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Les trois métamorphoses

Les trois métamorphoses
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Le premier livre de Zarathoustra commence par le récit de trois métamorphoses « Comment l'esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant. » Le chameau est l'animal qui porte : il porte le poids des valeurs établies, les fardeaux de l'éducation, de la morale et de la culture. Il les porte dans le désert, et, là, se transforme en lion : le lion casse les statues, piétine les fardeaux, mène la critique de toutes les valeurs établies. Enfin il appartient au lion de devenir enfant, c'est-à-dire Jeu et nouveau commencement, créateur de nouvelles valeurs et de nouveaux principes d'évaluation.
Selon Nietzsche ces trois métamorphoses signifient, entre autres choses, des moments de son oeuvre, et aussi des stades de sa vie et de sa santé. Sans doute les coupures sont-elles toutes relatives le lion est présent dans le chameau, l'enfant est dans le lion ; et dans l'enfant il y a l'issue tragique.


(texte de Gilles Deleuze)

 

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Pour écouter d'autres extraits du Zarathoustra, voir Ici

Les trois métamorphoses

 

Il peut être interessant de comparer trois traductions: celle de Henri Albert, celle de Genevieve Bianquis et celle de Maurice de Gandillac.

 

Henri Albert : LES TROIS MÉTAMORPHOSES

Genevieve Bianquis : DES TROIS MÉTAMORPHOSES

Maurice de Gandillac : DES TROIS MÉTAMORPHOSES

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Je vais vous dire trois métamorphoses de l'esprit: comment l'esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant.

Je vais vous énoncer trois métamorphoses de l'esprit : comment l'esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant.

De l'esprit, c'est trois métamorphoses que je vous nomme : comment l'esprit devient chameau, et lion le chameau et, pour finir, enfant le lion.

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Il est maint fardeau pesant pour l'esprit, pour l'esprit patient et vigoureux en qui domine le respect: sa vigueur réclame le fardeau pesant, le plus pesant.

Il est maint fardeau pesant pour l'esprit, pour l'esprit fort et patient que le respect anime : sa vigueur réclame les fardeaux les plus lourds.

Pesantes sont bien des choses pour l'esprit, pour le robuste esprit, pour qui a des reins solides, en qui habite le respect; c'est du pesant et c'est du plus pesant que se languit sa robustesse.

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Qu'y a-t-il de plus pesant! ainsi interroge l'esprit robuste. Dites-le, ô héros, afin que je le charge sur moi et que ma force se réjouisse.

Qu'y a-t-il de pesant? ainsi interroge l'esprit courageux; et il s'agenouille comme le chameau et veut qu'on le charge bien. Quel est le fardeau le plus lourd, ô héros? - ainsi interroge l'esprit courageux - afin que je le prenne sur moi et que ma force se réjouisse.

Quelle chose est pesante ? ainsi questionne l'esprit aux reins solides; de la sorte il s'agenouille comme fait le chameau, et veut sa bonne charge. Quelle est la plus pesante chose, ô vous les héros, ainsi questionne l'esprit aux reins solides, afin que sur moi je la prenne et de ma robustesse m'éjouisse ?

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N'est-ce pas cela: s'humilier pour faire souffrir son orgueil ? Faire luire sa folie pour tourner en dérision sa sagesse ?

N'est-ce pas ceci : s'humilier pour faire bal à son orgueil ? Faire luire sa folie pour tourner en dérision sa sagesse ?

N'est-ce ceci : soi-même s'abaisser pour faire mal à son orgueil? Pour moquer sa sagesse faire briller sa folie?

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Ou bien est-ce cela: déserter une cause, au moment où elle célèbre sa victoire ? Monter sur de hautes montagnes pour tenter le tentateur ?

Ou est-ce cela : abandonner notre cause, au moment où elle cèlèbre sa victoire ? Monter sur de hautes montagnes pour tenter le tentateur ?

