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Otto Wols

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Otto Wols

 

 

 

Alfred Otto Wolfgang Schulze dit Wols (1913-1951) est un peintre, aquarelliste, graveur, graphiste et photographe allemand né à Berlin.
Son nom d'artiste et acronyme est formé des initiales Wolfgang Schulze.

 

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1939 Les Pieds

Cet autodidacte, est considéré comme un pionnier de l'abstraction lyrique et un des tenants du tachisme et le l'art informel.
Il est tout d'abord influencé par le dessin automatique des surréalistes

Il commence à peindre en 1927, influencé par Paul Klee, Otto Dix et George Grosz.

Wols a très tôt expérimenté le geste par l'improvisation proche des graffitis, des dessins d'enfants et du crayonnage spontané, le hasard, la peinture instinctive.

Il s'intéresse également très tôt à la photographie, et suit une formation artistique au Bauhaus.

Mais, rapidement, il va privilégier l'expression graphique, amorcée dans ses premiers travaux à l'encre de Chine.  

 

Au début des années 1930 Wols fuit le régime hitlérien et s'installe en France à Paris où il peint et travaille comme portraitiste et professeur d'allemand.

Il fait la connaissance d'Hélène Marguerite Dabija dit Gréty qu'il épousera plus tard.

Le 14 juillet 1932 Alfred Otto Wolfgang voyage à Paris, où il rencontre Hans Arp, Alexander Calder, Alberto Giacometti, Max Ernst, Tristan Tzara, Juan Miro et beaucoup d'autres personnalités de la scène parisienne du théâtre, de la littérature et des beaux-arts.

 

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1945-46 Painting

Otto Wols décide alors de quitter définitivement l’Allemagne pour vivre à Paris.
Sans papiers, il est considéré comme déserteur et apatride ce qui conduit à différentes reprises à des arrestations par la police.

Il émigre un temps en Espagne où il exerce le métier de chauffeur de taxi.

Tout en continuant à peindre des aquarelles, il devient photographe de métier.

Il revient en France et obtient un contrat de photographe du Pavillon de l'Élégance et de la Parure à l'exposition universelle de Paris.
Il photographie de nombreux artistes, comédiens et autres personnalités. Il a, par exemple, réalisé un très beau portrait photographique de Max Ernst.

 

Max Ernst

En 1936, il reçoit avec l'aide de Fernand Léger et Georges-Henri Rivière un permis de séjour limité avec obligation de notification mensuelle à la police de Paris. Encore sans permis de travail Schulze gagne sa subsistance avec la photographie.
En 1937, ses travaux sont exposés pour la première fois publiquement dans la galerie de photo renommée la Galerie de la Pléiade.


 

 

Le 3 septembre 1939, il est emprisonné avec d'autres Allemands en tant « qu'étranger ennemi » dans différents camps d'internement français, notamment celui des Milles près de Nîmes.

Pendant cet internement il fait de nombreux dessins et aquarelles surréalistes:
Il porte avec lui un sac de toile grossière, bourré de livres, d'albums et de petits papiers couverts d'aphorismes à partir desquels s'esquisse son projet de s'exprimer par le mélange intime de ces trois éléments : textes choisis par lui, textes de lui et dessins.
Dans ces écrits, il est question de tout et de rien : de l'existence, de l'amour, de l'argent, de Dieu, du monde, de l'art, des femmes et des voitures.
Ironique, cynique, poétique ou mélancolique, écho direct de ses dispositions d'esprit, de ses influences, de ses images mentales et de sa culture philosophique, les notes de Wols nous offrent un accès direct à sa pensée.


 

1942 La blême - Huile

Son mariage en octobre 1940 avec Grety lui permettra d'être libéré. Il se réfugie ensuite à Dieulefit.
Pendant la guerre le couple vivote dans différents lieux du Sud de la France.

Entre 1939 et 1940, il se consacre entièrement au dessin, ce qui le mène vers la non-figuration.
Cette orientation est particulièrement manifeste entre 1942 et 1945, époque où il se trouve à Dieulefit.
Il s'attache alors à rendre minutieusement compte d'un monde organique de cellules sur le point d'exploser.

 

1946 La grenade bleue

Avec l'utilisation de l'huile dans les années 1946-1947, la peinture de Wols se libère de ce dessin trop contenu, privilégiant dès lors une approche plus sensuelle, voire rageuse (ses toiles laisseront apparaître des traces de doigts).
Les giclures et dégoulinures de sa peinture convulsive témoignent d'une certaine spontanéité de l'exécution, d'un geste moins contrôlé et d'un souci de laisser s'exprimer les propriétés physiques du matériau.

 

 

1944-45 Untitled

Le Grand Orgasme (1947), toile éclatée au nom révélateur, anticipe ainsi le courant de l'art informel ; théorisé par Michel Tapié un an après la mort de Wols.
Cette toile répond également, en écho, à l'action painting qui se développe à la même époque à New York dans les « dripping » de Jackson Pollock.

 

1947 Le grand orgasme

En 1947 ses aquarelles sont exposées à Paris à la Galerie Drouin.
Il participe au salon des réalités nouvelles. Il se lie d'amitié avec le peintre Georges Mathieu. Il illustre des livres de Paulhan, Sartre, Kafka et Artaud.
Il expose à Milan et New York et signe un contrat avec le galeriste Pierre Loeb.

L'exposition organisée en 1951 par Tapié, Véhémences confrontées, présente, sous le dénominateur commun des « tendances extrêmes de la peinture non-figurative », les oeuvres des Parisiens Wols, Mathieu et Hartung et des Américains Pollock et de Kooning.

 

 

Alcoolique, il consent à une désintoxication en 1951.

A sa sortie il peint de nouvelles aquarelles. Le 25 août de la même année il meurt à Champigny-sur-Marne, vraisemblablement d'une intoxication alimentaire.

1947 Aile de papillon

1947 It's All Over - The City

 

1947 Le Tourbillon

1949 L'Oeil de Dieu

1951 L'Inachevée

1951 Wols - Sa dernière aquarelle

Untitled

Untitled

 

 

 

 

 

1949 Formes en mouvement

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