Par Minotaure
Le dernier "Billet" ou "Article" (au diable les politesses) de La Muse m' a rappelé un sujet déjà publié ailleurs (pas de pub) que je reproduit ici (trop marrant ces chassé-croisés...).
/http%3A%2F%2Fahp.li%2Fa748034595159a55c34f.jpg)
En musique, au moyen-âge, le Diabolus in Musica (litt. « le diable dans la musique ») était le nom donné à la présence d'un intervalle de trois tons (aujourd'hui appellé triton).
Les nombres ont un rôle particulier dans la musique. La règle des musiciens du Moyen-Âge était que plus les proportions étaient simples, plus le son produit était beau. Certains intervalles étaient considérés comme harmonieux, à cause de leur simplicité: l'octave, la quarte, la quinte, en particulier. Or, il y avait un intervalle qu'ils considéraient comme particulièrement désagréable et inacceptable; c'était celui de la quarte augmentée (par exemple Do-Fa#). Cet intervalle, appelé triton, était considéré tellement désagréable qu'on l'appelait aussi diabolus in musica.
/http%3A%2F%2Fahp.li%2F9d1d734ab8e828989d3c.jpg)
Triton
On le nommait ainsi non seulement parce qu'il était suprêmement désagréable à l'oreille, mais surtout parce qu'il rendait impossible le rêve d'une harmonie musicale totale. Si vous essayer de construire un mouvement musical continu avec des quintes majeures, par exemple (et aussi avec des tierces ou des quartes majeures) vous revenez facilement au point de départ; mais avec une quarte augmentée c'est impossible. On ne peut clore le cercle. Et si les théoriciens de la musique consacrèrent tant de réflexion à ce problème, c'est que cela menaçait leur vision philosophique -- naïvement positive -- de l'univers.
/http%3A%2F%2Fahp.li%2F3bf0ae6a39bb1771a837.jpg)
Pour ceux qui ne craignent pas de "saigner" des oreilles, voici un Triton
Pour Internet Explorer
Pour Firefox
Sympa, non !
Le compositeur Carlo Gesualdo l'utilise abondamment dans ses oeuvres
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog

