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Equation Russolienne

Equation Russolienne
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Soit deux citations A et B de "X", philosophe allemand du 19è siècle:
 
A. « Sans la musique, la vie serait une erreur.»
 
B. « Le mauvais goût a son droit autant que le bon goût.»

 
Et une proposition C de "Y", peintre italien du 20è siècle:
 
« Pouah ! Sortons vite, car je ne puis guère réprimer trop longtemps mon désir fou de créer enfin une véritable réalité musicale en distribuant à droite et à gauche de belles gifles sonores, enjambant et culbutant violons et pianos, contrebasses et orgues gémissantes ! Sortons !»

 

Sachant que "Y" naissait à l'époque ou "X" pataugeait dans la choucroute (traduire "sombrait dans la folie" lol) et que "X" était à Hitler ce que "Y" était à Mussolini, résoudre l'équation suivante du second degré:  

 
                  AX² + BX + C = Y 


 
Où X et Y sont les deux inconnus.

 

Vous avez un quart d'heure et je ramasse les copies lol.gif

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dancinc-clock

 

 

 

tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac ........

Stoooooooooop !!!!!

mdrrrr.gif

 

J'espère que tout le monde à trouvé X: pour les redoublants qui croient encore qu'il a été un précurseur du nazisme, ses initiales c'est F.N. si ça peut vous aider lol.gif

 


"NIETZSCHE" bien sûr !!!


 


"Y", c'est plus difficile, je reconnais.

 
 

Et si je vous dit qu'il est l'auteur de "L'art des bruits, manifeste futuriste" paru en 1913 dans lequel il écrit:


 
« Beethoven et Wagner ont délicieusement secoué notre coeur durant bien des années. Nous en sommes rassasiés. C'est pourquoi nous prenons infiniment plus de plaisir à combiner idéalement des bruits de tramways, d'autos, de voitures et de foules criardes qu'à écouter encore, par exemple, l"Héroïque" ou la "Pastorale". »


Et:

 

« Y a-t-il quelque chose de plus ridicule au monde que vingt hommes qui s'acharnent à redoubler le miaulement plaintif d'un violon ?
Ces franches déclarations feront bondir tous les maniaques de musique, ce qui réveillera un peu l'atmosphère somnolente des salles de concerts.
Entrons-y ensemble, voulez-vous ? Entrons dans l'un de ces hôpitaux de sons anémiés.
Tenez, la première mesure vous coule dans l'oreille l'ennui du déjà entendu et vous donne un avant-goût de l'ennui qui coulera de la mesure suivante.
Nous sirotons ainsi, de mesure en mesure, deux ou trois qualités d'ennui en attendant toujours la sensation extraordinaire qui ne viendra jamais.
Nous voyons en attendant s'opérer autour de nous un mélange écoeurant formé par la monotonie des sensations et par la pâmoison stupide et religieuse des auditeurs, ivres de savourer pour la millième fois, avec la patience d'un bouddhiste, une extase élégante et à la mode. »


 
 
Vous ne voyez toujours pas ???

Bon, alors pour les cancres, la réponse c’est « LUIGI RUSSOLO », peintre italien né dans une famille de musiciens.
Pendant que ses frères s’usent le menton sur le violon Luigi, lui se consacre  à la peinture.
En 1910, il rencontre les peintres UMBERTO BOCCIONI et CARLO CARRA avec qui il adhère au mouvement futuriste créé par le poète Marinetti.
Il participe à la rédaction des manifestes picturaux du groupe et peint des tableaux qui se rapprochent de l'esthétique futuriste.

 

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Luigi Russolo: Maisons, lumière et ciel, 1912

Luigi Russolo: Dynamisme d'une automobile 1912-1913

Là j'ai pas le titre lol.gif

C'est en réponse au manifeste Musica Futurista de son ami musicien Balilla Pratella qu'il rédige le manifeste L'Art des Bruits en 1913.

 

 
Il abandonne alors totalement la peinture pour la musique qu’il veut révolutionner de fond en comble.

 
Il met au point différents instruments "bruiteurs" dont:
le Rumorharmonium
l’Archet Enharmonique
le Piano Enharmonique
et le Russolo-phone (sorte de piano droit qui permettait, par le jeu des touches, de frapper, pincer, agiter des plaques métalliques qui étaient mises en branle pendant que des débris de vaisselle s'entrechoquaient, des cylindres de carton résonnaient, des soufflets gémissaient... Une pédale faisant cesser tout bruit en cours.)