Ou ceci : de sa cause se séparer lorsqu'elle célèbre sa victoire? De hautes cimes gravir pour tenter même le tentateur ?

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Ou bien est-ce cela: se nourrir des glands et de l'herbe de la connaissance, et souffrir la faim dans son âme, pour l'amour de la vérité ?

Ou est-ce cela : se nourrir des glands et de l'herbe de la connaissance, et souffrir la faim dans son âme, pour l'amour de la vérité ?

Ou ceci : des glands et des herbes du connaître faire sa nourriture et, par amour de la vérité, en son âme souffrir la faim ?

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Ou bien est-ce cela: être malade et renvoyer les consolateurs, se lier d'amitié avec des sourds qui n'entendent jamais ce que tu veux? 

Ou est-ce cela : être malade et renvoyer les consolateurs, se lier d'amitié avec des sourds qui n'entendent jamais ce que tu veux ?

Ou ceci : être malade et chez eux renvoyer les consolateurs , avec des sourds nouer amitié, lesquels jamais n'entendent ce que tu veux ?

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Ou bien est-ce cela: descendre dans l'eau sale si c'est l'eau de la vérité et ne point repousser les grenouilles visqueuses et les purulents crapauds? 

Ou est-ce cela : descendre dans l'eau trouble si c'est l'eau de la vérité, ne repousser ni les froides grenouilles ni les crapauds fiévreux ?

Ou ceci : dans une eau sale descendre, si c'est l'eau de la vérité, et froides grenouilles et crapauds brûlants de soi point n'écarter ?

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Ou bien est-ce cela: aimer qui nous méprise et tendre la main au fantôme lorsqu'il veut nous effrayer ?

Ou est-ce cela : aimer qui nous méprise et tendre la main au fantôme lorsqu'il veut nous effrayer ?

Ou ceci : aimer nos contempteurs et au spectre tendre la main lorsqu'il nous veut effrayer ?

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L'esprit robuste charge sur lui tous ces fardeaux pesants: tel le chameau qui sitôt chargé se hâte vers le désert, ainsi lui se hâte vers son désert.

L'esprit courageux assume tous ces fardeaux pesants : tel le chameau qui, sitôt chargé, se hâte vers le désert, ainsi se hâte-t-il vers son désert.

Tout cela, qui est le plus pesant, sur lui le prend l'esprit aux reins solides; de même que le chameau, sitôt chargé, vers le désert se presse, ainsi vers son désert se presse l'esprit.

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Mais au fond du désert le plus solitaire s'accomplit la seconde métamorphose: ici l'esprit devient lion, il veut conquérir la liberté et être maître de son propre désert.

Mais au fond du désert le plus désolé s'accomplit la seconde métamorphose : ici l'esprit devient lion, il veut conquérir la liberté et être le maître de son propre désert.

Mais dans le plus solitaire désert advient la deuxième métamorphose : c'est lion ici que devient l'esprit. De liberté il se veut faire butin et dans son propre désert être son maître.

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Il cherche ici son dernier maître: il veut être l'ennemi de ce maître, comme il est l'ennemi de son dernier dieu; il veut lutter pour la victoire avec le grand dragon.

Il cherche ici son dernier maître : il veut être l'ennemi de ce maître, et de son dernier dieu; pour la victoire il veut lutter avec le grand dragon.

Son dernier maître il cherche là; de lui il se veut faire l'ennemi, et de son dernier dieu; pour être le vainqueur, avec le grand dragon il veut lutter.

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Quel est le grand dragon que l'esprit ne veut plus appeler ni dieu ni maître? "Tu dois", s'appelle le grand dragon. Mais l'esprit du lion dit: "Je veux."

Quel est le grand dragon que l'esprit ne veut plus appeler ni dieu ni maître ? « Tu dois », s'appelle le grand dragon. Mais l'esprit du lion dit : « Je veux ».

