaire d'Athènes, qui avait été édifié par Danaos.
 

Parmi les énigmes qui le rendirent célèbre, seule la suivante (dont la solution est le temps) a été sauvegardée:
 

« Un père dont les enfants sont au nombre de douze. Chacun de ses enfants a deux fois trente filles, qui ont un aspect différent. Certaines sont blanches et d'autres sont noires et enfin, elles sont toutes immortelles et toutes meurent ».

 

Quelles maximes de Cléobule:

 

« Tiens la langue »


« N'agis pas par la force »

 

« Ne sois pas fier quand tu es riche, et ne te rabaisse pas à t'humilier quand tu es pauvre »

 

« La mesure est ce qu'il y a de mieux. »

 

 

 

Les Présocratiques (1)

 

 

VIè siècle av. J.-C.

 

 

 

 

Chilon de Sparte ou Chilon le Lacédémonien est considéré comme l'un des sept sages de la Grèce antique.
 

C'est un philosophe à qui Pline l'Ancien attribue le fameux précepte « Connais-toi toi-même » gravée sur le fronton de l'oracle de Delphes.
Il était le fils de Damagète et était originaire de Lacédémone. Chilon fut considéré comme l'un des Sept Sages en raison de sa réforme du régime de Lycurgue, qui permettait aux éphores d'acquérir un certain pouvoir.

 

La législation de Lycurgue faisait des éphores de simples assistants des rois, dénués de tout rôle politique majeur.
 

Chilon profita du contexte de l'époque et parvint à faire en sorte que les éphores remplacent les rois lorsque ceux-ci s'absentaient où lorsque le règne « claudiquait », c'est à dire lorsque l'un des souverains n'était pas en mesure d'assurer ses fonctions ou encore quand les souverains n'étaient pas d'accord entre eux.
 

Chilon rédigea quelque 200 vers élégiaques. Il considérait que l'une des qualités de l'homme était de pouvoir prévoir et pressentir l'avenir à l'aide de la logique. Il se distinguait par la manière laconique avec laquelle il exprimait ses convictions.
 

Il estimait que les principales difficultés que l'homme devait affronter consistait à garder un secret, rester calme et supporter l'injustice.
 

La légende veut que Chilon soit mort de joie, lorsqu'il embrassa son fils suite à la victoire de ce dernier aux jeux olympiques.
 

L'inscription ornant sa tombe se termine par ces mots:

 

« que nous puissions nous aussi avoir une telle mort ».

 

Deux de ses maximes:

 

« Évite que ta parole ne devance ta pensée. »


« Hâte-toi dans les malheurs de tes amis plutôt que dans leurs joies. »

 

 

 

Les Présocratiques (1)

 

 

668-584 av. J.-C.

 

 

 

Périandre fut l'un des tyrans de Corinthe pendant plus de 40 ans. Il succéda à la tyrannie de son père Cypsèle.
 

Au début, il gouverna avec plus de clémence que son père, mais peu à peu il se livra à des injustices et des actes de cruauté.
 

Afin d'affirmer son pouvoir il n'hésita pas à commettre des crimes immenses.
 

On raconte qu'il provoqua la mort de son épouse entrant ainsi en conflit avec son beau-père, le tyran d'Epidaure Proclès, dont il envahit finalement le royaume.
 

Certains suggèrent que la gravité de ses actes a probablement été exagérée en raison de la haine que provoquait son régime tyrannique.
 

Une chose est sûre en tous cas, Périandre fut à l'origine de la splendeur de Corinthe. Il oeuvra à accroître la puissance et l'essor de la ville.
 

Il posa les jalons de la prospérité et en fit une puissance navale de l'époque. Corinthe atteignit donc l'apogée de sa puissance politique en créant les colonies d'Apollonia, d'Epidaure et de Potidée puis en reprenant la souveraineté de Corfou.
 

Du point de vue économique, Corinthe fut sous le règne de Périandre la ville la plus significative de Grèce, grâce à son commerce et son artisanat qui connurent un essor très important.
 

Périandre limita le luxe et interdit l'achat d'esclaves. Il interdit également aux « oisifs » de se promener dans l'agora.
 

Il veilla au développement de la marine, il envisagea la réalisation du canal de Corinthe mais fut contraint d'abandonner son projet en raison du manque de moyens techniques.
 

Enfin, Périandre défendit les lettres et les Arts était lui même considéré comme l'un des sept sages          

 

 

Quelques sentences de Périandre:

 

 

« N'agis pas pour de l'argent. »

 

« L'imprudence est dangereuse. »

 

« Tiens la parole que tu as donnée. »

 

 

 

Les Présocratiques (1)

Sources : Papadogeorgos Georgos « Hommes illustres de la Grèce Antique », "Les penseurs grecs de Thalès de Milet à Prodicos" traduction, introduction et notes par Jean Voilquin + Wikipedia.

Les Présocratiques (1)
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