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Cha-ba-da

    

 

« Je n'en ai pas fini, il faut continuer.

Continuer voilà ce qui est difficile.»

 Albert CAMUS, "La chute"

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Ce court extrait, hors de son contexte ne signifie pas grand chose ici, mais "La chute" est un livre dans lequel  j'ai chu tant de fois que je finis par l'utiliser comme un dictionnaire de citations, et j'y chois encore aujourd'hui pour y choisir ce passage.

...

En fait, je me permets cette citation seulement pour signaler que je vais tenter de reprendre en main ce blog laissé à l'abandon depuis trop longtemps et ceux qui connaissent ma situation comprendront pourquoi cela est difficile.

 

Mais  trève de bavardage, difficile ne veut pas dire ennuyeux et j'ai bien l'intention de m'amuser, entre autre de mes propres travers tel cette manie de la citation dont je n'ai jamais pu me défaire.

 

Les articles seront sans doute plus rares et plus courts qu'auparavant, et surtout, je pense moins sérieux depuis que j'ai fait mienne cet autre citation, d'Alphonse Allais:

 
« Ne nous prenons pas au sérieux, il n'y aura aucun survivant. »

 

Voilà pour l'essentiel.

 

Et pour (re)commencer.........

 

***


 

Avant tout, permettez-moi de me présenter:

   

pour vous servir, compositeur bénévole et "bidouilleur de sons" à temps partiel, 50 ans, atteint de la maladie de Perkussion depuis l'âge de 42 ans, en cours de traitement au Centre Hospitalier du Père Lachaise et auteur des célèbres "dyskinésies acoustiques improvisées à l’usage des malvoyantendants", créations dont personne n'oserait nier le caractère authentiquement "artistique".

Mais le véritable sens de ces exercices pratiques dont je vous propose ici quelques extraits videos n'est pas artistique mais thérapeutique.

Le but étant d'éviter la rigidité et l'immobilisme des créations académiques conférant à leur auteur (ou quelquefois à leur neveu) une qualité de "propriétaire" de cela même qui leur échappe lorsqu'il se retrouve en position d'auditeur fortuit.

 

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Je fais référence, vous l'avez compris au code de la "propriété intellectuelle" encore en cours chez les "Tetela"  , peuple du sud-est du bassin du fleuve Congo, dont l'organisation familiale attribue au neveu utérin une position ambigüe.

 

Je cite ici l'excellent ouvrage de Luc de Heusch:

  

"La transe et ses entours: la sorcellerie, l'amour fou, saint Jean de la Croix, etc…" publié aux "éditions Complexe" : 

« Dans cette société patrilinéaire, le neveu utérin est un partenaire privilégié de son oncle maternel.

Il le traite avec une désinvolture surprenante. Il peut s’emparer (modérément) de ses biens en son absence.

Il a la liberté de plaisanter familièrement avec la femme de son oncle maternel, qu’il appelle "ma femme".

Il peut même la recevoir en héritage à la mort de son mari, ou, à défaut, il a le droit de réclamer une part des biens laissés par le défunt »


....

 

 

Si je me permets cette courte digression ethnographique, c'est qu'il me semble important de préciser à mon neveu que je ne fait pas partie de la tribu des Tetela et que  ma femme ne comprend ni le Otetela (langue des Tetelas) ni la plaisanterie.

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Le fait qu'elle soit là au moment des faits ne constitue d'ailleurs pas une charge contre elle, l'alibi indéniable qu'elle nous a fourni dès les préliminaires de cette affaire l'a immédiatement disculpé puisque je ne suis pas marié.

 


 


Je reprends donc le cours de ce qui nous intéresse ici, à savoir les motivations profondes qui m'ont incité à publier ces pièces rares à mes propres frais et en ne réclamant aucun droit ni rétribution.

"Oui ! Madame, cela va peut-être vous surprendre mais les extraits videos que vous allez voir sur cette page (ou ne pas voir si vous avez plus de chance) sont entièrement gratuits et libres de droits."


La raison de cette inhabituelle générosité de la part de l'auteur est que ce n'est pas moi qui ai choisi la batterie comme instrument de thérapie.

C'est elle qui m'a choisie depuis le jour où elle vibra de plaisir sous les coups de ma baguette... (pardon, "MES" baguettes, j'en ai deux) sur sa peau ...Non, "SES" peaux (elle en a au moins quatre, la garce !!!)

 


Je lui dois d'ailleurs mon nom d'artiste "Cha-ba-da", expression empruntée à la  méthode musicale et rythmique de Jacques-Dalcroze que l'on peut traduire approximativement par "Encore-encore-encore !!!"

 


[Phonétiquement chez Jacques-Dalcroze , seules les voyelles sont associées à un son, les consonnes, toujours muettes, n'étant là que pour exprimer l'intensité et la durée de la note, prononcer donc :

"Ahh-AAAAAhhhhhh-AAAAAAHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!"

 

 

de sorte que le son émis par la vibration de ses peaux, à l'unisson des coups portés par mes baguettes nous donne:

"Chahh-BAAAAhhhhh-DAAAAAAHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!"

contracté en "Cha-Ba-Da" pour les commodités de l'écriture.]

 


Bref, où en étais-je ... ???  



 

... Hélas, depuis quelques années, ma "Tetelete" (Surnom affectueux que j'ai donné à ma batterie pour me faire pardonner du jour où ma baguette dans un élan amoureux un peu vif passa à travers la peau de sa grosse caisse - n'oublions pas que depuis quelques années, les dernières fouilles proctologiques de l'équipe de spéléologie du Professeur Zigzagsky et la découverte d'un ETRON fossile du neveu de l'empereur NANAKI III, daté du 15ème siècle avant Alphonse Allais semble attester l'Origine Tetela de "la batterie moderne" en tant qu'instrument de thérapie.)

 

 


 ... Depuis quelques années donc, ma Tetelete regrette son choix !!!

Motif: mes fréquentes crises de Narcolepsie post-coïtales proches de la "Syncope".

 

Mais "donner c'est donner" et "reprendre, c'est reprendre" comme nous l'avait très justement rappelé notre ex-Président-avorté de la raie-publique.

...  

 

Bref, comme l'avait prédit le célèbre producteur américain de concentré de tomate, Mr Campbells à l'époque où il se faisait passer pour Andy Vérole:

 

 « Dans le futur, chacun aura droit à ses 15 minutes de célébrité mondiale  ......

              ............. et sera définitivement oublié dans le quart d'heure suivant.».

 

Inutile donc de commenter ces éphémères chefs-d'oeuvres, le futur dont il est question ici étant déjà derrière nous,  les originaux de ces oeuvres dissonantes figurent déjà sur la liste d'attente du Crématorium du Musée de l'Art Mature entre la "Sérénade grotesque" de Maurice Ravel et "Les Mamelles de Tirésias" de Francis Poulenc.

 

Sans transition et pour conclure et satisfaire ma manie, une admirable citation de l'humoriste russe Fedor D.:

 

« Le soleil se lève; regardez-le: ne dirait-on pas qu'il est mort ? Tout est mort, il n'y a partout que des morts; l'homme est seul, autour de lui tout fait silence, voilà ce que c'est que la terre... Tout disparaîtra sans laisser traces ni souvenirs. »

 
 

Je vous fais grâce pour aujourd'hui de celle de Schopenhauer toute aussi hilarante de peur que vous ne preniez l'expression "mourrir de rire" au pied de la lettre !

 

 

_________________



PS: Pour les internautes de passage qui n'auraient pas respecté les clauses du règlement d'Overblog et qui se seraient frauduleusement introduits sur ce blog privé sans donner leurs numeros de Sécurité Sociale, de carte bancaire et leur tour de poitrine et qui par conséquent auraient quelques difficultés à saisir tout ce qui précède, je les invite à repérer le curseur en forme de flèche qui zigzague actuellement dans tous les sens sur l'écran de leur moniteur et à le positionner ici --------->
o

....Euh non, pardon là ----------> o

Le curseur une fois stabilisé, un petit coup sec de l'index sur le côté gauche de leur souris les dirigera vers un site ou ils trouveront sinon l'explication de ce texte, du moins la possibilité de quitter une fois pour toutes cette page, à la condition, bien entendu de ne pas l'avoir enregistrée dans ses favoris.


Merci et à la vôtre !!!

 

Et pour ceux qui sont arrivé jusqu'ici et qui ont tout lu et tout compris:



Les extraits videos:





 

(Je conseille vivement une écoute simultanée des cinq extraits pour mieux apprecier la polyphonie rythmique "sous-entendue" dans chaque extrait et puis surtout parce que vous perdrez moins de temps )

 


 

 

 

 





Exercice n°1
 

 




 
 
Exercice n°2

 




Exercice n°3
 



Exercice n°4

 






Exercice n°5

 

 

 

 

 

 Allez, une dernière pour la route lol:

 

"Tout comprendre, c'est tout mépriser"
Nitch.

 


Santé!

 

 

 

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T
<br /> J'adore ton style, mon Amphigouri favori. Je te relis pour mieux comprendre ce texte... fou mais pas fou du tout, ;)<br /> <br /> Plus tard, je vais faire taire le silence de mort qui règne tout autour de nous pour écouter tes vidéos et réchauffer ce soleil obscure dont parle Fédor. Parce que dans le fin fond, la vie n'est<br /> pas silencieuce, elle est musical. Il y a des harmonies comme des mauvaises notes dans le silence, comme dans le rire, comme dans le cri, comme dans la parole, comme dans le chant... comme dans<br /> l'esprit du temps, l'esprit des choses, l'esprit des hommes. <br /> <br /> Cha-Ba-Da ooh !!!! <br /> <br /> <br />
Répondre
<br /> C'est bien la 1ere fois qu'on m'appele "Amphigouri" lol.<br /> Le prochain article, je le rédige en "écriture automatique" façon "Dada" lol<br /> ...<br /> Je voulais pas la sortir mais au point où j'en suis lol: à propos de mon style, j'ai failli citer (encore !!! lol) Léo Ferré: "............Euh, finalement un lien suffira http://www.dailymotion.com/video/x916zp_leo-ferre-ton-style_music   !!!lol<br /> Avec tout le respect que je vous dois et l'assurance de ma parfaite considération, M'dame.lol<br /> Bises<br /> <br /> <br />
T
<br /> S'il fallait comprendre tout ce qu'on méprise. C'est pour cela que je préfère écouter.<br /> <br /> Je n'ai pas tout écouté cet article, je reviens à la charge bientôt, bientôt.<br /> <br /> Bisous mon t... d'a.<br /> <br /> <br />
Répondre
<br /> Moi non plus j'ai pas tout écouté, c'est vraiment insupportable ce bruit, je me<br /> demande comment font mes voisins lol.<br /> Bises et à bientôt<br /> <br /> <br />