Quel est le grand dragon que l'esprit ne veut plus nommer maître ni dieu ? "Tu-dois", ainsi se nomme le grand dragon. Mais c'est "Je veux" que dit l'esprit du lion.

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"Tu dois" le guette au bord du chemin, étincelant d'or sous sa carapace aux mille écailles, et sur chaque écaille brille en lettres dorées: "Tu dois!"

« Tu dois » le guette au bord du chemin, étincelant d'or sous sa carapace aux mille écailles, et sur chaque écaille brille en lettres dorées : « Tu dois! »

"Tu-dois" lui barre le chemin, étincelant d'or, bête écailleuse, et sur chacune des écailles, en lettres d'or, brille "Tu-dois"

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Des valeurs de mille années brillent sur ces écailles et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons: "Tout ce qui est valeur - brille sur moi."

Des valeurs maintes fois séculaires brillent sur ces écailles et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons :« La valeur de toutes choses brille sur moi.»

De millénaires valeurs scintillent ces écailles, et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons : « toute valeur des choses - étincelle sur moi ».

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Tout ce qui est valeur a déjà été créé, et c'est moi qui représente toutes les valeurs créées. En vérité il ne doit plus y avoir de "Je veux"! Ainsi parle le dragon.

Toute valeur a déjà été créée, et toutes les valeurs créées sont en moi. En vérité, il ne doit plus y avoir de « Je veux »! Ainsi parle le dragon.

« Déjà fut toute valeur créée, et toute valeur créée - voilà ce que je suis. En vérité, de "Je veux" il ne doit point y avoir » Ainsi parle le dragon.

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Mes frères, pourquoi est-il besoin du lion de l'esprit ? La bête robuste qui s'abstient et qui est respectueuse ne suffit-elle pas ?

Mes frères, pourquoi est-il besoin du lion de l'esprit ? N'avons-nous pas assez de la bête robuste qui renonce et qui se soumet ?

Mes frères, est-il besoin du léonin dans l'esprit ? Ne suffit-elle donc, la bête aux reins solides, qui se résigne et respecte ?

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Créer des valeurs nouvelles - le lion même ne le peut pas encore: mais se rendre libre pour la création nouvelle - c'est ce que peut la puissance du lion.

Créer des valeurs nouvelles, - le lion même ne le peut pas encore : mais se rendre libre pour des créations nouvelles, - c'est là ce que peut la puissance du lion.

Créer des valeurs neuves, le lion lui-même encore ne le peut, mais se créer liberté pour de nouveau créer, cela le peut, - cela le peut la force léonine.

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Se faire libre, opposer une divine négation, même au devoir: telle, mes frères, est la tâche où il est besoin du lion.

Se libérer, opposer un « non » sacré même au devoir : telle, mes frères, est la tâche qui incombe au lion.

Se créer liberté, et un saint Non même face au devoir; pour cela, mes frères, il est besoin du lion.

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Conquérir le droit de créer des valeurs nouvelles - c'est la plus terrible conquête pour un esprit patient et respectueux. En vérité, c'est là un acte féroce, pour lui, et le fait d'une bête de proie.

Conquérir le droit de créer des valeurs nouvelles, - c'est la plus terrible conquête pour un esprit patient et respectueux. En vérité, c'est pour lui un rapt et le fait d'une bête de proie.

A de nouvelles valeurs se donner droit, - pour un esprit docile et respectueux c'est la prise la plus terrible. En vérité c'est là pour lui un rapt et l'affaire d'une bête de proie.

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Il aimait jadis le "Tu dois" comme son bien le plus sacré: maintenant il lui faut trouver l'illusion et l'arbitraire, même dans ce bien le plus sacré, pour qu'il fasse, aux dépens de son amour, la conquête de la liberté: il faut un lion pour un pareil rapt.

Il aimait jadis le « Tu dois » comme son bien le plus sacré : à présent il lui faut trouver l'illusion et l'arbitraire, même dans le plus sacré, afin d'assurer sa liberté aux dépens de son amour : il faut un lion pour un tel rapt.

