LÉON SPILLIAERT (1881-1944)
Léon Spilliaert (1881-1944) est un peintre belge ayant fréquenté le milieu du symbolisme belge, dont Maeterlinck et Verhaeren furent les membres les plus connus. Spilliaert a construit l'essentiel de sa carrière de manière autodidacte à Ostende. Il est l'auteur de séries de natures mortes, d'autoportraits et de paysages, tous marqués par un climat d'inquiétante etrangeté.
Ses toiles se caractérisent par une evidente mélancolie, empreinte de tristesse, a travers la représentation de larges espaces vides ou d'autoportraits jouant sur les ombres dans les crevasses du visage. Le mystère habite les vues nocturnes d'Ostende, les autoportraits angoissés, les natures mortes de plantes vertes, de boîtes, de flacons, d'horloges et de miroirs.
Ses influences vont de Edvard Munch a Fernand Khnopff, mais aussi Nietzsche et Lautréamont, tandis que ses peintures ainsi que les thèmes qu'elles représentent peuvent etre rapprochés de ceux d'Edward Hopper. Il aime Nietszsche, Lautréamont, Maeterlinck, Verhaeren mais la seule influence qu'il admet est celle de Toulouse-Lautrec. Il vénère Ensor et s'est certainement imprégné de l'oeuvre graphique de Munch. Comme lui, c'est un nordique farouchement indépendant.
Il ne s'est lié ni avec une ecole ni avec un groupe a programme. C'est un isolé qu'entourent seuls quelques amateurs eclairés et fidèles et aussi les poètes qui le comprennent.
C'est pourquoi il sera longtemps méconnu du public belge et ignoré à l'étranger. Il meurt a 65 ans d'une crise d'angine de poitrine dont il souffrait depuis dix ans.