Publicité

Guo Fengyi

Guo Fengyi
Publicité

 

Guo Fengyi

 

 

Guo Fengyi est née en 1942 à Xi’an dans le centre de la Chine, obtient son baccalauréat en 1962 puis devient technicienne dans une usine de caoutchouc et de solvants.
Mère de quatre enfants, elle est atteinte, à l’âge de trente-neuf ans, de crises d’arthrite aiguë qui l'oblige à cesser son activité professionnelle.

Publicité
Guo Fengyi


Pour calmer ses crises de douleur, Guo s’initie au Qi-Gong, sorte de gymnastique traditionnelle chinoise basée sur des techniques de respiration, médecine qui lui ouvre de nouvelles portes.
 

Ainsi, en se tournant vers la médecine alternative, elle trouve une nouvelle forme de spiritualité.
 

 

 

Guo Fengyi
Publicité

À partir de 1989, en prise à des visions, elle produit de nombreux dessins, d’abord sur les versos de pages de calendriers ou des rouleaux de calligraphie, ensuite sur des feuilles de papier de riz ou de fibres végétales.
 

Utilisant des pinceaux et de l'encre de Chine, elle produit des œuvres sans avoir préparé de plan, l'artiste découvrant sa propre création au fil de son travail.
Lorsqu’elle utilise ces rouleaux, elle déploie le papier au fur et à mesure du travail, sur sa petite table, de sorte qu’elle n’appréhende jamais la totalité de son œuvre en peignant.
La multiplication de lignes infimes fait apparaître des figures fantomatiques, des dragons, de spectres, des phénix et des visages parfois entrelacés, souriants et sereins, ou terrifiants et monstrueux.

 

L’effet de miroir et de symétrie joue un rôle primordial dans la structure des compositions où les têtes des personnages rayonnent souvent de part et d’autre d’un tronc commun.
Le corps humain est omniprésent dans ses œuvres dont il constitue le motif privilégié, l’expérience personnelle de la maladie et de la souffrance lui procurant une sensation aiguë du corps.

 

 

 

Guo Fengyi

Mme Guo invente sa propre voie - même si les modes de représentation et les croyances populaires liées au tao, au yi king ou au qi gong y sont parfois perceptibles.
 

Personnages chinois historiques (l’impératrice Wu Zetian) ou mythologiques (la Fée de la lune), divinités (Bouddha), figures allégoriques, créatures imaginaires ou autoportraits se déploient dans une verticalité qui s’affirme rapidement, devenant parfois vertigineuse, puisque les fines feuilles de papier de fibres végétales peuvent atteindre plus de dix mètres de hauteur.

 

Guo Fengyi

Ces silhouettes majestueuses, au corps allongé, prennent forme dans la symétrie, par un traitement pictural très raffiné, où d’innombrables coups de pinceau successifs, tracés à l’encre, se juxtaposent et se superposent pour former un système complexe de lacis précis et délicats.
 

Pour créer, elle se met dans un état de méditation, se vêt entièrement de rouge, la couleur de la sérénité et du bonheur, et se dit inspirée de Bouddha.

Guo Fengyi
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article