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Ils sont fous ces rois, en tous cas, quelques-uns mérite de figurer au ...
"Top 10 des Rois Fous"
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1. Louis II de Bavière
Il ruina son pays pour se faire construire des
châteaux inaccessibles
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Louis II de Bavière, est né le 25 août 1845 à Nymphenburg, près de Munich, et décéde à Berg en 1886.
Pour certains, ce roi pas comme les autres était un autiste, un paranoïaque, un érudit, un opiomane, un roi beau, un roi de rêve, un roi de contes de fées, un roi bâtisseur, un roi fou.
Louis II de Bavière, grande énigme de l'Histoire, se détacha très rapidement des affaires de son pays au profit de sa vision très personnelle, égocentrique, artistique, musicale, théâtrale et architecturale d'un monde où lui seul devait en être le spectateur, l'acteur et le figurant.
Ce monarque extravagant, qui avait une frénésie de construction, mais pas exclusivement de châteaux, était d'une complexité psychologique assez rare.
Il ne supportait pas, par exemple, que ses domestiques le regardent dans les yeux ; il détestait la foule, et même le genre humain dans son entier ; seuls les morts et les personnages de légende avaient droit à sa considération.
Esthète éminemment raffiné, grand amateur de musique et de théâtre, par certains côtés artiste manqué, il entendait donner à ses rêves insensé, le profil d'une réalité qu'il fuyait ardemment.
D'ailleurs, il vivait plutôt la nuit. C'est en effet quand elle enveloppait les paysages et qu'il était certain que le gros de l'effectif du monde des vivants était endormi qu il s'évadait de la réalité quotidienne qui l'oppressait.
Son plaisir suprême consistait à caracoler, tantôt en carrosse, tantôt en traîneau, à travers la campagne.
Ce roi excessif et dispendieux, qui ne tenait pas compte des mesures d'économie préconisées par son cabinet, s'appliqua, par des constructions extravagantes, à donner corps à l'univers wagnérien, comme, par exemple, cette grotte de Vénus qui évoque l'opéra intitulé Lohengrin.
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Mais le comble de ses excentricités réside bien dans la construction de ses multiples châteaux, notamment celui de Herrenchiemsee, qui était la copie approximative du château de Versailles, avec une galerie des Glaces d'une taille supérieure au modèle.
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Cette prodigieuse réalisation fut un gouffre pour l'Allemagne d'alors.
Au nombre de ses autres châteaux baroques, qu'il fit construire dans un style gothico-romanesque, il faut encore citer, parmi certaines de ses réalisations grandioses, le château de Linderhof où il avait un pavillon de chasse, qui est une copie du Trianon de Versailles, celui de Neuschwanstein, inspiré du château de Pierrefonds, en France qui est aujourd'hui le château le plus célèbre d'Allemagne.
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C'est la ronde des châteaux, des édifices et, par voie de conséquence, celle de l'accumulation des dettes et l' impossibilité, pour le gouvernement, de suivre les caprices démesurés de Louis II de Bavière.
Ce roi, considéré comme un cas avéré de pathologie mentale, s'adonnait à des projets architecturaux complètement démesurés mais pour lui seul, pour devenir Ie spectateur de ses délirantes entreprises, raison pour laquelle tous ses chateaux ont été édifiés dans des lieux souvent à l'écart des agglomérations, haut perchés et difficilement accessibles.
Son objectif était en effet de les soustraire aux yeux du peuple. Il considérait que des regards autres que le sien étaient une sorte d'offense et de profanation.
Il en était de même pour les spectacles auxquels il assistait. Ils devaient être joués pour lui seul, en tant qu'unique spectateur et figurant du propre rôle qu'il s'attribuait.
Considéré comme fou pour ses dépenses disproportionnées, il dut être mis sous tutelle, puis sous permanente surveillance. Celui qui fut une gloire pour l'architecture et un désastre pour les finances du royaume tenta de se suicider.
Quant à sa mort par noyade, dans le lac de Starnberg, elle constitue une énigme, au même titre que sa vie, ses excentricités démesurées, son génie artistique incontesté et ses conceptions architecturales qui font la gloire de l'art baroque en Bavière.
D'ailleurs, fort lucide sur l'étrangeté de sa personne, il déclarait :
« Une éternelle énigme, voilà ce que je veux rester pour moi comme pour les autres. »
2. Charles VI, Roi de France
Il déshérite son propre fils et donne la France aux Anglais
Charles VI, dit « le Bien-Aimé » ou « le Fou » comme il a été surnommé au XIXe siècle (né à Paris, le 3 décembre 1368 - mort à Paris, le 21 octobre 1422) est roi de France de 1380 à 1422.
Fils du roi Charles V et de Jeanne de Bourbon, il est le quatrième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.
Le règne de ce roi, si l'on peut parler de règne, fut l'apothéose du pire. Jamais l'absence d'une tête, d'une direction, d'une personne ne s'est fait sentir à tel point dans l'histoire de la France qui, attirant l'Angleterre, faillit réduire ce pays à un rôle de petite nation.
Charles VI aura régné quarante-trois ans et vécu trente ans de supplice dont quinze années d'effacement total.
Les tendances à la schizophrénie, déjà notées au cours de sa jeunesse, devaient isoler ce roi des réalités et il devait devenir la proie d'hallucinations au cours d'événements que les historiens ont relatés sans pouvoir toujours bien les analyser. La guerre avait repris en 1392 et, à la tête de ses troupes, le roi prit la route du Mans. Il traversait une forêt près de cette ville, par une chaude journée d'août, chevauchant presque seul à quelque distance de son escorte, lorsque tout à coup, un homme de mauvaise mine, vêtu d'un linceul blanc, se précipita à la tête de son cheval dont il saisit la bride, en criant d'une voix formidable : « Arrête, noble roi, ne va pas plus, car tu es trahi ! »
Au même instant, un page endormi laissait tomber sa lance sur le casque d'un autre page. A ce cliquetis d'armes, le roi tira son épée et, pris d'un accès de folie furieuse, se précipita sur son frère, en s'écriant : « Sus aux traîtres, ils veulent me livrer ! » Le duc réussit à éviter les premiers coups, mais avant qu'on ait pu se rendre maître du malheureux roi, il avait tué quatre personnes de son entourage. Enfin, désarmé et couché à terre, mais écumant encore de rage, il fut lié sur une civière et c'est dans ce triste équipage qu'il fut ramené dans son palais. Ses oncles reprirent immédiatement la tutelle et leur premier acte fut de renvoyer les conseillers du roi qu'on appelait les Marmousets.
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L'année suivante, un déplorable accident, survenu au cours d'une fête masquée donnée à l'occasion d'un mariage, rendit sa démence apparemment irréversible. Le roi et plusieurs seigneurs, s'étant déguisés en satyres, on avait cousu sur eux une toile enduite de résine sur laquelle on avait collé une toison d'étoupe. Le feu prit à l'une de ces toisons et se communiqua à celle du roi que la duchesse de Berry sauva par sa présence d'esprit en l'enveloppant dans sa longue robe ; mais quatre autres masques, cruellement brûlés, périrent après trois jours d'atroces souffrances.
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Ce souverain était certainement un hypocondriaque, c'est-à-dire, au sens propre du terme, « atteint de préoccupations exagérées relatives à son état de santé » : il disait qu'il était de verre, se bardait d'attelles de fer et défendait qu'on le touchât. S'il apercevait ses armes et celles de la reine gravées ou peintes sur les vitraux ou sur les murs, il les effaçait en dansant d'une façon burlesque ou obscène ; il prétendait qu'il s'appelait Georges, et que ses armoiries étaient un lion traversé d'une épée... Il courait souvent çà et là dans son palais jusqu'à complet épuisement de ses forces. Mégalomanie, délire de persécution : « Le roi conçut même tant de haine contre son médecin ordinaire, maître Renaud Fiéron qui avait entrepris sa guérison, qu'il le bannit et le fit chasser de Paris en lui laissant toutefois tout le mobilier qu'il possédait, soit à Paris, soit ailleurs, et qui le rendait plus riche qu'aucun médecin des règnes précédents. »
Charles VI n'avait aucun soin de son corps et l'on était obligé de recourir à la force pour le nettoyer : « Vers la fin de novembre 1405, messeigneurs les ducs décidèrent d'un commun accord qu'on aviserait aux moyens de rendre la santé au roi et qu'on le contraindrait à se soumettre à des mesures de propreté qui pouvaient rendre plus efficaces les remèdes employés pour sa guérison. D'après le conseil d'un habile médecin, les serviteurs ordinaires du roi sortaient chaque jour de sa chambre à nuit tombante, et il en entrait dix autres qui déguisaient leur voix et leur extérieur, afin de ne pas être reconnus. Ils parvinrent au bout de trois semaines à le déterminer par leurs conseils et leurs remontrances à se déshabiller pour se mettre au lit, à changer de chemise et de draps, à prendre des bains, à se laisser raser la barbe, enfin, à manger et à dormir à des heures réglées. Il y avait cinq mois qu'il se refusait à tout cela et déjà la crasse produite par les sueurs fétides avait fait venir des pustules sur plusieurs parties de son corps ; il était tout rongé de vermine et de poux, qui auraient fini par pénétrer jusque dans l'intérieur des chairs, si le médecin n'eût imaginé l'expédient dont nous venons de parler. » Dans un accès de folie, le roi avait introduit dans sa chair un morceau de fer qui avait produit un ulcère infecté. Dans ses accès, Charles VI brise les objets qui sont à sa portée. Il les jette au feu. Il lacère les étoffes qui tombent sous ses mains.
