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Luca Signorelli

Autoportrait

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Luca Signorelli

Luca Signorelli né Luca d'Egidio di Ventura appelé parfois Luca da Cortona (Cortone, vers 1450 - 16 octobre 1523) est un peintre italien toscan de l'école florentine.

 

Luca Signorelli Autoportrait avec Niccolo d'Angeli Franceschi

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Sa formation s'effectue probablement au contact des oeuvres de Fra Angelico et des primitifs siennois, mais ce sont surtout les fresques de Piero della Francesca qui, selon Vasari, auront une influence décisive sur l'évolution du jeune peintre.
A ces premiers apports viennent s'ajouter également ceux d'artistes italiens comme Pollaiolo, Verrocchio et le Pérugin, dont il avait pu voir des peintures lors de ses séjours à Florence.
La conjonction de toutes ces influences apparaît déjà nettement dans la décoration à fresque de la sacristie della Cura à la basilique de Loreto (1476-1479) avec la Conversion de saint Paul, et dans deux tableaux - la Vierge au lait et la Flagellation - exécutés à la même époque pour l'église Santa Maria del Mercato à Fabriano et conservés à la pinacothèque de Brera à Milan.

 

 

 

la Conversion de saint Paul de la basilique de Loreto

De Piero della Francesca Signorelli adopte le traitement sculptural des figures bien distribuées dans l'espace, mais les gestes et les attitudes moins statiques sont à rapprocher du style mouvementé de Pollaiolo, de même que le goût pour les jeux d'ombre et de contre-jour.

 

Luca Signorelli
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En 1482, il est appelé à Rome par le pape pour participer à la décoration de la chapelle Sixtine, entreprise deux ans plus tôt par Botticelli, Ghirlandaio, Rosselli et le Pérugin.
L'intervention de Signorelli se limitera à l'exécution du panneau le Testament et la mort de Moïse, réalisé d'ailleurs en collaboration avec un de ses assistants, Bartolomeo della Gatta.

 

 

le Testament et la mort de Moïse

Dès cette époque il se voit confier de nombreuses commandes ainsi, pour la cathédrale de Pérouse, le retable de Sant'Onofrio (1484), pour Città di Castello, une bannière représentant la Vierge (1488), et, pour la ville de Volterra, une Sainte Conversation et une Annonciation (pinacothèque de Volterra).
Dans toutes ses réalisations se remarquent des effets de couleurs brutales et contrastées ainsi qu'une mise en valeur des volumes.

 

Retable de Sant'Onofrio

Plus de sérénité et de concentration a présidé à l'élaboration de deux "tondi" datés entre 1485 et 1495 et conservés à la galerie des Offices de Florence la Vierge à l'Enfant et la Sainte Famille, où le peintre parvient à insérer à l'arrière-plan quelques nus puissants que l'on retrouve dans presque toutes ses créations.

 

Luca Signorelli

 

l'Education de Pan (1488)

Ce goût nouveau pour le nu, en particulier masculin, s'affirme avec éclat dans l'Education de Pan (1488), autrefois conservé au musée de Dahlem à Berlin, mais détruit en 1945.
Réalisé à la demande de Laurent de Médicis, ce grand tableau développait une symbolique néoplatonicienne complexe.
Mais surtout il fournit à Signorelli l'occasion de présenter des figures de nus hardies ; ces dernières entourent le trône divin, au centre, et donnent à l'ensemble une structure particulière, proche de celle des Sainte Conversation traditionnelles.
La composition, ici assez statique, est déterminée par l'importance donnée à la direction des regards, créant un réseau de lignes obliques imaginaires.
Entre 1497 et 1498 Signorelli exécute huit fresques illustrant la Vie de saint Benoît pour le cloître de l'abbaye de Monteoliveto Maggiore (près de Sienne), aujourd'hui malheureusement très détériorées, mais où l'on devine une plus grande sensibilité dans la douceur particulière conférée aux figures féminines.

Luca Signorelli

Orvieto, perchée également sur son éperon rocheux est fameuse pour la cathédrale gothique qui abrite la chapelle San Brizio décorée par Luca Signorelli

Sa célébrité grandissante lui vaut d'être invité en 1499 par le chapitre d'Orvieto pour achever la décoration peinte (commencée par Fra Angelico un demi-siècle plus tôt) de la chapelle San Brizio dans la cathédrale.

 

La Chapelle San Brizio du Duomo

 


Évinçant le Pérugin et le Pinturicchio, il termine alors la voûte avec les figures des Apôtres et des docteurs de l'Église, puis il peint sur le soubassement des murs - dans un cadre de grotesques et d'arabesques - des poètes, des philosophes ainsi que des scènes mythologiques.

 

L'Antéchrist

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Luca Signorelli et Fra Angelico figurent sur la fresque de l'Antéchrist
 

Mais c'est sur les parois proprement dites qu'il donne la pleine mesure de son talent avec des oeuvres comme l'Antéchrist, le jugement dernier, les Damnés, les Bienheureux, le Paradis, l'Enfer et la Résurrection.
Dans ces différentes scènes, Signorelli recherche avant tout les effets pathétiques par de nombreux raccourcis, des visages grimaçants, des corps distordus (l'Enfer), avec un réalisme qui annonce Michel-Ange dans le rendu précis de la musculature (les Bienheureux) ou au contraire avec une absence totale de modelé, des attitudes stéréotypées et raidies (le jugement dernier), les personnages devenant des sortes de pantins.
Ces traits sont encore accusés par la sécheresse du dessin, la dureté des coloris (rouge, vert, jaune) contrastés, tous ces caractères préfigurant la peinture maniériste qui sera portée à son paroxysme par Jules Romain.

La fin du monde (Apocalypse)

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Cette entreprise menée à terme en 1502, il reçoit de nombreuses commandes en province - la Déposition de Croix (musée de Cortone), le Christ crucifié avec Madeleine (galerie des Offices, Florence) - qui l'obligent à se faire aider par quelques élèves.
En 1508, à la demande du pape Jules II, il se rend à Rome pour travailler aux fresques des « Stanze », au Vatican, mais il est bientôt congédié et doit céder la place à Raphaël.
Après un dernier séjour à Rome - tout aussi infructueux - en 1513, il se retire à Cortone et dès lors ne produit plus que quelques oeuvres qui n'ont pas la qualité de celles réalisées auparavant et qui tendent à un certain académisme.

La séparation des âmes

Le Jugement Dernier (Les Damnés)

 

 

Les élus

 

En 1523 le cardinal Passerini lui commande le Baptême du Christ, fresque pour la chapelle de son palais proche de Cortone, mais cette oeuvre restera inachevée.
Tout en conservant les formes sculpturales de Piero della Francesca, Signorelli s'en distingue souvent par les attitudes mouvementées, l'expression forcée des visages, et par ses nus puissants qui évoquent Michel-Ange, bien que ses coloris froids et sa tendance à figer le mouvement soient plus proches de la manière de Jules Romain.

La Résurection des corps

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