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Les Présocratiques (4)

Les Présocratiques (4)
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L'Ecole pythagoricienne est une école philosophique de l’Antiquité fondée par Pythagore. Elle dura pendant  neuf ou dix générations, c’est dire que la plupart de ces érudits ne peuvent pas être classés parmi les présocratiques.
 

Elle est aussi une confrérie tant religieuse que scientifique et le dogme du secret entre initiés y était très fort.

 

Les Présocratiques (4)

 

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570-500 av. J.- C.

 

 

 

Mieux vaut être esclave des tyrans plutôt que de ses passions.

 

Il est impossible de tout expliquer à tout le monde.

 

Ne dis pas peu de choses en beaucoup de mots, mais dis beaucoup de choses en peu de mots.

 

Aucun homme n'est libre s'il ne sait pas se contrôler.



Grand philosophe et mathématicien grec. Il naquit à Samos et mourut en Italie méridionale (la Grande Grèce, comme on l'appelait à l'époque). II était le fils du joaillier Mnésarque et de la belle Pythaïdos. On raconte qu'il fut le premier à s'attribuer le nom de « philosophe », c'est-à-dire ami de la sagesse (en grec, philos= ami et Sophia= sagesse).
En effet, un jour où Léontas, tyran de Fliounta, demanda à Pythagore qui il était et quel était son métier, ce dernier lui répondit:
« je suis philosophe ».
 

Ce fut la première fois que ce terme fut employé.
Pythagore eut pour maîtres les célèbres philosophes de son époque, à savoir: Phérécyde, à Lesbos; Thalès et Anaximandre, à Milet etc.

 

Sur la recommandation du tyran de Samos, Polycrate, il se rendit en Égypte, à proximité d'Amasis. Il y resta 22 ans, apprit la langue des Égyptiens, s'initia à toutes leurs connaissances, pénétra dans tous les sanctuaires de la philosophie égyptienne et étudia leurs bibles. Il allât également à Babylone, où il resta 12 ans et fit la connaissance de mages perses et de sages chaldéens. Il se rendit ensuite en Crète.
Là, accompagné d'Epiménide il pénétra dans la grotte d'Idaio Andro (sur les pentes du Psiloriti), où la légende veut que Rhéa ait caché Zeus, dès sa naissance.

 

Il fit aussi un séjour à Délos et à Delphes, puis s'installa finalement à Crotone, en Italie méridionale, où il fonda sa propre école. Cette école était une sorte de fondation politico-religieuse ou encore une confrérie et elle visait à la renaissance sociale des cités grecques, qui faisaient alors l'objet de discordes politiques. La communauté des Pythagoriciens devait avoir des tendances oligarchiques.
Le but de la fondation était de former des sages et des hommes honnêtes, qui pourraient se charger de gouverner les cités. On y organisait cependant également certains rituels secrets et l'on y dispensait l'enseignement systématique des mathématiques, de la médecine et de la religion.

 

Selon certaines sources, la fondation des Pythagoriciens comptait 300 élèves et disciples et elle ne tarda pas à acquérir un tel pouvoir, que ce fut elle qui gouverna la cité.
Poursuivant donc des ambitions politiques, la fondation n'acceptait en son sein que ceux qui après une sélection sévère, prouvaient qu'ils étaient capables de lui être fidèles et dévoués.

 

Ils n'étaient généralement pas issus de la classe populaire mais il s'agissait plutôt de nobles. Ils étaient choisis conformément aux buts de la fondation, afin de créer une organisation solide et toute-puissante, qui conformément au modèle égyptien aurait le pouvoir bien en main. Pythagore fonda des annexes de cette école dans d'autres villes de l'Italie méridionale et en Sicile.
 

Afin que la fondation pythagoricienne puisse atteindre ses buts, il convenait de se débarrasser de toutes les faiblesses des sens et de renoncer à l'habituelle vie terrestre,
 

C'est pour cette raison que les Pythagoriciens respectaient certaines mesures d'ascétisme, telles que celles indiquées ci-dessous et qui peuvent sembler incompréhensibles mais qui ne le sont pourtant pas si l'on tient compte du fait que dans les diverses religions les commandements représentent souvent une règle qui existe simplement pour insuffler un esprit d'équipe et pour obliger les différents membres à adopter une attitude unique.
 

Les règles destinées aux membres étaient par exemple de ne pas manger des fèves, de ne pas attiser un feu avec du fer, de ne pas couper le pain, de ne pas manger le coeur, de ne pas toucher le coq blanc, de ne pas se regarder dans un miroir en ayant la lumière de côté, de ne pas laisser l'empreinte de leurs corps lorsqu'ils se lèvent du lit, de disperser les cendres lorsqu'ils enlèvent la casserole du feu.

 

L'enseignement de Pythagore
La principale découverte de Pythagore fut le théorème du même nom, qui contribua au progrès de l'arithmétique et de la géométrie.

 

La légende veut que Pythagore ait tué cent boeufs afin de remercier les dieux pour cette découverte. La science des chiffres devient chez les Pythagoriciens l'objet d'un regard mystique, tout comme les premiers astronomes étaient également astrologues et les premiers chimistes étaient aussi alchimistes,
Contrairement à Thalès, qui étudie principalement la nature, les Pythagoriciens sont d'abord des mathématiciens et ils découvrent dans les rapports des chiffres et dans l'harmonie exprimée par ceux-ci, une sorte de matière qui correspond selon eux au début de l'univers.