Les familiers du roi notent, en outre, des troubles importants de la mémoire chez Charles VI, des troubles de la sensibilité affective, avec une indifférence complète du roi pour la mort de parents, d'amis ou de partisans au point de donner des fêtes au lieu de prendre le deuil. Par instants, Charles VI prétend qu'il n'est pas roi, qu'il n'est pas marié et qu'il n'a pas d'enfants.
Il repoussa sa femme Isabeau de Bavière : « Délivrez-moi, comme vous le pourrez, de ses persécutions ! » Il voit constamment des ennemis dans ses hallucinations.
Dans ses derniers moments, Charles n’a plus un instant de lucidité pour découvrir la situation affreuse dans laquelle a sombré le pays.
Incapable de gouverner le royaume, il laisse ses oncles se partager le pouvoir. Les rivalités des princes déclenchent une terrible guerre civile.
Considérant la situation politique de la France, le roi d’Angleterre, Henri V, profite de l’occasion pour réclamer le trône.
Il débarque en Normandie et inflige à la noblesse une sanglante défaite, à Azincourt en 1415.
Fort de sa victoire, il rencontre le roi fou à Troyes et lui impose l’un des plus humiliants traités que le pays ait eu à signer : Charles VI donne sa fille en mariage à Henri.
Il déshérite son propre fils, le timide dauphin Charles, et accepte que le roi d’Angleterre puisse ceindre la couronne à sa mort.
Quand le pauvre malade rend son dernier soupir dans son palais de Paris le 21 octobre 1422, seul et abandonné de tous, la France est officiellement rattachée à l’Angleterre.
Les deux pays se soumettent à l’autorité d’un même roi.
Pour relever le royaume du désastre, il faudra un sauveur en lequel ses sujets désolés puissent croire : ce sera Jeanne d’Arc...
3. Charles IX, Roi de France
Il déclancha le massacre de la
Saint-Barthélemy
Le massacre de la Saint-Barthélemy
Le mariage de la sœur du roi, Marguerite, avec un jeune prince protestant, le roi de Navarre, futur Henri IV, semble être le gage d'une réconciliation durable ;
mais le 22 août 1572, quelques jours après le mariage, a lieu un attentat contre le chef du parti des huguenots, Gaspard II de Coligny..
Craignant un soulèvement, Charles IX décide, très influencé par sa mère Catherine de Médicis et ses conseillers, l'élimination des chefs protestants.
Cette décision déclenche le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572), qui fait des milliers de morts à Paris et dans plusieurs grandes villes de France. Déterminé à maintenir l'ordre, le roi ordonna l'arrêt des massacres dès le matin du 24 août, mais ses multiples appels au calme furent très souvent transgressés. Une folie meurtrière s'empare de tout le territoire Français.
Le lendemain des massacres et les jours qui suivirent, on pouvaient voir dans les rues, dans la Seine, des corps d'hommes, femmes & enfants baignant dans leur sang. L'odeur âcre de la mort , fît place par la suite à l'odeur de la putréfaction.
Après ces dramatiques événements, La santé physique du roi décline peu à peu. Un complot est fomenté contre lui et sa mère pour faire monter son frère François, duc d'Alençon sur le trône. Déjoués par Catherine de Médicis, ces tumultes finissent d'affaiblir le roi qui se réfugie au château de Vincennes, où il s'alite. La fièvre ne le quitte plus, sa respiration se fait difficile ; il meurt le 30 mai 1574, un mois avant son vingt-quatrième anniversaire.
