Par Minotaure
HANS PRINZHORN
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En 1920 , Hanz Prinzhorn est assistant à l'institut psychiatrique de la clinique de l'université de Heidelberg.
Il s'interesse au dessins et autres créations plastiques de ses malades et reussit à réunir près de 6000 oeuvres dont le caractère à la fois fascinant et perturbant attire l'oeil des artistes de l'époque (les surréalistes notamment, Richard Lindner, ...).
Ces peintures, dessins, collages, sculptures, posent la question de l'art.
Il s'agit de productions de l'esprit qui se passent de tout savoir technique et qui ne font référence à aucune oeuvre antérieure. Donc pas de comparaison possible. Comment juger dès lors ?
Les auteurs sont dit atteints de "Schizophrenie", "Mélancolie", "Démence précoce", "Psychopathie", "Manie sénile", "Démence paranoïde", "Imbécilité", etc... selon la terminologie de l'époque.
Ce sont des solitaires capables de faire passer dans leurs créations, parfois de simples dessins une émotion d'une intensité sans égale.
La valeur de ces oeuvres doit plus à une sorte de force primitive qu'à une connaissance de l'art.
Neanmoins, le parrallèle est trop vite fait entre la folie de l'artiste reconnu (Van Gogh, Dali, ...) et l'art du "fou".
Les premiers, de par la maîtrise de la forme savent canaliser l'émotion et nous la transmettent via un code culturel qui necessite un apprentissage de la part du spectateur.
Chez les seconds, les forces intérieures ne sont retenues par aucune contrainte et donnent libre cours à un chaos immédiatement perceptible.
Que l'on soit perturbés ou fascinés par ces oeuvres, c'est à nos propres forces intérieures qu'elles s'adressent.
Mais dans les deux cas, c'est notre imaginaire qui est sollicité.


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