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Apis

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Apis

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Symbole par excellence de l'animal viril, Apis, le taureau sacré, est associé dans la mythologie égyptienne à la fécondité et à la puissance.


Très populaire en Égypte, où il était honoré partout, il fut assimilé successivement aux plus grands dieux, Ptah et Rê.
 

 

À partir de la Basse Époque, il fut associé à Osiris, avant de se confondre, à l'époque gréco-romaine, avec Sérapis, honoré dans un temple funéraire de Saqqarah, près de Memphis, le serapeum.
 

 

Le dieu Apis se révèle sous la forme d'un taureau de chair et d'os : distingué parmi tous ses congénères, seul celui qui présente les caractéristiques physiques requises est admis à résider dans le temple de Ptah, à Memphis, pour y faire l'objet d'un culte.
 

 

À sa mort, on célèbre au plus vite sa renaissance, sous la forme d'un autre animal présentant les mêmes signes sacrés.

 

 

 

 

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Apis

Les prêtres identifient Apis parmi les taureaux


 

Le taureau Apis naît d'une génisse que Ptah, le dieu protecteur des artisans et des artistes, féconde de son feu céleste pour renaître à la vie.
 

Image vivante du dieu, le taureau élu à la mort de son prédécesseur est identifié par les prêtres grâce à vingt-neuf signes, dont pas un ne saurait faire défaut.
 

 

L'historien grec Hérodote en a cité les principaux : les poils de sa queue doivent être doubles, il doit porter sur le front un triangle blanc, sur le flanc droit un croissant de lune, sous la langue l'image d'un scarabée, et arborer sur son dos la figure d'un vautour aux ailes déployées.
 

 

Qu'un seul de ces signes vienne à manquer et l'animal est replongé dans l'anonymat de son troupeau natal...

 

 

 

 

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Le train de vie royal d'un animal divin
 

 

Le taureau élu est logé dans un temple (l'apéion), situé face à celui de Ptah, à Memphis, et nourri des mets les plus délicats.
 

 

Il fait l'objet des soins les plus attentifs de la part des prêtres qui veillent sur lui jour et nuit.
 

 

Il possède son propre harem et accueille à ses côtés sa mère.
 

 

Celle-ci, faisant également l'objet d'un culte pour avoir été fécondée par le dieu, est enterrée après sa mort dans l'enceinte sacrée du temple.
 

 

Chaque jour, curieux et badauds viennent assister aux ébats du taureau dans la cour du temple, contemplant avec une curiosité mêlée de respect cette réincarnation associant puissance divine et force animale.
 

 

Les oracles du taureau, qui se manifestent principalement lorsqu'on lui fait don d'une offrande, sont scrutés avec crainte et attention.
 

N'a-t-il pas, un jour, refusé la délicate nourriture que lui présentait Germanicus, comme s'il avait deviné la mort imminente de ce général romain ?

 

 

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Quand le taureau sacré vient à mourir
 

Du fait des pouvoirs qu'il détient, nul n'oserait abréger la vie du taureau sacré, même lorsque les effets de son âge se font sentir.
 

Par conséquent, les prêtres le laissent mourir de vieillesse.
 

 

 

Dans certains cas, cependant, on se résout à le noyer dans une fontaine, et les chroniques rapportent même que, du temps des Perses, les rois Cambyse et Ochus eurent chacun à leur tour l'audace de porter un coup fatal à l'animal divin.
 

 

Dès que la mort d'Apis est annoncée commencent les cérémonies funéraires, comparables à celles qui sont réservées aux humains.
 

 

Son corps et ses viscères, embaumés séparément pendant soixante-dix jours, sont ensuite transportés dans le temple de la vallée, situé au bord du Nil.
 

On les installe enfin dans leur dernière demeure, un temple attenant à la nécropole royale de Saqqarah, qui sera appelé par les Grecs le serapeum.

 

 

 

 

 

Masque doré d'une momie d'Apis retrouvée au Sérapéum de Saqqarah


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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