Dès le lendemain, à la suite de rumeurs d'empoisonnement, une autopsie confirme que le roi est mort d'une pleurésie. En fait le doute subsistera, Catherine de Médicis étant soupçonnée.
Un mausolée prévu à Saint Denis ne sera jamais construit et ses restes seront jetés en fosse commune en 1793.
n'a certes pas le profil du tyran type, mais sa grande faiblesse de caractère est à l'origine d'un génocide où plusieurs centaines de milliers d'âmes périrent en peu de temps.
4. George III,
Roi du Royaume-Uni
Aliéné mental, il resta au pouvoir pendant plus de 40 ans
George III (né George William Frederick, 4 juin 17382 - 29 janvier 1820) fut roi de Grande-Bretagne et roi d'Irlande à partir du 25 octobre 1760 jusqu'à l'union des deux pays le 1er janvier 1801 ; il devint alors roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande.
George III était le troisième monarque de la Maison de Hanovre mais à la différence de ses deux prédécesseurs, il était né en Grande-Bretagne et sa langue maternelle était l'anglais.
Le règne et la vie de George III, plus longs que ceux de tous les précédents souverains britanniques, furent marqués par une série de conflits ayant impliqué ses royaumes, une grande partie de l'Europe et des territoires jusqu'en Afrique, en Amérique et en Asie.
Vers la fin de sa vie, George III souffrit d'une aliénation mentale récurrente puis permanente. Ses médecins ignoraient la cause de la maladie et furent incapables d'aider le souverain ; on considère aujourd'hui qu'il souffrait d'une maladie du sang appelée porphyrie. À la suite d'une rechute finale en 1810, une régence fut instaurée et le fils aîné de George III, George de Galles, gouverna en tant que prince-régent. À la mort du roi, il monta sur le trône sous le nom de George IV.
À la fin de l'année 1810, à l'apogée de sa popularité, George III devint gravement malade, presque aveugle du fait de la cataracte et souffrait de rhumatismes. Il présenta les signes de démence, devint complètement aveugle et de plus en plus sourd.
Avant Noël 1819, il parla de manière incohérente pendant 58 heures, et dans les dernières semaines de sa vie, il fut incapable de marcher.
Il considérait que la maladie avait été déclenchée par la mort de sa plus jeune et fille préférée, la princesse Amélie.
L'infirmière de la princesse rapporta que « les scènes de détresse et de pleurs journaliers… étaient tristes au-delà de la description ».
En 1811, George III accepta la loi de Régence et le prince de Galles resta prince-régent jusqu'au décès de son père. Malgré des signes de convalescence en mai 1811, le roi avait sombré dans une aliénation complète et permanente et il vécut isolé dans le château de Windsor jusqu'à sa mort.
5. Henri VI, Roi d'Angleterre
Il met fin à la guerre de cent ans en laissant toutes les possessions de l'Angleterre à la France.
Henri VI d'Angleterre (6 décembre 1421 – 21 mai 1471), duc de Cornouailles, est roi d'Angleterre de 1422 à 1461, puis de 1470 à 1471.
Il est également l'héritier contesté du trône de France de 1422 à 1453. Jusqu'à sa majorité en 1437, son royaume est gouverné par Humphrey de Lancastre et Jean de Lancastre.
Il est décrit par des récits contemporains comme un homme pacifique et pieux, auquel les guerres de dynastie telles que la guerre des Deux-Roses qui débute au cours de son règne ne convenaient guère.
Ses périodes de folie, et son extrême bienveillance contraignent son épouse, Marguerite d'Anjou à prendre les rênes du royaume, ce qui contribue à sa chute, et à la disparition de la maison de Lancastre au profit de la Maison d'York.
Pieux et paisible, Henri VI n'est pas le roi qu'il faut à une période marquée par les conflits. C'est sous son règne que prend fin la guerre de Cent Ans.
En effet, de 1429 à 1453, les Anglais ont perdu toutes leurs possessions en France, à l'exception de Calais.
Les échecs des campagnes de 1451 à 1453 mènent à la perte de Bordeaux. Henri VI qui semble-t-il a hérité de la schizophrénie de Charles VI tombe en catatonie à l'annonce de la perte de Bordeaux.
Cette situation pousse Richard d'York avec l'aide du comte de Warwick à écarter du pouvoir la reine Marguerite et à se proclamer Lord Protecteur du royaume.
Le retour du roi à Noël 1454 et le fait que celui-ci retrouve ses esprits a pour conséquence de chasser Richard de la cour et de déclencher, en 1455, la guerre civile des Deux-Roses, entre les deux branches, Lancastre et York, de la maison royale.
Henri VI est déposé par Édouard d'York couronné sous le nom Édouard IV le 4 mars 1461.
En 1465 Il est capturé et emprisonné à la Tour de Londres où il sombre complètement dans la folie.
6. Charles II, Roi d'Espagne
Il est à l'origine de la
Guerre de Succession d'Espagne.
Charles II d'Espagne (Madrid, le 6 novembre 1661 - Madrid, le 1er novembre 1700), dit l’Ensorcelé a été roi des Espagnes, des Indes, de Naples, de Sardaigne et de Sicile, duc de Bourgogne et de Milan et souverain des Pays-Bas, entre 1665 et 1700, après la mort de son père Philippe IV d'Espagne.
Charles II est souvent décrit comme « la consanguinité personnalisée », il a attrapé la syphilis in utero (dans l’utérus de sa mère), il est chétif, stupide, épileptique, son visage est déformé (prognathisme : déformation et avancement des mâchoires) et sa langue est énorme ce qui fait qu’il a du mal à parler et bave en abondance.
Il ne parle qu’à partir de l’âge de 4 ans et marche à 8 ans. Il ne saura jamais lire ni écrire.
Son surnom est « El Hechizado » l’ensorcelé. Son taux de consanguinité (son coefficient) atteignait O.254, un taux exceptionnel quand on sait que celui d’un enfant issu de l’union d’un frère et d’une sœur est de O.25.
Il était aussi stérile car impuissant, en cause le syndrome de Klinefelter. C’est une anomalie chromosomique (il a un chromosome X en plus et pas de puberté). Il se tenait mal debout et souffrait de grosses hallucinations. Pour l’anecdote, une fois il prit un de ses proches pour un loup et le tua.
Il meurt dans de grandes souffrances, de violentes migraines. On pense aujourd’hui qu’il souffrait aussi d’acidose tubulaire rénale, c’est-à-dire un pH urinaire élevé. C’est une maladie génétique de mode de transmission autosomique récessive et d’une carence thyroïdienne qui lui causa le retard de croissance et les troubles mentaux.
Proclamé roi en 1665 à l'âge de quatre ans, placé sous la tutelle de sa mère Marie-Anne d'Autriche, il est sans cesse gouverné : par sa mère, puis par Juan José d'Autriche (fils bâtard de Philippe IV), par sa femme, Marie Louise d'Orléans, et par ses ministres.
La faiblesse de son pouvoir fut la cause de la décadence de la maison de Habsbourg en Espagne.
Les guerres soutenues contre la France se soldèrent par des déroutes successives : perte de la Franche-Comté à la suite de la paix de Nimègue en 1678, perte du Luxembourg avec la trêve de Ratisbonne de 1684, invasion française de la Catalogne en 1691, …
Charles II reçoit le surnom d'« Ensorcelé » (Hechizado) car on attribuait son lamentable état physique à des influences néfastes et même diaboliques.
Son incapacité à avoir un héritier constitue la cause de graves conflits de succession dans les années qui précédent et suivent sa mort, qui met un terme définitif au règne de la Maison de Habsbourg sur les couronnes d'Espagne.
7. Christian VII,
Roi de Danemark et de Norvège
Mentalement dérangé, il abandonne son pouvoir à son médecin, également amant de la reine puis le fait décapiter.
Christian VII (29 janvier 1749 – 13 mars 1808) fut roi de Danemark et de Norvège de 1766 jusqu'à sa mort.
Mentalement instable, il n'exerça que rarement la réalité du pouvoir.
Il est le fils du premier mariage du roi Frédéric V de Danemark et de Louise de Grande-Bretagne (1724-1751), épousée en 1743.
Il semble avoir disposé d'une grande intelligence et de talents certains, mais son éducation, menée par un gouverneur brutal, le fit sombrer dans la folie.
Il accéda au trône le 14 janvier 1766 mais, s'abandonnant à ses excès, il finit par sombrer dans une stupeur mentale totale, avec des crises de paranoïa, d'automutilation et d'hallucinations.
