Considéré par certains comme un ancêtre du surréalisme, Arcimboldo réalise des personnages allégoriques à partir d'objets hétéroclites, de légumes ou de fleurs et de fruits, traités en trompe l'oeil.
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Le Sommelier
Peintre italien (Milan 1527-1593). Ses premières oeuvres sont constituées par des cartons pour vitraux destinés au dôme de Milan, parmi lesquels figure celui de Sainte-Catherine-d'Alexandrie, réalisé en 1556 par le maître verrier Conrad de Mochis, de Cologne.
Les annales mentionnent en effet, de 1549 à 1557, le nom d'Arcimboldi, soit seul, soit associé à celui de son père, Biagio, qui était alors peintre de la fabrique du Dôme.
Il aurait également fourni des cartons de tapisserie destinés à la cathédrale de Côme ; le Voyage de Marie (1562) lui est attribué avec certitude et il semble qu'on puisse également lui accorder la paternité de l'ensemble des huit tapisseries célébrant la vie de la Vierge.
Mais Arcimboldo est surtout connu par ses remarquables « têtes composées ».
Ces étonnantes figures allégoriques, combinaisons étranges de fruits, de fleurs, de légumes ou d'animaux, vont obtenir un grand succès et susciter bon nombre d'imitateurs.
La terre, L'air, L'eau, et Le feu
Leur renommée vaut à l'artiste, en 1562 d'être invité à Prague par Ferdinand 1er de Habsbourg. Il y restera vingt-cinq ans comme peintre de la cour et conservera ses fonctions sous Maximilien II et Rodolphe II, pour ne revenir à Milan qu'en 1587.
Le Kunsthistorisches Museum de Vienne possède ses allégories des Saisons, l'Eté et l'Hiver (1563), et celles des Eléments, l'Eau et le Feu.
L'hiver, l'été, L'automne et Le printemps
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Saisons
Arcimboldo utilise, pour construire ses personnages, des objets caractéristiques de leur état: des livres pour le Bibliothécaire, une barrique pour le corps du Cantinier, des casseroles pour le Cuisinier, des cerfs, des lièvres et des chiens pour le Chasseur, ou même des corps nus d'enfants morts et vivants pour Hérode.
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Le bibliothéquaire
On lui doit aussi des tableaux à double lecture, où il se sert de la technique précédente, mais qui présentent, selon qu'on les regarde dans un sens ou en les retournant, soit un personnage, soit une nature morte (le Marchand de légumes de la pinacothèque de Crémone ; le Cuisinier de la collection Brauneryelm à Djursholm).
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1590 Le Maraîcher nature morte à l'envers et à l'endroit
Ces oeuvres sont le résultat d'une imagination fiévreuse, mais surtout l'aboutissement de recherches intellectuelles menées dans la ligne du mouvement maniériste et favorisées par le climat de la cour des Habsbourg, à Prague, où artistes et hommes de science menaient une quête passionnée pour tenter d'arracher ses secrets à la nature, mêlant le réel à l'irréel, la rigueur technique la plus stricte au goût pour les aberrations et les monstruosités, les « trucs » du prestidigitateur aux arcanes du magicien.
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Corbeille
On a cru déceler, de nos jours, dans l'oeuvre d'Arcimboldo, une attitude surréaliste avant la lettre, et certains ont même été tentés de l'interpréter à la lumière de la psychanalyse ; d'autres y ont vu l'influence de Léonard de Vinci et de Jérôme Bosch, mais ces artistes étaient, en fait, préoccupés par des problèmes bien différents.
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Flore et Vertumne
Pourtant, dans les recherches cérébrales et sophistiquées de Giuseppe Arcimboldo il faut faire une part à l'exaltation de la personne humaine en effet, le peintre ramène à l'homme tous les éléments de la nature, tous les objets qu'il a lui-même élaborés ; l'un de ses tableaux, particulièrement significatif à cet égard, s'intitule Homo omnis creatura, ce que l'on pourrait traduire : l'homme est chaque créature. Il poursuit ainsi le grand rêve anthropocentrique de la Renaissance tout en conservant, à l'égard de la personne humaine, une certaine défiance, voire un véritable mépris, qui l'amène à la rabaisser au niveau des objets ou des animaux et l'incite à pratiquer sur elle une froide et impitoyable opération de laboratoire.
Source: encyclopédie "les muses"
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Homo Omnis Creatura