 
Il donne un premier concert public à Milan en 1914 et déclenche une émeute.

 

 

Les bruits utilisés par l’orchestre de Russolo se divisaient en six catégories:

 

1. Grondements, Eclats, Bruits d'eau tombante, Bruits de plongeon, Mugissements.

 

2. Sifflements, Ronflements, Renâclements.


 
3. Murmures, Marmonnements, Bruissements, Grommellements, Grognements, Glouglous.


 
4. Stridences, Craquements, Bourdonnements, Cliquetis, Piétinements.

 

5. Bruits de percussion sur métal, bois, peau, pierre, terre cuite, etc.


 
6. Voix d'hommes et d'animaux ; cris, gémissements, hurlements, rires, râles, sanglots.

 

 

Lors de la Première Guerre mondiale, il s'engage comme volontaire et est grièvement blessé à la tête en décembre 1917.

Après la guerre, il se produit à nouveau et donne plusieurs concerts à Londres et à Paris.

Tzara, Stravinski, Ravel, Honneger, De Falla, Claudel et Mondrian assistent à la première de trois récitals au Théâtre des Champs-Elysées pour 27 bruiteurs et orchestre.

Mais Russolo est bientôt écarté du mouvement futuriste en raison de ses convictions antifascistes.



 
Il s'exile à Paris en 1927, où il poursuit ses travaux expérimentaux, revient à la peinture et meurt oublié en 1947.

Portrait de Luigi Russolo

Pourtant, Russolo est aujourd'hui considéré comme l'un des précurseurs de la musique concrète.
Son manifeste de 1913, adressé à son ami musicien, Balilla Pratella se termine sur ces mots:
  

 

« Mon cher Pratella, je soumets à ton génie futuriste ces idées nouvelles en t'invitant à les discuter avec moi.
Je ne suis pas un musicien. Je n'ai donc pas des préférences acoustiques ni des oeuvres à défendre.
Je suis un peintre futuriste qui lance hors de lui sur un art profondément aimé sa volonté de tout renouveler.
C'est pourquoi, plus téméraire que le plus téméraire des musiciens de profession, nullement préoccupé par mon apparente incompétence, sachant que l'audace donne tous les droits et toutes les possibilités, j'ai conçu la rénovation de la musique par l'Art des Bruits.»
LUIGI RUSSOLO Peintre. Milan, 11 mars 1913.







…………..







En conséquence de quoi je vous propose maintenant de vous infliger ma propre incompétence par une mise en pratique des théories Russoliennes avec une composition personnelle que j’ai intitulée :


     Bruissolo :
Ecouter la Musique




Et si quelqu'un s’avise de me dire : "Mais, c'est que du bruit !!!", je me permettrais de lui répondre:

 

"Ben oui, c'est que du bruit !!!"





CQFD lol.gif
 






LR2

Caricature de Russolo


(En haut: Autoportrait)

 

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Commenter cet article
J
<br /> je ne voudrais pas te vexer, mais je préfère de loin les compos de Pierre Henry à la tienne lol<br /> cela dit, le monsieur là, Russolo, il a bien fait de laisser tomber la peinture ! <br /> allez.. "à la tienne" :)<br /> bizzzzz<br /> <br /> <br />
Répondre
<br /> Je ne suis pas le neveu de Pierre Henry, alors je fais ce que je peux avec mes propres bruits, très chére !<br /> Et je peux faire encore pire: une "symphonie organique pour vents et exhalaisons diverses"  composé à partir de bruits émis par un corps qui se dégonfle, et je révolutionnerai la musique de<br /> Russolo en y ajoutant les odeurs mdrrr!<br /> Saint ramon pipin, priez pour moi !! lol<br /> Bises :)<br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> C'est avec plaisir que j'ai écouté les théories Russoliennes faites de bruits dans une composition personnelle. Il est vrai que le changement est radical en ce qui concerne la musique de<br /> Beethoven ou de Wagner, mais cependant, je dois dire que j'ai apprécié le son de ces bruits.<br /> En ce qui concerne les équations, j'ai bien sûr, trouvé la première (F.N.F.NIETZECHE). Quant à la seconde, cà me dépasse!<br /> Mado et à bientôt.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
<br /> ok, 10/20 alors, mais "peut mieux faire" lol<br /> <br /> <br />