Il épouse en 1766 Caroline-Mathilde de Hanovre (1751-1775), sœur du roi George III d'Angleterre, qu'il ne tarda pas à délaisser.
Malade et déséquilibré, Christian VII laissa de facto les rênes du pouvoir à son médecin, Johann Friedrich Struensee, qui mena une politique libérale et humaniste, audacieusement inspirée des Lumières.
Amant de la reine, ministre du conseil privé, le comte Johann Friedrich Struensee exerce le pouvoir jusqu'à un coup d'État en 1772 : la belle-mère du roi, Juliane Marie de Brunswick, évincée du pouvoir sous l'influence de Struensee, manipule Christian VII avec l'appui de la noblesse hostile aux réformes.
Elle réussit à lui faire signer l'arrestation du ministre, qui sera décapité, et à isoler, y compris de ses enfants, la reine Caroline-Mathilde.
Celle-ci sera condamnée à l'exil, et l'union royale se dissoudra.
Assignée à résidence au château de Celle dans le Hanovre, la reine Caroline-Mathilde avait eu deux enfants, le futur Frédéric VI (1768–1839) et la princesse Louise-Augusta (1771–1843), qui était vraisemblablement la fille de Struensee et qu'elle ne reverra jamais après être tombée en disgrâce.
À partir de 1772, son état de démence s'aggravant, Christian VII n'est plus que nominalement roi du Danemark.
Jusqu'en 1784, le pays est gouverné par Juliane Marie de Brunswick-Wolfenbuttel, belle-mère du roi, par le fils de celle-ci, Frédéric, prince héréditaire de Danemark, qui est régent, et par son ministre Ove Høegh-Guldberg.
Cette période est marquée par un retour à l'ordre ancien.
En 1784, le fils de Christian VII, Frédéric VI, s'empare de la régence du royaume, évinçant Frédéric.
Cette régence est marquée par des réformes libérales et agraires, reprenant la voie ouverte par Johann Friedrich Struensee, mais aussi par les débuts désastreux des guerres napoléoniennes.
Physiquement et mentalement détruit, Christian VII meurt au château de Rendsbourg, dans le Schleswig, en 1808, d'un anévrisme cérébral.
8. Ivan IV de Russie
Il tue son propre fils et laisse à sa mort une Russie meurtrie par 25 ans de guerre.
Fils tardif et héritier longtemps attendu de Vassili III (1479-1533) et de sa seconde épouse, Héléna Glinska (1506/1507-1538), Ivan IV Vassiliévitch, dit Ivan le Terrible naît le 25 août 1530 et est baptisé le dimanche 4 septembre 1530 au monastère de la Trinité Saint-Serge.
Vassili III meurt le 4 décembre 1533. Ivan lui succède. Le garçonnet a trois ans et est trop jeune pour régner. Le pouvoir est donc exercé par un conseil de régence conduit par sa mère et par vingt boyards. Héléna gouverne avec son favori, Ivan Fedorovitch Ovtchina Obolenski. Ils continuent la politique de Vassili III, réagissant aux intrigues des boyards.
Pour assurer les droits d’Ivan, Héléna et l'entourage du grand-prince font emprisonner ses deux oncles, Iouri, le rival potentiel le plus dangereux et André, qui est arrêté le 2 juin 1537 et meurt en prison le 10 ou 11 décembre 1537...
Héléna meurt le 3 avril 1538, peut-être empoisonnée, et le pouvoir se partage alors entre différentes factions de familles de boyards.
Ivan passe son enfance dans une ambiance de haine et de mort, et dans la crainte permanente d’être assassiné. Ses loisirs se partagent entre la torture d’animaux, la chasse et la maltraitance des villages alentour. Il donne en outre des signes d'une personnalité très contrastée.
Immense est la légende noire qui entoure le futur souverain : d'un côté, c'est un homme intelligent, très affairé, dynamique prenant à cœur sa responsabilité de souverain, de l'autre, c'est un homme déséquilibré, au psychisme fragile, sujet à de violentes sautes d'humeur et à de longues dépressions.
À 16 ans, il rejoint l’armée à Kolomna, où celle-ci vient de mener une action contre les Tatars : il y fait exécuter cinquante arquebusiers de Novgorod porteurs d’une pétition au sujet des vexations qu’ils subissent.