 

Au cours des siècles suivants le Pythagorisme est plus ou moins assimilé à un autre courant mystique, l'Orphisme, dont le fondateur était le ménestrel Orphée, originaire de Thrace. Sa lyre charmait et provoquait la paix dans le monde entier, calmait les vagues de la mer et les animaux sauvages.
 

Les Pythagoriciens sont eux aussi musiciens. Ils étudient la science des sons, dont les intervalles sont quantifiés par des chiffres, posant ainsi les jalons de la théorie acoustique de l'harmonie.
 

Parallèlement, ils croient à la puissance religieuse et «purgative» de la mélodie.
 

Platon sera largement influencé par les Pythagoriciens, ainsi que par les Orphistes. La principale théorie résultant de l'enseignement de Pythagore et de son école repose sur l'affirmation selon laquelle l'essence des choses se trouve dans les Nombres et dans les rapports mathématiques.
 

Cette théorie engendre donc l'importance de certains chiffres: le chiffre 1 est celui de la perception et tous les chiffres découlent du 1. Le 2 est l'opinion, le 3 le mariage, le 4 la justice et la racine carrée du premier chiffre pair, le 5 est le mariage - en tant qu'union entre le premier chiffre pair et le premier chiffre impair - le 7 exprime la santé et la lumière; le 8 l'amour, l'amitié et l'ingéniosité, dans le sens de la capacité de l'esprit à concevoir des idées et enfin le 9 est la racine carrée du premier chiffre impair.
 

Le 10 est un chiffre particulièrement important. La « dizaine secrète », sur laquelle les Pythagoriciens prêtaient serment et qui comprenait le premier « pair-impair », c'est-à-dire l'unité, le premier chiffre pair, le premier impair et la première racine carrée, soit: 1+2+3+4=10.
 

L'opposition pairs - impairs se trouve à la base de toute une série d'autres oppositions majeures, telles qu'infini/fini, multiple unité, mâle/femelle, pair/impair, un/multitude, droite/gauche, ligne droite/courbe, lumière/ombre, carré/multi-longueurs, bien/mal etc.
 

Cette série d'oppositions engendre ensuite l'harmonie qui caractérise le monde entier, mais qui se révèle particulièrement dans les accords musicaux. Les Pythagoriciens considéraient même l'esprit comme une harmonie, qui à travers diverses purifications, tend vers l'harmonie céleste.
 

C'est sur la base de ces conceptions que les Pythagoriciens créèrent leur cosmologie. De manière plus précise, c'est autour du feu central que tournent les dix corps célestes.
 

A l'extérieur se trouve la zone des étoiles, au centre la zone des cinq planètes du soleil et de la lune, et plus bas, la zone sous-lunaire, royaume de l'imperfection.

 

Les Présocratiques (4)

 

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430-350 av. J.-C.



Mathématicien grec, ingénieur, musicien, philosophe, stratège et politicien, originaire de Tarente, en Italie du sud
 

On ne possède pas autant de renseignements sur sa vie, que sur ses activités et son enseignement.
Il s'agissait d'une personnalité notoire dans les affaires publiques, non seulement à Tarente mais aussi dans l'ensemble de la Grande Grèce.

 

Il était l'ami de Platon et prit part de manière active à la vie politique de son pays.
Ses compatriotes lui vouaient une telle admiration pour son savoir, sa morale et ses vertus personnelles, qu'ils l'élirent sept fois stratège (gouverneur) de Tarente, en dépit d'une loi qui interdisait normalement d'occuper ce poste pendant plus d'un an.
Il gouverna conformément aux principes de la morale pythagoricienne. Il est considéré comme le chef spirituel du néo-pythagorisme.

 

Il considérait le monde comme une unité, qui se composait de matière et de genre. C'est le mouvement qui était pour lui à l'origine de la formation des corps par la matière, Il apporta une dimension nouvelle à l'ancienne dualité pythagorique et la transforma en une théorie du monde dynamique et énergique.
 

L'essence des créatures se compose d'après lui d'une certaine unité de forme (genre) et de matière.
La conception concernant l'unité de forme (genre) et de matière apparaît plus tard fondamentale chez Aristote, qui semble avoir été fortement influencé par

 

l'enseignement d'Archytas.
La force motrice originelle (énergie) transforme la matière des éléments en corps. D'une manière plus générale, il admettait le mouvement en tant qu'essence du monde. Mais comme nous l'avons déjà mentionné précédemment, Archytas travailla plus en tant que scientifique qu'en tant que philosophe.

 

Archytas découvrit que la hauteur d'un accord musical dépend de la fréquence des vibrations de la corde. Il établit de manière numérique les relations entre les accords dans les trois genres toniques: mélodieux, tinctorial et diatonique.
 

Il faisait la distinction entre les connaissances provenant de la transmission du savoir et celles résultant de la découverte spontanée de l'individu. Il insistait sur le fait que pour que toute recherche aboutisse, il faut d'abord que la méthode qui va être employée soit bien connue. Il conçut les castagnettes afin d'occuper les enfants et pour faire en sorte qu'ils ne cassent pas des choses de plus grande valeur.
 

Il appliqua au domaine de l'harmonie musicale ses déductions concernant les fractions continues: a/b=b/c=c/d.

 

Les Présocratiques (4)

Sources : Papadogeorgos Georgos « Hommes illustres de la Grèce Antique », "Les penseurs grecs de Thalès de Milet à Prodicos" traduction, introduction et notes par Jean Voilquin + Wikipedia.

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