Comme son plus sacré jadis il aimait le "Tu-dois"; encore même dans le plus sacré il ne peut trouver à présent que délire et arbitraire s'il doit à son amour ravir sa liberté : du lion il est besoin pour un tel rapt.

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Mais, dites-moi, mes frères, que peut faire l'enfant que le lion ne pouvait faire ? Pourquoi faut-il que le lion ravisseur devienne enfant ? 

Mais dites-moi mes frères, que peut faire l'enfant que le lion n'ait pu faire ? Pourquoi faut-il que le lion féroce devienne enfant ?

Mais dites, mes frères, que peut encore l'enfant que ne pourrait aussi le lion ? Pourquoi faut-il que le lion ravisseur encore se fasse enfant ?

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L'enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation.

L'enfant est innocence et oubli, un nouveau commencement et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, un « oui » sacré.

Innocence est l'enfant, et un oubli et un recommencement, un jeu, une roue qui d'elle-même tourne, un mouvement premier, un saint dire Oui.

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Oui, pour le jeu divin de la création, ô mes frères, il faut une sainte affirmation: l'esprit veut maintenant sa propre volonté, celui qui a perdu le monde veut gagner son propre monde.

Oui, pour le jeu de la création, mes frères, il est besoin d'un « oui » sacré. C'est sa volonté que l'esprit veut à présent, c'est son propre monde que veut gagner celui qui est perdu au monde.

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Je vous ai nommé trois métamorphoses de l'esprit: comment l'esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant. -

Je vous ai nommé trois métamorphoses de l'esprit : comment l'esprit devient chameau, comment l'esprit devient lion, et comment enfin, le lion devient enfant. »

De l'esprit c'est trois métamorphoses que je vous ai nommées : comment l'esprit devient chameau, et lion le chameau et, pour finir, enfant le lion.

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Ainsi parlait Zarathoustra. Et en ce temps-là il séjournait dans la ville qu'on appelle: la Vache multicolore.

Ainsi parlait Zarathoustra. Et en ce temps là il séjournait dans la ville qu'on appelle la Vache multicolore.

Ainsi parlait Zarathoustra. Et lors il séjournait dans la ville qu'on nomme « La Vache pie ».

 


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T
Ces trois métamorphoses me font penser à une pensée de Descartes qui m'a fait beaucoup méditer et douter aussi :  "La seule résolution de se défaire de toutes les opinions qu'on a reçues auparavant en sa créance, nest pas un exemple que chacun doive suivre ; et le monde n'est quasi composé que de deux sortes d'esprits auxquels il ne convient aucunement. À savoir, de ceux qui, se croyant plus habiles qu'ils ne sont, ne se peuvent empêcher de précipiter leurs jugements, ni avoir assez de patience pour conduire par ordre toutes leurs pensées : d'où vient que, s'ils, avaient une fois pris la liberté de douter des principes qu'ils ont reçus, et de s'écarter du chemin commun, jamais ils ne pourraient tenir le sentier qu'il faut prendre pour aller plus droit, et demeureraient égarés toute leur vie." discours de la méthode.<br /> Mon esprit a maintes fois glissé en marchant dans les eaux sales et troubles de la vérité, et sur les grenouilles visqueuses, mais pour se relever, plus original, moins ordinaire, métamorphosé. <br /> Article et audio très appréciés, un poète assurément ce Nietzsche. Un esprit robuste et patient comme je les aime. :)
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M
décidemment, tu me fais redécouvrir mon blog, je l'avais oublié, cet article :0036:
A
Je suis actuellement en train de relire son petit fascicule sur Nietzsche (quand mon emploi du temps me le permet). Outre la qualité de l'écriture, ce que j'apprécie le plus, c'est l'effort de l'auteur pour dissiper les malentendus, les amalgames autour des concepts developpés par  Nietzsche comme la volonté de puissance.
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