Il est sacré tsar à Moscou le 16 janvier 1547 à la cathédrale de l'Assomption et est proclamé « Tsar de toutes les Russies ».
Le 3 février, il épouse Anastasia Romanovna Zakharine, fille d'une famille de boyards qui faisaient partie des cercles les plus proches du tsar. Il est le premier tsar régnant.
À partir de 1560, année de la mort de sa femme Anastasia Romanovna dont il croit qu'elle a été empoisonnée par les boyards, le régime se durcit.
Les premières lois restreignant la liberté des paysans sont prises, qui conduisent ensuite au servage.
Ivan IV se lance dans un régime de terreur contre les boyards qu'il hait depuis sa jeunesse.
Ce durcissement du régime ainsi que des pamphlets allemands et la correspondance littéraire échangée avec son homme de confiance, le prince André Kourbski, commandant ses troupes lors de la guerre de Livonie mais qui l'a finalement trahi, développent à cette époque la légende noire du tsar, archétype du despote tyrannique et cruel.
À la fin du règne d'Ivan IV, la Russie se retrouve saignée par une guerre de 25 ans.
En 1581, Ivan le Terrible cause la mort de son fils aîné Ivan Ivanovitch (1554-1581) en le frappant mortellement de son sceptre, alors que celui-ci est intervenu pour protéger l'enfant que portait sa troisième femme Elena Cheremetiev, agressée par le tsar.
Les circonstances de sa mort, le 28 mars (18 mars) 1584, lors d'une partie d'échecs, restent non élucidées à ce jour. Un examen de ses restes a révélé la présence dans les ossements de fortes doses de mercure, laissant à penser qu'il aurait été volontairement empoisonné. Une telle intoxication prolongée au mercure expliquerait ainsi, selon certains historiens et scientifiques, les crises de folie du tsar.
À sa mort, Ivan IV laisse deux fils, Fédor 1er et Dimitri, à qui il lègue une Russie en crise (le « Temps des troubles »), à la fois économiquement, socialement et politiquement, crise qui se termine par l'accession au trône du premier des Romanov en 1613.
9. Néron, l'empereur fou
Il persécuta les chrétiens et s'adonna aux pires débauches.
Dernier empereur de la dynastie des Julio-Claudiens, Lucius Domitius Ahenobarbus est le fils unique de Cneius Domitius Ahenobarbus, consul ordinaire issu d’une ancienne branche de la gens Domitia, et de la célèbre Agrippine la Jeune, sœur de l’empereur Caligula.
Un tel patrimoine génétique ne pouvait conduire qu’au pouvoir… et à la folie !
Dès le jour de sa naissance, Lucius est le jouet des ambitions maternelles. Agrippine, femme d’une beauté époustouflante et à l’ambition dévorante, est un véritable animal politique. Dès 39, elle est prise en flagrant délit de conspiration contre son frère et exilée.
En 41, nouveau bouleversement : Caligula est assassiné par sa garde prétorienne et c’est Claude, son oncle, qui lui succède. Agrippine, de retour à Rome, se plonge à nouveau dans l’arène politique avec cette fois un atout de choix : son propre fils. C’est que le jeune Lucius a tout pour plaire au peuple de Rome : descendant par sa mère et par son père du fondateur de la dynastie, il est aussi le petit-fils du très célèbre et très aimé Germanicus… et donc un prétendant non négligeable à la direction de l’empire.
Agrippine le dit d’ailleurs assez fort pour que Messaline, la voluptueuse épouse de Claude, tente de faire assassiner ce concurrent potentiel !
Mais les obstacles sont nombreux qui séparent Lucius du trône. Agrippine va devoir payer de sa personne : en 49, après que Claude ait fait assassiner la trop belle Messaline, il épouse Agrippine et fiance sa propre fille, Octavie, avec le jeune Lucius. Le premier pas est franchi, Lucius a alors douze ans.
Claude est un être faible, gêné par un bégaiement permanent et dominé par sa femme. De fait, celle-ci n’a aucun mal, quand Lucius endosse la toge virile, à le faire adopter par l’empereur.
Le 25 février 50, il devient le fils de Claude sous le nom de Tiberius Claudius Nero.
Désormais, on l’appellera Néron.
Burrhus, courageux soldat, et le philosophe Sénèque furent chargés de l'éducation du jeune Néron. Celui-ci devint à empereur en 54; les cinq premières années de son règne furent marquées par de sages mesures.
