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Partir du chapeau

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Self-portrait with red hair (1975)

feutre sur papier, 21 x 29,7cm (A4, quoi!)

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Certains diront peut-être que je "pars du chapeau" en ce moment mais la loi étant ce qu'elle est, je ne vois momentanément pas d'autre issue pour le contenu de ce blog que de vous présenter les oeuvres du seul artiste contemporain qui ne me fera pas un procès pour infraction au code de la propriété intellectuelle: moi.
 
Mais croyez bien que c'est contraint et forcé que je vais exhumer pour vous, cher lecteur de passage qu'un hasard malencontreux fait choir sur cette page, les dessins d'adolescent de l'artiste solitaire et reclus qui, à l'âge où l'on rêve généralement de reconnaissance et d'encouragements, bâtissait dans le confort de l'anonymat les prémisses d'une oeuvre dont les 3/4 ont finis dans la corbeille de sa chambre d'étudiant, pour se protéger des excès d'une foule en délire si ce même hasard (celui du début de la phrase, vous vous rappelez ?) avait rendu possible leur diffusion.


(dire que j'avais réussi à frôler un "blogrank" de 0 à force de silence, quel gachis)


 
Ceci dit, le premier qui copie une de mes "tronches" sans mon consentement, je lui envoie l'A.D.G.P. et le service neuropsychiatrique de Ville-Evrard pour lui faire passer à coup d'électrochoc (très efficace dans le traitement de la Cleptomanie virtuelle) le goût de recommencer !

 
A bon entendeur salut !!!

 

 

 

 

Mes oeuvres:

 

Partir du chapeau
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Partir du chapeau
Partir du chapeau
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Et comme à mon habitude je clos cet article par une citation trouvée au hasard de la toile (tiens il faudra que je vous parle du hasard, un de ces quatre..) 
 

"petite citation" du plus célèbre écolo-humano-affichiste Belge qui faisait voler les pigeons et les hommes à "petit chapeau":

 

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« Dessiner, c'est marcher et regarder dans les rues et regarder la vie.
Je ne comprends pas mes dessins.
L'imagination est plus forte que nous.
Les choses qui l'ont frappée s'arrangent entre elles et se mettent à vivre sur le papier.
Je suis seulement le premier spectateur de mon travail et s'il est un point de départ à l'imagination de celui qui le regarde, il trouve son sens »

Jean-Michel Folon

 


Si je dis "petite citation" en parlant de Folon, ce n'est pas à cause des "petits chapeaux", c'est parce que ce je fais une différence entre la "petite mesquine citation racoleuse à la recherche de l'assentiment général" et la "Vraie" citation.

Et cette difference est de taille, car ce n'est pas Mr Folon qui aurait pu écrire ceci:

 

« Mes dessins ne sont pas des dessins mais des documents, il faut les regarder et comprendre ce qu'il y a dedans, à ne les juger que du point de vue artistique ou véridique, objet parlant et réussi, on dirait: cela est très bien mais ça manque de formation manuelle et technique et M. Artaud comme dessinateur n'est encore qu'un débutant, il lui faut dix ans d'apprentissage personnel ou à la poly-technique des beaux-arts.
Ce qui est faux car j'ai travaillé dix ans le dessin au cours de toute mon existence mais je me suis désespéré du pur dessin.
Je veux dire qu'il y a dans mes dessins une espèce de morale musique que j'ai faite en vivant mes traits non avec la main seulement, mais avec le raclement du souffle de ma trachée-artère, et des dents de ma mastication.
- Et ce ne sont pas des choses qui se voient au microscope, mais ce ne sont pas non plus des choses qui se voient si on veut s'obstiner à les voir sous la chape de cet angle nature.
Je veux dire que nous avons une taie sur l'oeil du fait que notre vision oculaire actuelle est déformée, réprimée, opprimée, revertie et suffoquée par certaines malversations sur le principe de notre boîte cranienne, comme sur l'architecture dentaire de notre être, depuis le coccyx du bas des vertèbres, jusqu'aux assises du forceps des mâchoires sustentatrices du cerveau.
Luttant contre ces malversations j'ai pointillé et buriné toutes les colères de ma lutte en vue d'un certain nombre de totems d'êtres, et il en reste ces misères, mes dessins.
Mais il y a quelque chose de plus, c'est que cette lutte dans son essence ne cesse pas d'être signifiée concrètement par des lignes et par des points. Ces points sont semés sur la page. Ces lignes sont ce qu'on pourrait appeler des lignes interstitielles. Interstitielles elles le sont, étant comme en suspens dans le mouvement qu'elles accompagnent, mouvement qui bouscule le souffle, comme des ombres au fond d'un creux qui ne seraient pas seulement son ombre mais un être vivant de plus et qui jouent alors d'ombre en ombre par-dessus la tête du creux.
Cela constitue donc une émotion de plus, quelque chose comme le cadre du cheveu de l'émotion naturellement produite (comme on dit : il y a là dedans un cheveu), je veux dire de l'émotion génératrice du dessin et que celui qui regarde doit surajouter cette émotion première que la nature rendit seconde sous peine de n'être plus lui-même qu'un analphabète incompétent. »

 

 

ou encore ceci:

 

« La tête de Van Gogh au chapeau mou rend nulles et non avenues toutes les tentatives de peintures abstraites qui pourront être faites depuis lui, jusqu'à la fin des éternités. Car ce visage de boucher avide, projeté comme en coup de canon à la surface la plus extrême de la toile, et qui tout d'un coup se voit arrêté par un oeil vide, et retourné vers le dedans, épuise à fond tous les secrets les plus spécieux du monde abstrait où la peinture non figurative peut se complaire, c'est pourquoi, dans les portraits que j'ai dessinés, j'ai évité avant tout d'oublier le nez, la bouche, les yeux, les oreilles ou les cheveux, mais j'ai cherché à faire dire au visage qui me parlait le secret d'une vieille histoire humaine qui a passé comme morte dans les têtes d'Ingres ou d'Holbein. »

 

 

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Mais Folon n'est pas le Mômo, et mes dessins maladroits d'ado se marrent en choeur lorsqu'ils voient le "Folonum en polyester rouge et bleu"  sillôner le ciel rose ou jaune des affiches dont les alibis humanistes ou écologistes ont du mal à cacher l'intention purement commerciale de l'auteur.

Le chapeau mou de la tête de Van Gogh et le "petit chapeau" du Folonum n'ont en commun que les lettres du mot "chapeau".

 

Et si je ne vous parle pas du chapeau melon de Magritte

 

ni du chapeau mou de Dubuffet,

 

 

 

c'est parce que celui que je préfère, c'est celui de John Steed !!!

 

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Pourquoi ? me direz vous !!!

 

Mais parce que les bottes de cuir d'Emma Peel ne sont jamais bien loin !!!

 

 

mortderire

 

 

Sur ce, je vous salut bien bas lol !




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M
<br /> dommage que tu n'aies pas persisté, moi je les trouvais assez prometteurs, tes dessins.. y a beaucoup de liberté<br /> cela dit, le monde des Arts devrait s'en remettre <br /> <br /> bises <br /> <br /> <br />
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<br /> merci. le bonjour à Guem lol, bises.<br /> <br /> <br />