Mais les mauvais instincts ne tardèrent pas à prendre le dessus. Il avait légitimement secoué la tutelle impérieuse de sa mère. Celle-ci le menaça de soutenir les droits de Britannicus. Néron fit empoisonner le jeune prince (55). En 59, exaspéré par les intrigues d'Agrippine, il ne recula pas devant le matricide. Puis il répudia Octavie, tua d'un coup de pied sa concubine Poppée.
Il n'est nullement prouvé que Néron soit l'auteur de l'incendie de Rome (64) : la rumeur populaire l'accusa, et il rejeta le crime sur les chrétiens.
Les uns furent jetés aux bêtes; d'autres, enduits de poix, servirent de torches pour éclairer pendant une fête les jardins de Néron.
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Ce fut la première persécution (64-68). Cependant, il s'adonnait à des débauches innommables, scandalisait Rome en montant sur les planches.
Une conspiration formée par Pison fut découverte, et une foule de victimes périrent, parmi lesquelles Pétrone, Thraséas, Corbulon, Lucain, Sénèque. Le signal de la délivrance partit des Gaules: Vindex, gouverneur de la province celtique, et Galba, gouverneur de l'Espagne, entraînèrent leurs provinces dans la révolte. Une partie de l'empire reconnut Galba comme empereur.
se fit donner la mort par un affranchi.
Selon Suétone, peu avant de mourir, il répétait : « Quel grand artiste périt avec moi ! »
10. Caligula, empereur romain
Hors Concours:
Motif: l'historien latin Suétone qui, s'est littéralement déchaîné sur lui .
Donc, selon Suétone:
Caius Caesar Augustus Germanicus Caligula, empereur romain, naquit à Antium 31 août de l'an 12 de notre ère, et mourut à Rome en 41.
Fils de Germanicus et d'Agrippine, petit-fils de Tibère par adoption, il fut élevé parmi les soldats, auxquels il doit son surnom de Caligula (du latin caliga: chaussure militaire). Il avait vingt-cinq ans lorsque Tibère lui laissa l'empire.
Héritier de la popularité de son père, il sembla devoir la mériter à son tour.
Il combla de largesses sa famille, le peuple et l'armée, améliora les impôts, brûla les documents de Tibère, interdit les accusations de lèse-majesté, autorisa les livres proscrits sous Tibère, rendit leur autorité aux juges, et rétablit les comices d'élection.
Mais après quelques mois où Rome semblait avoir retrouvé le calme et la paix, en automne 37 une maladie le rendit à peu près dément.
Suétone évoque une "potion que lui donna son épouse Caesonia et qui n'eut d'autre effet que de le rendre furieux".
Sa fureur se tourna d'abord contre les siens; puis il fit périr un grand nombre de citoyens. " Fais en sorte qu'ils se sentent mourir " disait-il au bourreau.
Pour beaucoup, Caligula restera dans l'histoire comme l'archétype de l'empereur fou.
Pourtant si on la détaille, cette folie, réelle ou feinte, s'apparente plus à une longue suite d'impertinences et de provocations :
- Son obsession de la décollation : « Si seulement le peuple romain n’avait qu’un seul cou ! »
- Chaque fois qu’il embrassait le cou de son épouse ou d’une conquête passagère, il ajoutait de façon cynique : « une si jolie nuque sera tranchée dès que j’en donnerai l’ordre ! »
- Lors d'un festin, il se mit à rire aux éclats et répondit aux deux consuls placés près de lui qui lui en demandaient avec ménagement la raison : « Quand je pense que sur un seul geste de moi vous pouvez être égorgés tous les deux à l’instant ! »
"Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent" disait-il encore.
Il simula une guerre contre les Germains, puis épuisa et ensanglanta la Gaule. Il voulut faire massacrer les légions jadis révoltées contre Germanicus mais, effrayé par leur attitude, il s'enfuit à Rome.
Il se proclama dieu, fit son cheval, Incitatus, consul toujours aux dires de Suétone, Il épuisa les trésors amassés par Tibère, accabla le peuple d'impôts, se livra aux plus folles débauches, à l'inceste avec ses sœurs ...
Enfin, il tomba percé de coups de poignard par des prétoriens à la tête desquels était leur chef Cassius Chéréas, dans une galerie que l'on montre encore au Palatin. Sa femme Caesonia et sa fille Drusilla périrent en même temps que lui.
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